Sport
Mondial-2026 : le Maroc confirme son rang face au Brésil
Le défenseur marocain n° 2, Achraf Hakimi, dribble le défenseur brésilien n° 16, Douglas Santos, lors du match de football de la Coupe du monde 2026 du groupe C opposant le Brésil au Maroc, au New York/New Jersey Stadium d'East Rutherford, le 13 juin 2026. (Photo : CHARLY TRIBALLEAU / AFP)
Quid avec envoyés spéciaux de MAP
Le Maroc a confirmé pour son entrée en lice au Mondial-2026 en tenant en échec le Brésil (1-1) au MetLife Stadium de New Jersey. Entre les regrets assumés de Mohamed Ouahbi, la confiance affichée par Achraf Hakimi, les hommages rendus par Carlo Ancelotti et les éloges de la presse internationale, les Lions de l’Atlas ont confirmé que leur parcours historique de 2022 n’était pas une exception mais l’expression d’une nouvelle réalité du football mondial. Et bien au-delà du terrain du MetLife Stadium de New Jersey, la rencontre a donné lieu à une démonstration spectaculaire de soutien populaire au Maroc et dans le monde.
Une performance qui laisse un goût d’inachevé

L'attaquant marocain n° 09 Soufiane Rahimi et le défenseur brésilien n° 03 Gabriel Magalhaes lors du match de football de la Coupe du monde 2026, dans le groupe C, opposant le Brésil au Maroc au New York/New Jersey Stadium d'East Rutherford, le 13 juin 2026. (PhotoCHARLY TRIBALLEAU / AFP)
Pour son entrée en lice dans le Mondial-2026, le Maroc a livré une prestation de très haut niveau face au Brésil (1-1) au MetLife Stadium de New Jersey. Portés par un Ismaël Saibari inspiré, auteur d’un but somptueux, et par l’excellente performance du jeune Ayyoub Bouaddi dans l’entrejeu, les Lions de l’Atlas ont longtemps dominé la Seleção, confirmant leurs ambitions dans une compétition où ils entendent jouer les premiers rôles.

Le défenseur marocain n° 2 Achraf Hakimi et l'attaquant brésilien n° 7 Vinicius Junior lors du match de football de la Coupe du monde 2026, dans le groupe C, opposant le Brésil au Maroc au New York/New Jersey Stadium d'East Rutherford, le 13 juin 2026. (Photo Mauro PIMENTEL / AFP)
Le nul décroché face au Brésil a été accueilli avec un mélange de satisfaction et de frustration dans le camp marocain. Satisfait du contenu proposé, le sélectionneur Mohamed Ouahbi n’a cependant pas caché que ses joueurs avaient les moyens de faire mieux.
Face à l’un des favoris du tournoi, les Lions de l’Atlas ont affiché une maîtrise collective remarquable durant de longues séquences, particulièrement en première période. Organisés, agressifs dans le pressing et précis dans les transitions, ils ont souvent pris le dessus sur une Seleção en difficulté.
« C’était un beau match. Nous avons bien joué », a résumé le technicien marocain après la rencontre. Mais derrière cette satisfaction se cachait aussi le sentiment qu’une victoire était envisageable.
Ouahbi a notamment souligné la capacité de son équipe à imposer son rythme, à trouver de la profondeur et à perturber les circuits habituels du jeu brésilien. Selon lui, la principale marge de progression réside désormais dans la capacité à gérer les temps forts jusqu’au coup de sifflet final.
Malgré ce léger regret, le sélectionneur a tenu à défendre l’état d’esprit de son groupe. Dans le vestiaire, personne ne considérait le résultat comme une déception. Au contraire, les joueurs étaient conscients d’avoir réalisé une prestation de haut niveau tout en mesurant qu’ils avaient encore les moyens d’élever leur rendement.
