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CAN-2025 : Maroc – Zambie, deux équipes pour une seule option, la victoire – Par Hassan Zakariaa
Le retour possible, tant espéré, d’Achraf Hakimi constitue à ce titre un atout majeur, tant pour l’équilibre défensif que pour l’apport offensif sur le couloir droit (Photo AFP)
Par Hassan Zakariaa avec MAP et AFP
Après un début de parcours contrasté, les Lions de l’Atlas abordent la troisième et dernière journée du groupe A de la CAN-2025 avec une double exigence : rassurer leur public et confirmer leur statut de favoris. Opposé à une Zambie condamnée à gagner pour rester en vie, le Maroc joue bien plus qu’une place en tête de groupe. À Rabat, ce duel s’annonce comme un révélateur du niveau réel et de la solidité mentale de la sélection nationale.
Un nul qui a changé la dynamique
Le match nul concédé face au Mali a marqué un coup d’arrêt inattendu dans la trajectoire marocaine. En tenant en échec les Lions de l’Atlas, les Aigles maliens ont mis fin à une série impressionnante de dix-neuf victoires consécutives. Au-delà du score, cette rencontre a révélé certaines fragilités dans l’animation offensive et la gestion des temps faibles, là où le public attendait une démonstration d’autorité.
Ce résultat n’a toutefois pas remis en cause la position du Maroc en tête du groupe A. Avec quatre points, les Lions conservent leur destin entre leurs mains. Une victoire face à la Zambie leur garantirait la première place et une entrée plus confortable dans la phase à élimination directe. Mais le contenu du jeu sera scruté avec autant d’attention que le résultat brut.
Rabat, un rendez-vous sous pression
Au Stade Prince Moulay Abdellah, l’attente est forte. Le public de Rabat espère voir une équipe conquérante, capable d’imposer son rythme et d’assumer pleinement son statut de pays hôte. Pour Walid Regragui, l’enjeu est clair : montrer que le Maroc a tiré les enseignements du match face au Mali et qu’il reste sur la trajectoire d’un candidat sérieux au titre.
Le sélectionneur national a insisté sur la continuité du projet et la nécessité de garder le cap. L’objectif affiché reste la première place du groupe, mais aussi la montée en puissance progressive de l’équipe. Le retour possible d’Achraf Hakimi constitue à ce titre un atout majeur, tant pour l’équilibre défensif que pour l’apport offensif sur le couloir droit. Sa présence, même partielle, pourrait changer le visage du Maroc.
La Zambie dos au mur
En face, la Zambie n’a plus le droit à l’erreur. Avec deux points en deux matchs, après des nuls face au Mali et aux Comores, les Chipolopolos sont contraints de jouer leur va-tout. Une victoire est la seule option pour espérer une qualification directe en huitièmes de finale, sans dépendre de calculs complexes.
Cette situation confère à la Zambie un statut d’adversaire dangereux. Libérés de toute pression liée au favori, les Zambiens aborderont cette rencontre avec une détermination totale. Leur sélectionneur, Moses Sichone, a clairement affiché ses intentions : jouer pour gagner, malgré la difficulté de la tâche face au pays hôte et meilleure équipe du groupe sur le papier.
Une bataille de mentalités
Le discours zambien insiste sur l’état d’esprit. Pour Sichone, la clé réside dans la gestion du match et la capacité de ses joueurs à exprimer leurs qualités sans complexe. La Zambie mise sur une approche combative, un engagement total dans les duels et une concentration de chaque instant pour perturber le jeu marocain.
Fashion Sakala, l’un des cadres de l’équipe, a souligné la confiance qui anime le groupe. Convaincu que la Zambie dispose de joueurs capables de faire la différence, il a insisté sur la nécessité de rester discipliné et réaliste. Face à un Maroc soutenu par son public, la moindre erreur pourrait être fatale, mais la moindre ouverture pourrait aussi relancer complètement le scénario du groupe.
Des précédents favorables au Maroc
L’histoire récente plaide en faveur des Lions de l’Atlas. Lors de la précédente CAN, le Maroc s’était déjà imposé face à la Zambie lors de la troisième journée de la phase de groupes. Les deux sélections se sont également affrontées dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2026, avec deux succès marocains à la clé, à l’aller comme au retour.
Ces références donnent un avantage psychologique au Maroc, mais Regragui sait que les statistiques ne gagnent pas les matchs. Chaque compétition a sa vérité, et la Zambie actuelle, encore invaincue dans ce tournoi, a prouvé sa capacité à résister et à fermer le jeu.
Un groupe A encore ouvert
Derrière le Maroc, le suspense reste entier. Le Mali et la Zambie suivent avec deux points chacun, tandis que les Comores ferment la marche avec un point. L’autre rencontre de la journée, entre le Mali et les Comores à Casablanca, pèsera lourd dans le dénouement final du groupe.
Dans ce contexte, le Maroc ne peut se contenter de calculer. Une victoire lui offrirait la sérénité, mais une prestation convaincante renforcerait surtout la confiance collective avant les huitièmes de finale. À l’inverse, un nouveau match mitigé pourrait alimenter les doutes et exposer l’équipe à une pression accrue dans la suite du tournoi.
Un test grandeur nature pour les Lions
Ce Maroc-Zambie dépasse le simple cadre d’un match de groupe. Il s’agit d’un test de maturité, de constance et de capacité à répondre présent lorsque l’attente est maximale. Pour les Lions de l’Atlas, il est temps de joindre les actes au statut, de rassurer le public et de rappeler que le nul face au Mali n’était qu’un accident de parcours.
Face à une Zambie joueuse et sans complexe, le Maroc est attendu sur son intensité, sa créativité et sa solidité défensive. À Rabat, la CAN-2025 entre dans une phase où chaque détail compte. Et pour les Lions, cette dernière journée du groupe A pourrait bien marquer le véritable départ de leur tournoi.