CAN 2025 : Un round up des Fan Zone, fébrile et enfin libérées

CAN 2025 : Un round up des Fan Zone, fébrile et enfin libérées

A Marrakech,très vite, la célébration a débordé dans l’espace public. À Guéliz, notamment autour de la place du 16 Novembre, les klaxons ont résonné et les supporters ont envahi les artères principales, drapeaux aux fenêtres et téléphones levés pour immortaliser l’instant.

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À l’heure où le Maroc accueille la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le football dépasse largement le cadre du sport pour devenir un fait social total. Des heures précédant le match inaugural jusqu’aux premières célébrations de la victoire, le Royaume tout entier s’est mis au diapason des Lions de l’Atlas. Dans les grandes métropoles comme dans les villes du Sud et de l’Oriental, dans les fan zones officielles comme dans les cafés de quartier, une même ferveur s’est exprimée, mêlant attente, tension, joie et soulagement. Ce dossier raconte, à travers plusieurs territoires, comment la CAN s’est installée dans le quotidien des Marocains et comment la victoire inaugurale face aux Comores a cristallisé un sentiment national partagé, fait d’espoir, d’unité et de confiance dans l’avenir du tournoi.

Marrakech, l’attente fébrile avant le grand départ

À Marrakech, les heures précédant le coup d’envoi du match inaugural de la CAN 2025 ont été marquées par une tension palpable. Dans la cité ocre, les conversations se sont figées autour d’un seul sujet : l’entrée en lice des Lions de l’Atlas face aux Comores. Dans les cafés de la médina, à Guéliz ou à Sidi Youssef Ben Ali, les supporters, métamorphosés en sélectionneur,  ont débattu passionément des choix tactiques, de la composition probable de l’équipe et du rôle des cadres appelés à faire la différence. Dès l’après-midi, les établissements ont affiché complet, certains clients ayant réservé leur place bien à l’avance. Les rues, inhabituellement calmes, donnaient l’impression d’une ville suspendue dans l’attente.

Le soulagement après la pression

Le coup de sifflet final a libéré une tension accumulée depuis des jours. La victoire face aux Comores a provoqué un profond soulagement parmi les supporters, conscients de l’importance symbolique de ce premier résultat. À Bab Jdid, la fan zone a explosé de joie à chaque but, tandis que dans les cafés et restaurants de la ville, embrassades et chants ont remplacé l’attente anxieuse. Très vite, la célébration a débordé dans l’espace public. À Guéliz, notamment autour de la place du 16 Novembre, les klaxons ont résonné et les supporters ont envahi les artères principales, drapeaux aux fenêtres et téléphones levés pour immortaliser l’instant. Cette liesse, à la fois spontanée et ordonnée, a traduit la confiance retrouvée dans le groupe national et dans sa capacité à assumer la pression d’un tournoi organisé à domicile. Pour beaucoup, cette victoire n’était pas seulement un résultat sportif, mais la confirmation que le Maroc avait réussi son entrée dans une CAN placée sous le signe de l’exigence et de l’ambition.

Fès, la victoire célébrée sous la pluie

À Fès, la victoire du Maroc a été vécue comme un moment de communion populaire. Rassemblés autour de la fan zone installée près du Jardin botanique, les supporters ont suivi la rencontre dans des conditions météorologiques difficiles, mais sans jamais perdre leur enthousiasme. La pluie persistante n’a pas découragé la foule, bien au contraire. Parapluies ouverts, drapeaux brandis, chants repris à l’unisson, l’ambiance est restée électrique jusqu’au coup de sifflet final. Les enfants, particulièrement nombreux, ont apporté une touche de spontanéité et de joie à la célébration, courant entre les rangées et imitant les gestes de leurs idoles. Lorsque le Maroc a scellé sa victoire, la fan zone s’est transformée en scène de liesse, où les applaudissements et les cris de joie ont réchauffé l’atmosphère. Dans les quartiers environnants, les cafés ont prolongé la fête bien après la fin du match. Pour de nombreux supporters, ce succès inaugural a été perçu comme un signal positif pour la suite de la compétition, renforçant l’espoir d’un parcours abouti des Lions de l’Atlas sur leurs terres.