Le technicien a également salué plusieurs performances individuelles, notamment celles du jeune Ayyoub Bouaddi et de Neil El Aynaoui. Il a aussi rassuré sur l’état de santé du gardien Yassine Bounou, touché à l’épaule sans gravité.
Hakimi avait annoncé les ambitions marocaines
Avant même le coup d’envoi, Achraf Hakimi avait donné le ton. Le capitaine marocain n’avait pas caché ses ambitions, affirmant que les Lions de l’Atlas étaient déterminés à réaliser « quelque chose de grand » lors de cette Coupe du monde.
Conscient de la qualité offensive du Brésil, le défenseur du Paris Saint-Germain avait insisté sur la nécessité d’un engagement collectif total. Pour lui, seule une équipe soudée et disciplinée pouvait rivaliser avec les meilleures sélections de la planète.
Les événements lui ont donné raison. Le Maroc a démontré sur le terrain une remarquable cohésion, combinant discipline tactique, solidarité défensive et ambition offensive.
Hakimi avait également rejeté toute idée de complexe face au quintuple champion du monde. Selon lui, les Lions disposent eux aussi de joueurs capables de faire la différence et de rivaliser avec les plus grandes stars de la compétition.
Interrogé sur les comparaisons avec l’équipe demi-finaliste du Mondial-2022, le capitaine a reconnu certaines différences tout en rappelant que les principes fondamentaux demeurent les mêmes : humilité, concentration et progression match après match.
Le latéral marocain avait enfin souligné l’importance de l’acclimatation aux conditions américaines, un travail entrepris plusieurs jours avant l’entrée en compétition afin de permettre au groupe d’aborder ce rendez-vous dans les meilleures dispositions.
Ancelotti reconnaît les mérites des Lions de l’Atlas
Dans le camp adverse, Carlo Ancelotti n’a pas cherché à minimiser la performance marocaine. Le sélectionneur brésilien a reconnu que son équipe avait été mise en difficulté par un adversaire de très haut niveau.
L’entraîneur italien a notamment admis que la première période avait été largement à l’avantage des Marocains. Plus agressifs dans les duels, mieux organisés dans la récupération et plus inspirés dans l’utilisation du ballon, les Lions ont longtemps dicté le rythme de la rencontre.
Ancelotti a néanmoins salué la réaction de ses joueurs après la pause, période durant laquelle la Seleção est parvenue à équilibrer davantage les débats.
Pour le technicien italien, le résultat final reflète fidèlement la physionomie générale de la rencontre. Ni victoire imméritée pour l’une des deux équipes, ni sentiment d’injustice pour l’autre : le nul récompense deux formations qui ont livré une bataille intense et équilibrée.
Cette analyse rejoint celle de nombreux observateurs brésiliens. Dans les rues de Brasilia, les supporters auriverde ont exprimé leur frustration de voir leur sélection privée de victoire, mais aussi leur admiration pour la qualité du jeu marocain.
Plusieurs témoignages recueillis après la rencontre ont mis en avant l’organisation tactique des Lions, leur maîtrise technique et leur capacité à fermer les espaces. Beaucoup ont estimé que le Maroc avait parfois donné l’impression de contrôler les événements face à une équipe brésilienne pourtant riche en talents offensifs.
Au-delà du résultat, une conviction semble désormais largement partagée au Brésil : le Maroc n’est plus une surprise. Il appartient désormais au cercle restreint des nations que personne n’ose sous-estimer.
La presse internationale consacre le nouveau statut du Maroc
Les réactions médiatiques à travers le monde ont confirmé cette impression.
Au Royaume-Uni, plusieurs grands médias ont salué ce qu’ils considèrent comme l’entrée définitive du Maroc dans l’élite mondiale. Les analyses ont insisté sur la continuité entre l’exploit historique du Qatar en 2022 et les performances actuelles des Lions de l’Atlas.
Pour de nombreux observateurs britanniques, le Maroc ne vit plus sur le souvenir d’une épopée exceptionnelle. Il s’est transformé en puissance durable du football international.
