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Mondial-2026 : l’Écosse, un test de caractère pour les Lions de l’Atlas
Le sélectionneur du Maroc, Mohamed Ouahbi, fait un geste depuis la ligne de touche lors du match de football de la Coupe du monde 2026, dans le groupe C, opposant le Brésil au Maroc au New York/New Jersey Stadium d'East Rutherford, le 13 juin 2026. (Photo : Charly Triballeau / AFP)
Quid avec MAP
Boston – Porté par sa prestation convaincante face au Brésil lors de son entrée en lice au Mondial-2026, le Maroc aborde un rendez-vous décisif contre l’Écosse dans le cadre de la deuxième journée du groupe C. Entre la maîtrise technique affichée face à la Seleção et le défi physique imposé par une formation écossaise réputée pour son intensité, les Lions de l’Atlas devront conjuguer talent, discipline et maturité pour franchir une nouvelle étape dans leur quête de qualification pour les seizièmes de finale.
Après le Brésil, un défi d’une autre nature
Le match nul décroché face au Brésil (1-1) a confirmé le statut du Maroc parmi les sélections capables de rivaliser avec les meilleures nations du football mondial. Solides défensivement, organisés collectivement et dangereux en transition, les hommes de Mohamed Ouahbi ont livré une prestation saluée bien au-delà des frontières marocaines.
Ce résultat a renforcé l’idée que le parcours historique du Mondial 2022 n’était pas une parenthèse enchantée mais le prolongement d’un projet sportif cohérent et ambitieux. Face à la Seleção, les Lions ont démontré leur capacité à imposer leur rythme et à faire jeu égal avec l’une des équipes les plus talentueuses de la compétition.
L’Écosse propose toutefois un tout autre défi. Là où le Brésil mise sur la créativité, la technique et la maîtrise du ballon, les Écossais privilégient un football direct, intense et basé sur l’impact physique. Les duels, les transitions rapides et le jeu aérien constituent les principales armes d’une sélection qui puise son inspiration dans la tradition britannique.
Pour le Maroc, la clé sera de préserver son identité de jeu sans subir le rythme imposé par son adversaire.
McTominay, Robertson et McGinn : les armes écossaises
L’Écosse dispose d’un effectif expérimenté capable de poser des problèmes à n’importe quelle équipe.
Au cœur du dispositif figure Scott McTominay. Auteur d’une saison remarquée avec Naples après son passage à Manchester United, le milieu de terrain est devenu l’élément central du jeu écossais. Puissant dans les duels, précieux à la récupération et dangereux dans la surface adverse, il incarne parfaitement l’équilibre recherché par son sélectionneur.
À ses côtés, Andrew Robertson apporte son leadership et son expérience des grands rendez-vous. Le capitaine de Liverpool demeure l’un des meilleurs latéraux du football européen grâce à son activité incessante et à la qualité de ses centres.
Plus offensif, John McGinn symbolise l’état d’esprit écossais. Combatif, généreux dans l’effort et souvent décisif, le joueur d’Aston Villa a déjà marqué face à Haïti lors de la première journée. Sa capacité à se projeter rapidement vers l’avant constitue l’une des principales menaces pour la défense marocaine.
Sans posséder le prestige individuel du Brésil, l’Écosse compense par une remarquable cohésion collective et une grande discipline tactique.
Le Maroc a les moyens de répondre
Les Lions de l’Atlas disposent néanmoins des ressources nécessaires pour relever ce défi.
Plusieurs internationaux marocains évoluent en Premier League ou ont déjà été confrontés à ce type de football. Chadi Riad, Issa Diop, Noussair Mazraoui ou encore Chemsdine Talbi connaissent parfaitement les exigences physiques du championnat anglais et les caractéristiques du jeu britannique.
Le Maroc peut également compter sur l’expérience de Yassine Bounou. Le gardien marocain a encore démontré face au Brésil qu’il demeure l’un des meilleurs portiers de la compétition.
Sur les côtés, Achraf Hakimi reste une arme redoutable grâce à sa vitesse et sa capacité à créer des décalages. Dans l’entrejeu, Neil El Aynaoui et Ayyoub Bouaddi apportent équilibre, intelligence tactique et qualité technique.
La créativité offensive d’Ismael Saibari représente également un atout majeur face à une équipe écossaise qui pourrait laisser des espaces en cherchant à imposer un pressing agressif.
L’enjeu pour le Maroc sera de transformer sa supériorité technique en occasions franches tout en répondant présent dans les duels.
Un match qui peut ouvrir les portes des seizièmes
Au-delà de l’aspect tactique, cette rencontre revêt une importance considérable dans la course à la qualification.
Après son nul contre le Brésil, le Maroc possède déjà un point précieux. Une victoire face à l’Écosse le placerait dans une position idéale avant la dernière journée de la phase de groupes et lui permettrait d’aborder la suite de la compétition avec une confiance renforcée.
Les Écossais poursuivent le même objectif. Leur succès inaugural contre Haïti (1-0) leur offre une base solide, mais un résultat positif face aux Lions leur ouvrirait pratiquement les portes du tour suivant.
Cette affiche réveille également un souvenir favorable au football marocain. Les deux sélections ne se sont affrontées qu’une seule fois en Coupe du monde, lors de l’édition 1998 en France. Les Lions de l’Atlas s’étaient alors imposés avec autorité (3-0), grâce notamment à une génération emmenée par Mustapha Hadji, Noureddine Naybet et Salaheddine Bassir.
Vingt-huit ans plus tard, l’histoire ne garantit rien, mais elle rappelle que le Maroc possède les arguments pour rivaliser avec cette sélection écossaise. Entre la finesse technique des Lions et la robustesse britannique, le duel s’annonce aussi indécis que passionnant.