Sport
Mondial 2026 : Mondial 2026 : Argentine, Angleterre, Portugal et Sénégal, en quête de confirmation
L'attaquant argentin n° 10, Lionel Messi (à droite), marque le deuxième but de son équipe lors de la demi-finale de la Copa América 2024 de la CONMEBOL opposant l'Argentine au Canada au MetLife Stadium, à East Rutherford, dans le New Jersey, le 9 juillet 2024. (Photo AFP)
Quid avec MAP
À Moins d’un mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, plusieurs sélections affinent leurs ambitions dans une compétition élargie à 48 équipes. Entre les favoris historiques, les outsiders africains, les nouveaux venus asiatiques et les nations en quête de confirmation, le tournoi s’annonce comme l’un des plus ouverts de l’histoire récente du football mondial.
Des groupes où rien n’est joué d’avance
Le tirage au sort a dessiné plusieurs groupes particulièrement disputés. Dans le groupe L, l’Angleterre apparaît comme la favorite naturelle grâce à la profondeur de son effectif et à sa régularité dans les grandes compétitions. Toutefois, la Croatie, forte de son expérience mondiale et de sa culture tactique, demeure un adversaire redoutable capable de rivaliser avec les meilleures sélections.
Le Ghana nourrit également de réelles ambitions. Portés par leur puissance athlétique et leur capacité à se projeter rapidement vers l’avant, les Black Stars espèrent retrouver les sommets atteints lors de leurs meilleures campagnes mondiales. Le Panama, de son côté, tentera de déjouer les pronostics grâce à son organisation collective.
Dans le groupe K, le Portugal part avec un léger avantage sur le papier. Cependant, la Colombie, la République démocratique du Congo et l’Ouzbékistan disposent toutes d’arguments susceptibles de bouleverser la hiérarchie annoncée. Cette configuration pourrait donner lieu à l’une des luttes les plus serrées du premier tour.
L’Argentine sous le poids de son statut
Championne du monde en titre, l’Argentine abordera le rendez-vous nord-américain avec un statut prestigieux mais exigeant. Depuis son sacre au Qatar en 2022, l’Albiceleste a confirmé sa domination en remportant également la Copa América 2024. Désormais, elle n’est plus l’équipe qui surprend, mais celle que tout le monde cherche à battre.
Sous la direction de Lionel Scaloni, la sélection argentine a trouvé un équilibre remarquable entre expérience, discipline collective et qualité technique. Cette stabilité constitue l’un de ses principaux atouts.
L’attention se portera également sur Lionel Messi, qui pourrait disputer à 39 ans sa dernière Coupe du monde. Toutefois, contrairement à 2022, l’Argentine ne repose plus exclusivement sur son génie offensif. Elle dispose désormais d’un collectif capable de maintenir un haut niveau de performance même en l’absence de sa star historique.
Le défi sera autant psychologique que sportif. L’histoire montre que conserver un titre mondial demeure l’un des exercices les plus difficiles du football international.
L’Afrique entre confirmation et nouvelles ambitions

L'attaquant sénégalais n° 10, Sadio Mané, lors du match de qualification pour la Coupe du monde de la FIFA 2026 opposant le Sénégal à la Mauritanie au Stade Abdoulaye Wade, à Diamniadio, le 14 octobre 2025. (Photo AFP)
Parmi les sélections africaines, le Sénégal apparaît comme l’une des équipes les plus attendues. Pour leur quatrième participation mondiale, les Lions de la Téranga visent un nouveau cap après avoir consolidé leur statut parmi les meilleures nations du continent.
Sous la conduite de Pape Thiaw, le Sénégal s’appuie sur un mélange d’expérience et de renouvellement. Des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Édouard Mendy encadrent une génération plus jeune portée notamment par Ismaïla Sarr et Nicolas Jackson. Le groupe I, qui comprend également la France, la Norvège et l’Irak, promet des confrontations particulièrement relevées.

Les joueurs et le staff technique de la République démocratique du Congo célèbrent leur victoire et leur qualification pour la Coupe du monde le 31 mars 2026. (Photo AFP)
La République démocratique du Congo nourrit elle aussi de légitimes espoirs dans le groupe K. Dotée de joueurs puissants et rapides, elle pourrait créer la surprise si elle parvient à maintenir la discipline tactique nécessaire face à des adversaires expérimentés.
L’Autriche et les nouveaux venus veulent bousculer la hiérarchie
L’Autriche se présente comme l’une des équipes les plus structurées du tournoi. Sous la direction de Ralf Rangnick, la sélection a développé un football fondé sur le pressing, la discipline collective et les transitions rapides. L’expérience de joueurs tels que David Alaba ou Marko Arnautovic renforce encore les ambitions autrichiennes.
Parallèlement, plusieurs nations découvriront pour la première fois la scène mondiale avec de grandes ambitions. La Jordanie, portée par les progrès réalisés ces dernières années et par une génération talentueuse, espère transformer sa première participation en vitrine du développement de son football. Placés dans un groupe relevé avec l’Argentine, l’Algérie et l’Autriche, les Jordaniens comptent sur leur esprit combatif pour créer la surprise.
L’Ouzbékistan, également novice à ce niveau, arrive avec une confiance bâtie sur plusieurs années d’investissement dans la formation et les infrastructures. Autour du défenseur Abdukodir Khusanov et sous la direction de Fabio Cannavaro, les « Loups Blancs » espèrent démontrer que leur qualification n’est pas un accident mais le résultat d’une progression méthodique.
L’Irak, enfin, effectue son retour sur la scène mondiale après quatre décennies d’absence. Les Lions de Mésopotamie veulent dépasser le simple objectif de participation et marquer durablement les esprits grâce à une génération désireuse d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football irakien.
À travers ces trajectoires diverses, la Coupe du monde 2026 apparaît déjà comme un tournoi de transition et de renouvellement. Entre les géants du football mondial, les sélections africaines ambitieuses et les nouveaux venus décidés à s’affirmer, l’édition nord-américaine pourrait bien redessiner certaines hiérarchies établies du football international.