Les médias ont particulièrement souligné la capacité des Marocains à imposer leur style face à l’un des favoris du tournoi, ainsi que leur maturité tactique et leur confiance dans les grands rendez-vous.
L’une des révélations de cette rencontre reste sans conteste Ayyoub Bouaddi. Âgé de seulement 18 ans, le milieu de terrain a impressionné par sa maîtrise technique, sa vision du jeu et son sang-froid. Plusieurs journaux britanniques et français l’ont présenté comme l’une des futures stars de la compétition.
En France également, les commentaires ont été particulièrement élogieux. Les médias ont évoqué un Maroc séduisant, dominateur par moments et capable d’asphyxier le Brésil grâce à un pressing intense et une remarquable qualité collective.
La prestation de Bouaddi a suscité un enthousiasme particulier. Décrit comme un joueur évoluant avec une maturité bien supérieure à son âge, le jeune milieu a marqué les esprits par son activité, sa qualité de relance et son influence dans les duels.
Les analyses françaises ont également insisté sur la richesse de l’effectif marocain, capable de conjuguer l’expérience de cadres confirmés et l’émergence d’une nouvelle génération prometteuse.
Au terme de cette première journée, le Maroc n’a certes récolté qu’un point. Mais au-delà du classement, les Lions de l’Atlas ont envoyé un message clair à leurs concurrents : ils possèdent les armes pour rivaliser avec les meilleures nations du monde et nourrissent des ambitions légitimes dans cette Coupe du monde 2026.
Une marée rouge et verte porte les Lions de l’Atlas à travers le monde
Les Lions soutenus par une mobilisation mondiale
Bien au-delà du terrain du MetLife Stadium de New Jersey, la rencontre entre le Maroc et le Brésil a donné lieu à une démonstration spectaculaire de soutien populaire. Dans les gradins comme dans les fan zones, les supporters marocains ont répondu présents en nombre pour accompagner les hommes de Mohamed Ouahbi lors de leur entrée en lice dans la Coupe du monde 2026.
À East Rutherford, où plus de 80.000 spectateurs avaient pris place, les couleurs rouge et verte ont largement marqué le paysage. Face à l’impressionnante présence des supporters brésiliens, les fans marocains ont fait entendre leur voix durant toute la rencontre à travers chants, encouragements et slogans devenus emblématiques du football national.
Nombre d’entre eux avaient effectué le déplacement depuis le Maroc, mais aussi depuis les États-Unis, le Canada, l’Europe, l’Afrique ou encore le Moyen-Orient. Tous partageaient la même volonté : vivre un rendez-vous historique face à l’une des plus prestigieuses sélections du football mondial.
Dans les rues de New York et du New Jersey voisin, les rassemblements se sont multipliés avant et après la rencontre. Les chants « Dima Maghrib », « Allez les Lions » ou encore le célèbre « Sir Sir » ont résonné dans plusieurs quartiers où s’étaient regroupés les supporters marocains.
À Harrison, dans le New Jersey, la retransmission du match sur écrans géants au Sports Illustrated Stadium a transformé les lieux en véritable annexe du stade principal. Les encouragements n’ont jamais cessé, illustrant la confiance des supporters dans les capacités de leur équipe à rivaliser avec le Brésil.
De Washington à Bruxelles, la diaspora répond présente
La mobilisation a également gagné la capitale américaine. Au National Mall de Washington, une importante « watch party » a réuni des centaines de Marocains venus suivre ensemble l’une des affiches les plus attendues du premier tour.
L’ambiance n’était guère différente à Astoria, dans le Queens, quartier qui accueille une importante communauté marocaine. Pendant plus de 90 minutes, hommes, femmes et enfants ont vibré au rythme des actions des Lions de l’Atlas, dans une atmosphère mêlant patriotisme, fierté et espoir.
Au coup de sifflet final, malgré l’absence de victoire, la satisfaction dominait. Les supporters ont célébré la prestation de leur équipe comme la confirmation d’un statut désormais acquis parmi les grandes nations du football.
