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Finale de la CAN 2025 : un sacre sénégalais au cœur d’une controverse majeure
Le Prince Moulay Rachid console le défenseur marocain n° 2 Achraf Hakimi, héroïque malgré sa sérieuse blessure avec le PSG français, sous le regard du président de la FIFA Gianni Infantino lors de la remise des prix à l'issue de la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le 18 janvier 2026. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 après prolongation) dimanche à Rabat, restera durablement marquée par une séquence de désordre ayant profondément perturbé le cours du match. En cause, la contestation par les joueurs sénégalais d’un penalty accordé au Maroc après recours à la VAR, pourtant consécutif à une faute avérée dans la surface de réparation. Dès sa qualification à la finale, le sélectionneur sénégalais a commencé à installer la tension qui va finir par aboutir à ce que le journal spécialisé français l’Équipe qualifie de Chaos.
UNE FINALE MAÎTRISÉE AVANT LA RUPTURE
Jusqu’aux dernières minutes du temps réglementaire, la rencontre se déroule dans un cadre globalement maîtrisé. Le Maroc impose le jeu, contrôle la possession et installe progressivement la pression dans le camp adverse. Le Sénégal, fidèle à son plan, défend bas et mise sur la rigueur collective.
Les occasions sont peu nombreuses, mais l’initiative reste marocaine, dans un stade acquis à la cause des Lions de l’Atlas. À l’approche du temps additionnel, la finale semble se diriger vers une prolongation disputée sur des bases sportives claires.
LA VAR CONFIRME LA FAUTE, LE MATCH DÉRAILLE
Le tournant intervient lorsqu’une action litigieuse dans la surface sénégalaise est examinée par la VAR. Après visionnage, l’arbitre confirme une faute caractérisée et accorde logiquement un penalty au Maroc, conformément aux règles en vigueur.
Cette décision provoque une réaction immédiate et disproportionnée de la part des joueurs sénégalais. Contestations répétées, attroupements, refus de reprendre le jeu, puis sortie collective du terrain : la finale bascule alors dans une situation de désordre inédit à ce niveau de compétition.
UN ACTE EN CONTRADICTION AVEC LE RÈGLEMENT DE LA CAF
La séquence pose une question réglementaire majeure. On sait qu’un joueur qui conteste une décision de l’arbitre est passible d’un carton jaune. Là on a été plus loin. Selon les textes de la Confédération africaine de football, le fait pour une équipe de quitter volontairement le terrain sans autorisation de l’arbitre peut être assimilé à un forfait.
Malgré cette disposition claire, le match reprend après une longue interruption, sans sanction sportive immédiate. Une décision qui alimente, après coup, de nombreuses interrogations sur l’application uniforme des règlements dans une finale continentale.
UN PENALTY MANQUÉ, MAIS UNE DYNAMIQUE BRISÉE
Après de longues minutes de tension, le penalty est finalement tiré par le Maroc et manqué. Mais l’impact psychologique de la séquence est déjà profond. La dynamique du match est rompue, le rythme cassé, la concentration altérée.
La prolongation s’ouvre dans un climat pesant, où le Maroc peine à retrouver l’élan qui était le sien avant l’interruption. Les Lions de l’Atlas se sont laissés déstabiliser.
LA PROLONGATION ET LE DÉNOUEMENT SPORTIF
Profitant de ce contexte, le Sénégal parvient à faire la différence en début de prolongation sur une action isolée, inscrivant l’unique but du match. Les champions d’Afrique gèrent ensuite leur avance avec solidité jusqu’au coup de sifflet final.
Si le résultat est acté sur le terrain, le scénario global laisse un sentiment d’inachevé, tant les conditions de jeu ont été altérées par des événements extérieurs au strict affrontement sportif.
UNE FINALE QUI INTERPELLE
Au-delà du sacre sénégalais, cette finale interroge sur la gestion des moments de crise, le respect des décisions arbitrales validées par la VAR et l’application effective des règlements de la CAF dans les matchs à très fort enjeu.
Pour le Maroc, l’issue sportive ne saurait occulter une séquence centrale qui a profondément influencé le déroulement de la rencontre et qui continuera d’alimenter le débat bien au-delà du coup de sifflet final.