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Mondial-2026: le Maroc, séduisant, fait jeu égal face le quintuple champion du monde
L'attaquant brésilien n° 11, Raphinha par terre, résigné, lors du match de football de la Coupe du monde 2026, dans le groupe C, opposant le Brésil au Maroc au New York/New Jersey Stadium d'East Rutherford, le 13 juin 2026. (Photo TIMOTHY A. CLARY / AFP)
À East Rutherford, dans le New Jersey, le Maroc et le Brésil se sont neutralisés (1-1), samedi, lors du choc du groupe C de la Coupe du monde 2026. Portés par une prestation séduisante et ambitieuse, les Lions de l’Atlas ont tenu tête à la Seleçao dans un MetLife Stadium plein à craquer, confirmant leur statut de prétendant sérieux à une place en phase finale.

La doute sur les visages des supportrices brésiliennes qui regardent la retransmission en direct du match de football de la Coupe du monde 2026 opposant le Brésil au Maroc dans un bar de Brasilia, le 13 juin 2026. (Photo Evaristo Sa / AFP)
East Rutherford, États-Unis - Le Maroc, demi-finaliste surprise en 2022, a tenu en échec le Brésil (1-1) qui devra hausser son niveau de jeu s'il veut remporter une sixième étoile au Mondial-2026, samedi dans un Metlife Stadium comble à East Rutherford, en banlieue de New York (80.663 spectateurs).
Les Marocains, séduisants dès l'entame, ont ouvert le score par le milieu offensif Ismael Saibari (21e), avant que l'attaquant Vinicius Jr n'égalise (32e) pour des Brésiliens qui ont su réagir et mieux maîtriser les débats en seconde période sans toutefois parvenir à forcer la décision.

Le milieu de terrain marocain n° 24, Neil El Aynaoui, face l'attaquant brésilien n° 09, Matheus Cunha lors du match de football de la Coupe du monde 2026, dans le groupe C, opposant le Brésil au Maroc au New York/New Jersey Stadium à East Rutherford, le 13 juin 2026. (Photo de CHARLY TRIBALLEAU / AFP)
Lors de la prochaine journée du groupe C le 20 juin, la Seleçao devra profiter de son match contre le Petit Poucet Haïti pour soigner sa différence de but, tandis que le Maroc se frottera à l'Ecosse.
Ce match au sommet entre les deux favoris du groupe était aussi la première rencontre de Coupe du monde pour les deux sélectionneurs.
Pour l'occasion, Mohamad Ouahbi lancé dans le grand bain le jeune milieu Ayyoub Bouaddi (18 ans), qui a choisi seulement fin mai de représenter le Maroc après avoir joué avec la France chez les jeunes.
Et les Lions de l'Atlas ont rapidement dominé une charnière défensive brésilienne fragile, à l'image de l'arrière droit Roger Ibanez, préféré à Danilo, et du latéral gauche Douglas Santos, titularisés par Carlos Ancelotti.
Eclairs d'inspiration
Sous une forte chaleur (30° au coup d'envoi), les Marocains ont ouvert le score sur une belle combinaison initiée par Noussayr Mazraoui, qui a trouvé Brahim Diaz au rond-point central. Le meneur de jeu a lancé Saibari en profondeur qui a battu Alisson d'un lob (21e).
"Quand nous avons encaissé le but, notre façon de jouer est devenue beaucoup plus compliquée," a admis Vinicius Jr, après-coup, à la télévision brésilienne.
Mais c'est bien lui, qui a remis les siens dans le coup en marquant un but comme il en réussit beaucoup au Real Madrid. Excentré côté gauche, il a repiqué très rapidement dans l'axe et a décoché une frappe lourde du droit (32e). De quoi être désigné joueur du match.
Le jeu brésilien a ensuite eu quelques éclairs d'inspiration, à l'image de la volée acrobatique de Paqueta, obligeant le gardien adverse Yassine Bounou à se détendre (45e).
Après la mi-temps, le jeu des Marocains a un peu perdu en fluidité et les meilleures occasions sont venues du Brésil par Raphinha (66e, 79e).
Dans le temps additionnel, le buteur du FC Barcelone a encore raté une grosse occasion en frappant sur Bounou (90e+2). Mais ce sont les Marocains qui ont failli réaliser de renvoyer les Brésiliens aux vestiaires sur une défaire, Alisson devant faire un double arrêt devant Neil el-Aynaoui et Ayoub Mimouni (90e+9).
"Le début du chemin"
Mohamed Ouahbi s'est dit "très fier" de ses joueurs "parce qu’ils ont été audacieux, ils ont osé conserver la maîtrise du ballon et maintenir le pressing (...) C'était une équipe de très haut niveau et nous savions tout ce qui était en jeu, maintenant nous devons corriger ce que nous avons mal fait."
Carlo Ancelotti a lui admis que la Seleçao devait encore progresser. "L’équipe s’est battue jusqu’à la dernière minute, c’est l’aspect positif. Il est assez clair que nous devons nous améliorer", a-t-il dit en conférence de presse.
"On ne peut pas penser que l’équipe sera parfaite dès le début, on ne gagne pas la Coupe du monde au premier match", a-t-il ajouté.
"Ma confiance (envers les joueurs) est totale, dans le football tout ne se passe pas à la perfection. Ce n’est que le début du chemin", a assuré l'Italien.
La Seleçao est privée de son attaquant vedette Neymar, blessé en mai au mollet droit et qui n'a pas encore participé à un entraînement collectif. Mais il était bien présent sur le banc des remplaçants samedi même en n'étant pas sur la feuille de match.
Il devrait rejoindre ses coéquipiers la semaine prochaine, a indiqué Carlo Ancelotti. (Quid avec AFP)