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CAN Maroc-2025: les 8ès de finale entre tactique, puissance et vieilles rivalités
Le milieu de terrain marocain n° 13 Eliesse Ben Seghir - Le Maroc, pays hôte, ouvrira son huitième dimanche au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat face à la Tanzanie, mais garde dans un coin de la tête un tableau où les cadors de l’Ouest africain se dressent comme des obstacles naturels sur la route du titre (Photo AFP)
Avec la fin de la phase de groupes, la CAN Maroc-2025 entre dans sa zone de vérité. Programmés du 3 au 6 janvier, les huitièmes de finale dessinent un tableau dense, nourri de vieilles rivalités et d’oppositions de styles entre rigueur tactique, puissance athlétique et héritages continentaux. Entre sélections arabes rompues aux joutes internationales et poids lourds d’Afrique de l’Ouest et du Centre, cette phase à élimination directe s’annonce comme un révélateur des équilibres réels du football africain.
Rabat - La phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations (Maroc-2025) bouclée, les huitièmes de finale, programmés du 3 au 6 janvier, offrent un tableau dense, chargé d’histoire et de rivalités. Au cœur de cette phase à élimination directe se dessine un fil conducteur: le choc récurrent entre les sélections arabes et les poids lourds de l’Afrique de l’Ouest. Sur les huit affiches, plusieurs oppositions rappellent combien la CAN reste le « Old Trafford » de rivalités profondes.
Le Maroc, pays hôte, ouvrira son huitième dimanche au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat face à la Tanzanie, mais garde dans un coin de la tête un tableau où les cadors de l’Ouest africain se dressent comme des obstacles naturels sur la route du titre. À domicile, les Lions de l’Atlas savent qu’il faudra, tôt ou tard, se mesurer à cette Afrique de l’Ouest conquérante, qui a remporté quatre des six dernières éditions de la CAN.
Le Mali–Tunisie, samedi soir à Casablanca, oppose deux Nations avec une historique riche en confrontations directes. Les Aigles du Mali en quête de leur premier sacre seront appelés à se défaire d’une Tunisie expérimentée, titrée à domicile en 2004 et souvent difficile à manœuvrer dans les matches couperets.
Même parfum de confrontation entre styles lundi à Agadir, lorsque l’Égypte, septuple championne d’Afrique mais en disette depuis 2010, défiera le Bénin, outsider décomplexé, porté par une génération sans complexe face aux géants du continent.
Le choc le plus attendu se jouera mardi à Rabat entre l’Algérie et la République démocratique du Congo. D’un côté, des Fennecs à la recherche de rédemption après des dernières éditions frustrantes, de l’autre, une RDC athlétique et ambitieuse, incarnation de cette Afrique centrale et occidentale qui ne craint aucun adversaire. Un duel intense, où la maîtrise tactique algérienne devra répondre à la puissance et à la verticalité congolaises.
En filigrane, ces confrontations racontent une CAN à double visage. Les sélections arabes, Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, s’appuient sur des blocs structurés, une expérience accumulée en Coupes du monde et une maîtrise croissante du tempo. Face à elles, les nations d’Afrique de l’Ouest, Sénégal, Mali, Nigeria, Côte d’Ivoire, imposent leur densité athlétique, leur vitesse et une capacité à faire basculer un match en quelques minutes.
Par ailleurs, c’est le Sénégal qui ouvrira le bal des huitièmes en affrontant le Soudan au grand stade de Tanger. Si les coéquipiers de Sadio Mané restent ultra-favoris, les Soudanais peuvent compter sur leur grinta et sur une certaine chance qui les a poussés à ce tour sans même marquer le moindre but.
Le choc Cameroun-Afrique du Sud (Stade Al Madina-Rabat) s’annonce également alléchant et indécis au même titre que le duel entre la Côte d’Ivoire, tenante du titre et le Burkina Faso (Grand Stade de Marrakech).
Pour sa part, le Nigeria part largement favori lorsqu’il affrontera le Mozambique qui a signé sa première victoire dans l’histoire de la CAN face au Gabon. Ainsi, les huitièmes marquent l’entrée dans une CAN de vérité, où chaque duel entre Nord et Ouest africain dépasse le simple cadre du football. Une bataille d’identités, de styles et d’histoires, pour une place dans les quarts de finale… et bien plus encore. (Quid avec MAP)