Maroc 2025, une CAN pour l’Afrique : organisation, listes de joueurs, ferveur diasporique et diplomatie sportive

Maroc 2025, une CAN pour l’Afrique : organisation, listes de joueurs, ferveur diasporique et diplomatie sportive

La CAN-2025 n’est pas seulement un événement sportif national, mais une célébration africaine partagée. Fouzi lekjaa a insisté sur la vision globale qui guide la préparation du tournoi, en parfaite conformité avec les orientations royales qui placent la coopération continentale, l’intégration régionale et les solidarités africaines au cœur de la démarche marocaine

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À moins de trois semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Maroc affiche une mobilisation sans précédent. Des préparatifs institutionnels aux campagnes de communication locales, de la diplomatie sportive portée par la Fédération Royale Marocaine de Football au lien tissé avec la diaspora africaine, l’édition 2025 s’affirme déjà comme un tournant dans l’histoire du football continental. Le Royaume veut offrir la meilleure CAN jamais organisée, un succès qui, selon Fouzi Lekjaa, sera celui de toute l’Afrique.

Un projet continental porté depuis Rabat

Lors d’une rencontre avec les ambassadeurs africains accrédités au Maroc au Complexe Mohammed VI de football, Fouzi Lekjaa a livré un message clair : la CAN-2025 n’est pas seulement un événement sportif national, mais une célébration africaine partagée. Le président de la Fédération Royale Marocaine de Football et du Comité d’organisation local a insisté sur la vision globale qui guide la préparation du tournoi, en parfaite conformité avec les orientations du Roi Mohammed VI. Celles-ci placent la coopération continentale, l’intégration régionale et les solidarités africaines au cœur de la démarche marocaine.

Devant les représentants diplomatiques, Fouzi Lekjaa a détaillé les chantiers engagés : modernisation des infrastructures, coordination sécuritaire, organisation logistique et dispositifs d’accueil. Il a annoncé la création d’une cellule dédiée à la communication entre le comité marocain et les missions diplomatiques africaines afin de faciliter les procédures de déplacement, d’hébergement et d’assistance aux équipes. Pour Lekjaa, l’objectif est simple : faire de cette CAN un modèle d’organisation, non pour la gloire d’un pays, mais pour l’ensemble du continent.

Les ambassadeurs africains ont répondu à cette ambition par un message unanime de confiance. Ils ont salué la convergence des institutions marocaines, la qualité des infrastructures, la mobilisation locale et nationale, ainsi que la volonté constante du Royaume d’œuvrer pour une CAN qui incarne une nouvelle manière d’organiser les grands événements africains. À leurs yeux, le Maroc est en mesure d’offrir une édition qui marquera durablement les standards du football continental.

Agadir, vitrine renouvelée de la fête du football

Au-delà de Rabat, les villes hôtes se préparent chacune à projeter une identité forte. À Agadir, troisième pôle du tournoi, la communication autour de la CAN a été dévoilée avec éclat. La capitale du Souss, profondément transformée ces derniers mois par des chantiers structurants, entend profiter de l’événement pour mettre en lumière ses atouts touristiques, son dynamisme économique et son patrimoine amazigh.

Un colloque organisé par les autorités régionales a permis de présenter un film promotionnel retraçant les paysages, les infrastructures hôtelières et sportives et les perspectives de développement de la ville et de sa région. Un clip dédié à la culture amazighe a également été projeté, rappelant que la CAN est aussi l’occasion d’exposer l’identité plurielle du Maroc. Plusieurs animations culturelles, artistiques et sportives seront organisées dans les différents quartiers de la ville du 3 au 7 décembre.

Cette campagne porte un slogan qui résume l’ambition régionale : De la Coupe d’Afrique des Nations à la Coupe du Monde… Agadir au cœur de l’événement sportif. La ville participera en effet à l’organisation du Mondial 2030, un double rendez-vous qui doit consacrer Agadir comme un pôle sportif et touristique d’envergure.

Le Wali de la région, Said Amzazi, a insisté sur l’ampleur de la mobilisation locale, soulignant que les transformations observées sont le fruit de la haute sollicitude royale. Pour sa part, Karim Achangli, président du Conseil régional, a rappelé la confiance placée dans Agadir et Souss-Massa, rendue possible par l’essor de ses infrastructures et la qualité de son hospitalité. Tous deux ont appelé citoyens, acteurs économiques et société civile à s’associer à la réussite de l’événement, rappelant que l’image du Maroc dépend autant des chantiers que de la culture de l’accueil.

Une soirée d’hommage a également mis en lumière plusieurs figures du football régional et national, ainsi que les ultras du Hassania d’Agadir, qui ont exprimé leur engagement à faire vibrer les tribunes du stade Adrar et les fans zones tout au long du tournoi.

