Sport
CAN Maroc-2025 : un parcours de référence qui a redéfini les standards du football africain – Par Hassan Zakariaa
De G à D : Ptrice Motesepe, président de la CAF, Gianni Infantino président de la FIFA, et Fouzi Lekjaa, président de la FRMF
Par Hassan Zakariaa avec MAP
Au-delà du spectacle sportif, la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 restera comme un tournant majeur dans l’histoire du football continental. Entre un parcours solide des Lions de l’Atlas, une organisation saluée unanimement et des infrastructures de niveau mondial, le Royaume a transformé cette édition en vitrine de l’excellence africaine, au point d’être qualifiée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, comme « la meilleure de toutes les CAN », précisant : la qualité des infrastructures, des stades, des centres d’entraînement, du réseau de transport et de l’offre hôtelière, estimant que le Maroc avait placé la barre à un niveau inédit. Pour le président de la CAF, cette réussite démontre que le développement des infrastructures constitue un pilier central du progrès du football africain
Un Maroc solide et constant tout au long du tournoi
Sur le terrain, le parcours du Maroc a été marqué par la régularité et la maîtrise collective. Dès la phase de groupes, les Lions de l’Atlas ont affiché un équilibre tactique remarquable, combinant solidité défensive, pressing intelligent et transitions rapides. L’équipe nationale a su imposer son tempo face à des adversaires exigeants, confirmant sa maturité acquise lors des précédentes compétitions internationales.
Au fil des matchs, le collectif marocain a gagné en assurance. Les automatismes se sont affinés, la gestion des temps faibles s’est améliorée et les leaders du vestiaire ont pleinement assumé leur rôle. Cette progression constante a permis au Maroc d’aborder les phases à élimination directe avec sérénité et confiance, porté par un public acquis à sa cause.
Les matchs couperets, épreuve de caractère
Les rencontres à élimination directe ont constitué le véritable test de caractère pour la sélection marocaine. Chaque match s’est joué sur des détails, dans une atmosphère électrique et sous une pression populaire intense. Le Maroc a su répondre présent, faisant preuve de discipline, de patience et de lucidité dans les moments clés.
La demi-finale, disputée dans un stade Prince Moulay Abdellah en fusion, a symbolisé cette capacité à gérer les grandes soirées africaines. Face à une sélection nigériane redoutable, les Lions de l’Atlas ont livré une bataille tactique et physique de haut niveau, avant de s’imposer lors de la séance des tirs au but. Un moment fort, à la fois sportif et émotionnel, qui a scellé la qualification pour la finale et marqué durablement les esprits.
Une finale sous haute intensité
Opposé au Sénégal en finale, le Maroc a conclu son parcours par une affiche de prestige entre deux géants du football africain. Ce duel a incarné le niveau élevé atteint par la compétition, avec un engagement total, une intensité permanente et une qualité de jeu saluée par les observateurs. Quelle que soit l’issue, cette finale a confirmé la place du Maroc parmi les nations de référence du continent.
Une organisation saluée à l’unanimité
Au-delà du rectangle vert, l’édition marocaine a été unanimement reconnue pour son excellence organisationnelle. Patrice Motsepe a souligné la qualité des infrastructures, des stades, des centres d’entraînement, du réseau de transport et de l’offre hôtelière, estimant que le Maroc avait placé la barre à un niveau inédit. Pour le président de la CAF, cette réussite démontre que le développement des infrastructures constitue un pilier central du progrès du football africain.
Motsepe a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de bâtir des bases solides afin d’atteindre le plus haut niveau mondial, appelant à une répartition équilibrée de l’organisation des futures CAN entre les différentes régions du continent, à condition de respecter les standards requis.
Le modèle marocain inspire déjà l’Afrique
L’impact de la CAN Maroc-2025 dépasse largement les frontières du Royaume. Le président de la Fédération kényane de football, Hussein Mohammed, a salué un « succès à tous les niveaux », estimant que le Maroc a établi une nouvelle norme pour les pays hôtes. En visite à Rabat dans le cadre des préparatifs de la CAN 2027, coorganisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, la délégation kényane est venue s’imprégner de l’expérience marocaine afin d’en reproduire les meilleures pratiques.
Selon Hussein Mohammed, le Maroc a livré « l’une des plus belles leçons du football africain », tant sur le plan organisationnel que sportif. Il a souligné que la qualité globale du tournoi a permis aux équipes participantes d’évoluer dans des conditions optimales, favorisant des performances de haut niveau et une image positive du football africain à l’échelle internationale.
Une vision continentale tournée vers l’avenir
Cette CAN a également servi de plateforme pour projeter l’avenir du football africain. Patrice Motsepe a confirmé la tenue de la Ligue des Nations africaines en 2029, une compétition réunissant les 54 pays du continent dans un format zonal, avec une phase finale entre les vainqueurs de région. L’objectif affiché est de renforcer la compétitivité africaine tout en garantissant la présence des meilleurs joueurs grâce à une programmation durant les fenêtres internationales de la FIFA.
Le président de la CAF a par ailleurs défendu l’idée d’une CAN organisée tous les quatre ans, estimant que cette périodicité servirait les intérêts du football africain et permettrait une meilleure planification à long terme.
Un héritage durable pour le football marocain
Pour le Maroc, la CAN 2025 représente bien plus qu’un événement sportif réussi. Elle constitue un héritage structurel, organisationnel et symbolique. Le parcours des Lions de l’Atlas, combiné à la réussite logistique du tournoi, renforce la crédibilité du Royaume comme hub sportif continental et acteur majeur de l’organisation des grandes compétitions internationales.
Cette édition a également consolidé le lien entre l’équipe nationale et son public, dans une communion rare entre stades, fan zones et cafés, rappelant que le football demeure un puissant vecteur d’unité nationale et de rayonnement international.