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Il était une fois les Mondial(s) : résurrection de Ronaldo et coup d boule de Zidane
9 juillet 2006, le milieu de terrain Zinedine Zidane (à gauche) donne un coup de tête au défenseur italien Marco Materazzi lors de la finale de la Coupe du monde de football 2006, perdue par les Français sur penaltys à l'Italie à la France au stade olympique de Berlin. (Photo de JOHN MACDOUGALL / AFP)
Quid avec MAP
Des exploits de Ronaldo au Mondial 2002 au dénouement dramatique de la finale 2006 entre la France et l’Italie, plusieurs Coupes du monde ont marqué durablement l’histoire du football. À l’approche du Mondial 2026 organisé en Amérique du Nord, les grandes nations historiques se préparent à écrire un nouveau chapitre d’une compétition devenue planétaire.
2002 : le Mondial de l’ouverture asiatique et du retour de Ronaldo

L'attaquant brésilien Ronaldo (à gauche) marque le premier but tandis que le gardien allemand Oliver Kahn (à droite) tente d'arrêter le ballon, le 30 juin 2002 à Yokohama, au Japon, lors de la finale de la Coupe du monde de football 2002 opposant le Brésil à l'Allemagne. (Photo de PATRICK HERTZOG / AFP)
La Coupe du monde 2002 reste une édition particulière dans l’histoire du football. Organisée conjointement par la Corée du Sud et le Japon, elle constitue une double première : jamais auparavant le tournoi n’avait été disputé en Asie, ni coorganisé par deux pays.
Cette édition symbolise alors l’expansion mondiale du football et la volonté de la FIFA d’ouvrir la compétition à de nouveaux territoires. L’événement est également marqué par de nombreuses surprises sportives qui bouleversent la hiérarchie traditionnelle.
Plusieurs grandes sélections quittent prématurément le tournoi, tandis que des équipes inattendues réalisent des parcours remarqués. La Corée du Sud, soutenue par son public et dirigée par le technicien néerlandais Guus Hiddink, atteint les demi-finales après avoir éliminé successivement l’Italie et l’Espagne. Ce parcours historique provoque un immense enthousiasme dans le pays, même si certaines décisions arbitrales suscitent de vives polémiques.
Mais le grand symbole de cette Coupe du monde reste le retour de Ronaldo. Victime de graves blessures au genou à la fin des années 1990, l’attaquant brésilien arrive en Asie avec de nombreuses interrogations autour de son état physique.
Le tournoi devient pourtant celui de sa renaissance. Dès les premiers matchs, Ronaldo retrouve son efficacité devant le but. Aux côtés de Rivaldo et Ronaldinho, il conduit le Brésil vers une campagne parfaite.
La Seleção remporte tous ses matchs jusqu’à la finale et affiche un football offensif particulièrement efficace. En demi-finale, le Brésil élimine la Turquie avant de retrouver l’Allemagne à Yokohama.
Face à une équipe allemande solide, Ronaldo fait basculer la rencontre en seconde période en inscrivant deux buts. Le Brésil s’impose 2-0 et décroche un cinquième titre mondial, un record qui reste inégalé.
Avec huit réalisations, Ronaldo termine meilleur buteur du tournoi et devient l’image forte de cette édition. Son retour au plus haut niveau après plusieurs années de blessures marque durablement les mémoires.
2006 : Zidane entre grandeur et chute brutale

Moment de gloire pour Zinedine Zidane observant la scène après avoir marqué un but pour son équipe, le 12 juillet, au Stade de France à Saint-Denis, près de Paris, lors de la finale de la Coupe du monde de football 1998 opposant le Brésil à la France. La France accroche enfin sa première étoile (PHOTO AFP)
Quatre ans plus tard, la Coupe du monde 2006 en Allemagne offre un scénario totalement différent, dominé par la dernière aventure internationale de Zinédine Zidane.
Le tournoi débute difficilement pour la France, mais les Bleus montent progressivement en puissance lors des matchs à élimination directe. Portée par un Zidane retrouvé, l’équipe élimine l’Espagne, puis le Brésil et enfin le Portugal.