Des ajustements internationaux pour soutenir l’événement

À l’échelle internationale, la FIFA a annoncé une mesure importante : la mise à disposition obligatoire des joueurs débutera exceptionnellement le 15 décembre, soit sept jours plus tard que la règle habituelle. Cette décision, inspirée du modèle mis en place lors de la Coupe du Monde 2022, fait suite à des consultations menées avec la CAF et les clubs concernés afin de limiter les perturbations dans les calendriers compétitifs.

La FIFA encourage par ailleurs des discussions bilatérales entre clubs et fédérations pour résoudre les situations particulières, tout en se réservant le rôle de médiateur en cas de litige. Elle tiendra compte de paramètres tels que l’état des compétitions, la charge de travail des joueurs et l’importance des rencontres en question. Cette approche flexible vise à garantir un équilibre entre la préparation optimale des équipes africaines et le respect des engagements sportifs des clubs.

L’annonce sécurise les sélections engagées, dont certaines affichent déjà leurs ambitions. Après le Cameroun, la RD Congo et l’Afrique du Sud, c’est le cas de l’Égypte, sept fois championne d’Afrique, qui a dévoilé une liste puissante, menée par Mohamed Salah, toujours considéré comme l’un des principaux atouts du tournoi. Le sélectionneur Hossam Hassan a fait le choix d’un groupe équilibré, combinant expérience et jeunes talents issus de la ligue locale et de clubs européens.

La liste de 28 joueurs comprend notamment les cadres Mohamed El-Shennawy, Ahmed Fattouh, Mahmoud Trezeguet et Omar Marmoush, ainsi que des profils émergents censés apporter intensité et créativité. L’absence notable de Mohamed Abdelmonem, blessé, constitue cependant un défi pour la défense égyptienne. Après un stage ouvert au Caire, les Pharaons affronteront le Nigeria en amical le 14 décembre avant de rejoindre le Maroc pour finaliser leur préparation. Leur entrée en lice est prévue face au Zimbabwe, dans un groupe qui comprend également l’Afrique du Sud et l’Angola.

Un trophée en tournée, une diaspora galvanisée

À quelques semaines de la compétition, la CAF a lancé un Diaspora Tour destiné à rapprocher les Africains d’Europe de la CAN organisée au Maroc. Après Londres, le trophée a fait escale à Paris, où il a été présenté lors d’une soirée organisée au Palais de Tokyo. L’événement, riche en couleurs et en symboles, a réuni joueurs, artistes, journalistes, dirigeants sportifs et membres de la diaspora africaine.

Pour les organisateurs, le Diaspora Tour est bien plus qu’un geste promotionnel. Il se veut un pont entre le continent et ses diasporas, un espace où s’exprime une identité partagée, nourrie par la passion du football et l’héritage des légendes africaines. Les discours ont mis en valeur l’énergie du continent, la créativité de ses communautés et la dynamique d’un sport devenu vecteur de fierté collective.

Le trophée, dévoilé sous les acclamations, a cristallisé cette émotion. Pour Omar Khyari, conseiller du président de la FRMF, la mobilisation observée à Londres comme à Paris illustre la portée de la CAN-2025. Conformément à la Vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc prépare ce qu’il considère comme la meilleure édition de l’histoire de la compétition. Une ambition renforcée par la qualité exceptionnelle des infrastructures, saluée notamment par le journaliste Hervé Penot du quotidien L’Équipe, convaincu que le Maroc offre toutes les garanties d’une organisation modèle.

Vers une CAN charnière pour le football africain

L’ensemble de ces signaux convergent vers une même réalité : la CAN 2025 sera un moment charnière. Le Maroc, qui a investi depuis deux décennies dans ses infrastructures sportives et dans la formation, aborde cet événement comme une vitrine d’excellence et comme une opportunité de consolider son statut de hub continental du football.

L’édition s’annonce ambitieuse, portée par un appareil institutionnel solide, des villes hôtes engagées, un soutien international coordonné, une diaspora investie et des sélections déterminées. Plus qu’un tournoi, la CAN 2025 se présente comme un chapitre majeur dans la transformation du football africain, un moment où l’organisation, l’image, la compétitivité et l’unité continentale se rejoignent.

La CAN 2025 entre dans chaque foyer britannique

Pour la première fois, tous les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations seront diffusés gratuitement au Royaume-Uni grâce à un accord inédit entre la CAF et Channel 4. L’accord fait de Channel 4 le diffuseur exclusif d’un tournoi suivi pour ses stars, dont le Marocain Noussair Mazraoui. Les 52 matchs prévus dans neuf stades marocains seront accessibles en direct sur l’ensemble des plateformes du groupe.

À Salé comme à Agadir, à Paris comme au Caire, à Londres comme à Pretoria, un même sentiment émerge : celui d’un continent qui se prépare à vivre un événement historique.

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