Casablanca, métropole africaine en fête

À Casablanca, la CAN s’est vécue comme une immersion panafricaine. Dans les ruelles de Bab Marrakech, les étals décorés de drapeaux africains, les chants et les senteurs venues d’ailleurs ont donné à la ville des airs de carrefour continental. Coiffeuses, commerçants et habitants ont partagé le même sentiment de fierté, celui d’accueillir l’Afrique dans toute sa diversité. Dans l’ancienne médina comme dans les quartiers plus modernes, les cafés ont été pris d’assaut, les maillots de clubs laissant place aux couleurs nationales. Sur la Corniche, la fan zone officielle a attiré des milliers de personnes malgré la pluie, offrant un cadre spectaculaire face à l’Atlantique. Plus loin, dans les quartiers d’affaires et les centres d’appels, des écrans improvisés ont permis aux travailleurs de suivre le match, preuve que la CAN s’est invitée jusque dans les espaces les plus inattendus. Après les buts marocains, la ville entière a vibré, des artères du centre aux quartiers populaires, dans une célébration à la hauteur de son statut de capitale économique et culturelle.

Guelmim et Tan-Tan, la ferveur du Sud

Dans le Sud marocain, à Guelmim et Tan-Tan, la victoire des Lions de l’Atlas a été célébrée avec une ferveur tout aussi intense. Sur les places publiques d’Al-Qassam et de Bir Anzaran, des fan zones équipées d’écrans géants ont rassemblé un public nombreux, venu en famille partager ce moment. Bien avant le coup d’envoi, les supporters ont afflué, drapés des couleurs nationales, chantant et scandant des slogans de soutien. Les cafés des deux villes ont également connu une affluence exceptionnelle, devenant des lieux de rassemblement et d’échange. À la fin du match, les rues se sont animées de cris de joie et d’applaudissements, traduisant une fierté collective. Pour les habitants, cette victoire inaugurale a renforcé le sentiment d’appartenance à un événement national et continental, illustrant la place pleine et entière du Sud dans la dynamique de la CAN 2025.

Laâyoune, immersion et unité africaine

À Laâyoune, la CAN a pris des allures de festival mêlant sport, culture et divertissement. L’inauguration de la fan zone, accompagnée d’un spectacle de drones lumineux et de concerts, a offert un avant-goût festif avant même le coup d’envoi. Les supporters, rassemblés sur la place Al Mechouar et dans les cafés avoisinants, ont suivi le match dans une ambiance chaleureuse et intergénérationnelle. Parallèlement, une grande parade festive a parcouru les boulevards de la ville, mêlant musiques marocaines, sonorités africaines et performances artistiques. Cette déambulation a symbolisé l’unité des peuples africains autour du football, renforçant le caractère fédérateur de la compétition. À Laâyoune, la CAN 2025 s’annonce comme un mois de célébrations continues, où chaque rencontre devient un prétexte au partage et à la convivialité.

Oujda, la passion bon enfant de l’Oriental

À Oujda, la fan zone installée près du Stade d’honneur s’est imposée comme un lieu de rassemblement populaire dès les premières heures de la soirée. Supporters de tous âges ont afflué dans une ambiance bon enfant, ponctuée de chants et de slogans à la gloire des Lions de l’Atlas. Les cafés de la ville, préparés pour l’événement, ont eux aussi accueilli un public nombreux, transformant la rencontre en fête collective. Lorsque le Maroc a scellé sa victoire, l’euphorie a gagné la fan zone et les rues avoisinantes, illustrant l’attachement profond de la ville à l’équipe nationale. À Oujda, comme ailleurs, cette première victoire a été vécue comme un moment fondateur, annonçant une CAN placée sous le signe de l’unité et de la passion partagée.

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