La même ferveur s’est manifestée à Bruxelles. Dans les cafés et établissements fréquentés par la communauté marocaine, les écrans étaient pris d’assaut plusieurs heures avant le début de la rencontre. Malgré un horaire tardif, les supporters ont répondu présents en masse pour soutenir la sélection nationale.
Drapés dans les couleurs du Royaume, ils ont suivi chaque action avec passion, transformant la nuit bruxelloise en une véritable fête du football marocain. Les discussions, les pronostics et les chants ont animé les lieux jusqu’au terme de cette confrontation de prestige.
À Paris également, plusieurs centaines de Marocains se sont réunis à la Fondation Maison du Maroc pour vivre ensemble ce rendez-vous mondial. Étudiants, familles et membres de la diaspora ont partagé un moment de communion autour de leur équipe nationale.
Pour beaucoup, la soirée dépassait largement le cadre sportif. Elle constituait une occasion de renforcer les liens avec le pays d’origine et d’exprimer un sentiment d’appartenance particulièrement fort.
Le Maroc célèbre ses Lions dans une ambiance festive
Au Royaume, la rencontre a également suscité un enthousiasme exceptionnel.
À Casablanca, les supporters ont convergé en grand nombre vers les espaces aménagés pour suivre le match, notamment la fan zone mise en place par l’opérateur Inwi. Plusieurs heures avant le coup d’envoi, les lieux affichaient déjà complet.
Vêtus de maillots rouges et arborant les couleurs nationales, les supporters ont créé une ambiance festive qui a accompagné chaque temps fort de la rencontre. Le nul obtenu face au Brésil a été accueilli comme un résultat encourageant pour la suite de la compétition.
Dans la métropole économique, Dar America a également accueilli une soirée spéciale réunissant Marocains et Américains autour de cette affiche prestigieuse. L’événement, organisé dans le cadre des célébrations marquant les 250 ans des relations maroco-américaines, a illustré la dimension fédératrice du football.
À Oujda, la mobilisation populaire a transformé la ville en véritable capitale du football le temps d’une soirée. Cafés, restaurants et espaces publics ont rapidement affiché complet, tandis que les drapeaux marocains dominaient les principales artères.
L’enthousiasme était palpable bien avant le coup d’envoi. Les habitants ont suivi la rencontre dans une atmosphère d’attente et d’espoir, convaincus que les Lions de l’Atlas pouvaient réaliser un résultat face à la Seleção.
Fès, Marrakech et tout un pays porté par l’espoir
Dans la région Fès-Meknès, le coup de sifflet final a donné lieu à des scènes de joie spontanées. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour célébrer la performance des hommes de Mohamed Ouahbi.
À Fès, la place Bab Boujloud, transformée pour l’occasion en fan zone, est devenue le centre d’une grande fête populaire. Chants, klaxons, youyous et drapeaux ont accompagné les célébrations jusque tard dans la nuit.
Les habitants ont particulièrement salué la qualité du jeu proposé par les Lions de l’Atlas, ainsi que la prestation remarquable d’Ayyoub Bouaddi et d’Ismaël Saibari, symboles d’une nouvelle génération ambitieuse et talentueuse.
Des scènes similaires ont été observées à Meknès, Taza, Sefrou et Ifrane, où les principaux axes urbains ont vu défiler des cortèges de véhicules décorés aux couleurs nationales.
À Marrakech enfin, l’approche de la rencontre avait déjà suscité une forte mobilisation populaire. Dans les cafés, les places publiques et les espaces de rassemblement, un seul sujet dominait les conversations : les chances du Maroc face au Brésil.
Le résultat final n’a fait que renforcer la confiance des supporters. Après avoir atteint les demi-finales du Mondial-2022, les Lions de l’Atlas ont montré qu’ils étaient désormais capables de rivaliser durablement avec les plus grandes puissances du football mondial.