À 34 ans, le meneur de jeu français impressionne par sa maîtrise technique et son influence sur le jeu. Son match contre le Brésil en quart de finale reste l’une des performances les plus marquantes de sa carrière internationale.
En face, l’Italie construit son parcours autour d’une organisation défensive solide menée par Fabio Cannavaro. La Squadra Azzurra élimine l’Allemagne en demi-finale après un match intense disputé jusqu’aux prolongations.
La finale, disputée à Berlin, devient rapidement l’un des matchs les plus célèbres de l’histoire du football. Zidane ouvre le score dès les premières minutes sur un penalty tenté en “panenka”. L’Italie égalise ensuite grâce à Marco Materazzi.
Le match reste équilibré jusqu’aux prolongations. C’est alors qu’intervient l’épisode qui marquera durablement cette finale. Après un échange verbal avec Materazzi, Zidane lui assène un coup de tête. L’arbitre expulse immédiatement le capitaine français.
Cette scène met brutalement fin à la carrière internationale de l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Réduite à dix, la France résiste jusqu’à la séance des tirs au but, mais l’Italie s’impose finalement et remporte son quatrième titre mondial.
Malgré cette sortie controversée, Zidane conserve une place majeure dans l’histoire du football mondial. La France lui doit sa première coupe du Monde à domicile en 1998 face au Brésil. Quant à l’Italie, elle confirme une nouvelle fois sa capacité à briller dans les grands rendez-vous.
Les records de victoires et la constance des grandes nations
Au fil des éditions, certains joueurs ont accumulé les victoires en Coupe du monde au point d’entrer dans les livres d’histoire. Ces statistiques traduisent souvent la longévité des carrières mais aussi la régularité des grandes sélections nationales.
L’Allemand Miroslav Klose détient le record avec 17 victoires en phase finale de Coupe du monde. Meilleur buteur de l’histoire du tournoi, il symbolise la constance de l’Allemagne sur plusieurs générations.
Derrière lui figurent le Brésilien Cafu et l’Argentin Lionel Messi avec 16 succès chacun. Cafu reste notamment le seul joueur à avoir disputé trois finales consécutives entre 1994 et 2002.
Plusieurs autres grands noms comptent 15 victoires, parmi lesquels Ronaldo Nazário, Lothar Matthäus, Philipp Lahm ou Bastian Schweinsteiger.
Avec 14 victoires apparaissent également Franz Beckenbauer, Paolo Maldini, Hugo Lloris, Antoine Griezmann ou Olivier Giroud.
Ces chiffres illustrent la domination durable de certaines nations comme l’Allemagne, le Brésil, l’Italie, la France ou l’Argentine dans l’histoire du Mondial.
2026 : les anciens champions à la conquête d’une nouvelle étoile
La Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, ouvrira une nouvelle page avec un format élargi à 48 équipes.
Les anciennes puissances du football mondial y arriveront avec des ambitions élevées. Le Brésil cherchera à mettre fin à plus de vingt ans sans titre mondial depuis son sacre de 2002.
L’Argentine tentera de défendre le trophée remporté au Qatar en 2022 grâce à une génération portée par la dynamique de son dernier succès.
L’Allemagne espère retrouver son rang après plusieurs campagnes décevantes, tandis que la France abordera la compétition parmi les principaux favoris après sa finale disputée au Qatar.
L’Espagne veut renouer avec les sommets grâce à une nouvelle génération technique, alors que l’Angleterre nourrit de fortes ambitions après plusieurs parcours solides dans les grandes compétitions récentes.
Il faudra aussi compter avec la France qui court derrière un troisième étoile et Didier Deschamps qui veut sa deuxième en tant qu’entraineur.
L’Uruguay, double champion du monde, reste également un adversaire respecté malgré l’émergence de nouvelles nations.
Ce Mondial nord-américain s’annonce ainsi comme un nouveau choc entre les grandes traditions du football mondial, dans une compétition appelée à battre de nouveaux records d’audience et de participation.