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CAN-2025 : Hakimi en chef d’orchestre, le Maroc force par Diaz le verrou tanzanien et poursuit sa route
L'attaquant marocain n°10 Brahim Diaz marque le premier but de son équipe lors du match de huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) entre le Maroc et la Tanzanie au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, le 4 janvier 2026. (Photo de SEBASTIEN BOZON / AFP)
Quid avec MAP et AFP
Solide sans être flamboyant, patient sans paniquer, le Maroc a validé son billet pour les quarts de finale de la CAN-2025 en s’imposant face à une accrocheuse Tanzanie (1-0), dimanche à Rabat. Emmenés par un Achraf Hakimi enfin titularisé et un Brahim Diaz toujours aussi décisif, les Lions de l’Atlas ont conjuré leurs vieux démons et confirmé leur statut de prétendant au sacre continental.
Une entame sous tension et des souvenirs pesants
Pour ce premier match à élimination directe de “sa” Coupe d’Afrique des nations, le Maroc savait qu’il jouait autant contre la Tanzanie que contre son propre passé. Depuis 2017, les Lions de l’Atlas avaient souvent trébuché dans les moments couperets, et l’élimination prématurée lors de la CAN-2023 restait dans toutes les mémoires. Dès la 3e minute, ces craintes ont resurgi lorsque Saimon Msuva s’est présenté seul face au but vide, manquant de peu l’ouverture du score. Un avertissement sans frais, mais lourd de sens.
Hakimi de retour, le tempo change
Walid Regragui avait fait un choix fort en titularisant d’entrée Achraf Hakimi, ménagé jusque-là en raison d’une cheville encore fragile. Le latéral du PSG a immédiatement apporté de la percussion, de la largeur et une énergie nouvelle sur le flanc droit. Avec lui, le Maroc a progressivement confisqué le ballon, dépassant les 70 % de possession, tout en peinant à trouver la faille face à un bloc tanzanien dense et discipliné.
Une domination stérile, une Tanzanie dangereuse
Malgré une maîtrise territoriale évidente, les occasions franches tardaient à venir. Neil El Aynaoui tentait sa chance de loin, Ayoub El Kaabi pesait dans la surface, mais la finition manquait de précision. À l’inverse, la Tanzanie, fidèle à son plan, exploitait la moindre transition rapide. En début de seconde période, Alphonce Msanga frôlait à son tour le but, rappelant que le match restait dangereux pour des Marocains encore sous pression.
Brahim Diaz, l’efficacité au bon moment
À force d’insister, le verrou a fini par céder. À la 64e minute, Brahim Diaz, trouvé dans la surface, a profité d’un léger manque de fermeté du gardien tanzanien pour inscrire l’unique but de la rencontre. Un geste clinique, symbole de la maturité grandissante de l’attaquant du Real Madrid, désormais meilleur buteur du tournoi avec quatre réalisations. Plus qu’un but, une délivrance collective.
Une fin de match sous contrôle… ou presque
Après l’ouverture du score, le rythme est retombé. Le Maroc a géré, parfois trop prudemment, laissant planer un léger doute jusqu’au bout. La Tanzanie a cru obtenir un penalty dans le temps additionnel pour un contact litigieux impliquant Adam Masina, sans que l’arbitre ne fasse appel à la vidéo. Un frisson de plus dans une soirée déjà chargée émotionnellement.
Cap sur les quarts, avec des incertitudes
Cette qualification permet aux Lions de l’Atlas de se projeter vers un quart de finale face à l’Afrique du Sud ou au Cameroun. Mais tout n’est pas parfait. L’état de santé d’Azzedine Ounahi, aperçu en béquilles, inquiète un staff déjà confronté à des choix délicats dans l’entrejeu. Pour autant, ce succès étriqué mais maîtrisé envoie un message clair : le Maroc sait désormais gagner sans briller, qualité indispensable pour aller au bout.