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Mondial 2026 : renaissance et ambitions nouvelles, les outsiders rêvent plus grand
Hector Chavez « Caramelo », surnommé « le fan numéro un » de l'équipe nationale mexicaine de footbale lors d'un match amical opposant le Mexique au Ghana au stade Cuauhtémoc de Puebla, au Mexique, le 22 mai 2026. (Photo AFP)
Quid avec MAP
À moins d’un an du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, plusieurs sélections nourrissent de réelles ambitions. Pays hôtes ou invités inattendus, le Mexique, le Canada, la Bosnie-Herzégovine, la Corée du Sud et l’Afrique du Sud abordent le tournoi avec des objectifs différents mais une même volonté : franchir un cap historique et marquer durablement cette édition élargie à 48 équipes. Premier round up avec Quid.ma et les correspondant de l’agence de presse marocaine MAP 0 Mexico, Montréal, Sarajevo, Montréal, Séoul et Johannesburg.
Le Mexique entre mémoire et quête de consécration

Les joueurs mexicains posent aux côtés de femmes autochtones avant le match amical de football opposant le Mexique au Ghana au stade Cuauhtémoc de Puebla, au Mexique, le 22 mai 2026. (Photo : Alfredo ESTRELLA / AFP)
Pour le Mexique, le Mondial 2026 possède une portée particulière. Le pays deviendra le premier de l’histoire à accueillir une Coupe du Monde à trois reprises après les éditions de 1970 et de 1986. Une singularité qui ravive immédiatement les souvenirs de deux chapitres majeurs de l’histoire du football mondial.
Le stade Azteca demeure associé à la consécration du Brésil de Pelé en 1970 et aux exploits de Diego Armando Maradona en 1986. Le « But du Siècle » et la « Main de Dieu » face à l’Angleterre appartiennent aujourd’hui à la mémoire collective du football. En accueillant une nouvelle fois la compétition, le Mexique espère renouer avec cette aura particulière qui a fait de ses stades des lieux emblématiques du Mondial.
Mais au-delà de la dimension symbolique, l’enjeu est avant tout sportif. Depuis plusieurs décennies, la sélection mexicaine cherche à dépasser la barrière des huitièmes de finale, un objectif devenu une véritable obsession nationale. Les quarts de finale atteints en 1970 et 1986 restent les meilleures performances de la Tri dans son histoire.
Placés dans un groupe comprenant l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et la République tchèque, les Mexicains partent avec le statut de favoris. Le sélectionneur Javier Aguirre refuse toutefois tout excès de confiance. Il souligne la solidité tactique des Coréens et la combativité des Sud-Africains, rappelant que le principal avantage de son équipe réside dans le soutien populaire et la familiarité avec son environnement.
Sur le terrain, le Mexique s’appuie sur l’expérience d’Edson Álvarez et de Raúl Jiménez, tout en intégrant une nouvelle génération incarnée notamment par le milieu offensif Gilberto Mora, âgé de seulement 17 ans. Sous la direction d’Aguirre et de son adjoint Rafael Márquez, la sélection privilégie désormais un jeu plus vertical, articulé autour d’un pressing intense et d’une récupération rapide du ballon. Une évolution destinée à tourner définitivement la page de l’élimination précoce subie lors du Mondial 2022 au Qatar.
Le Canada veut enfin écrire son histoire

L'attaquant canadien n° 10, Jonathan David face au milieu de terrain colombien n° 21, Jaminton Campaz, et au milieu de terrain colombien n° 15, Juan Portilla, lors du match amical international de football opposant le Canada à la Colombie au Sports Illustrated Stadium de Harrison, dans le New Jersey (Photo AFP).
Coorganisateur du tournoi, le Canada nourrit lui aussi de grandes ambitions. Le pays disputera sa troisième Coupe du Monde après celles de 1986 et 2022. Jusqu’à présent, son bilan reste modeste avec six rencontres disputées pour autant de défaites.
Cette statistique nourrit aujourd’hui la motivation d’une génération considérée comme la plus talentueuse de l’histoire du football canadien. L’objectif est clair : remporter enfin un premier match en Coupe du Monde et accéder à la phase à élimination directe.
Les Canadiens évolueront dans le groupe B en compagnie de la Bosnie-Herzégovine, du Qatar et de la Suisse. Si les Suisses apparaissent comme les principaux favoris du groupe, les Rouges disposent d’arguments sérieux pour viser la qualification.
L’équipe dirigée par Jesse Marsch bénéficie d’un effectif largement composé de joueurs évoluant dans les principaux championnats européens. Jonathan David demeure la principale référence offensive, mais cette dépendance suscite également des interrogations. Les observateurs estiment que le Canada doit diversifier ses solutions offensives pour espérer franchir un cap.
L’une des pistes les plus prometteuses porte le nom de Marcelo Flores. L’ailier de 22 ans a démontré ces derniers mois sa capacité à dynamiser le jeu grâce à sa vitesse et à sa qualité technique. Son profil pourrait offrir davantage de variété à une attaque parfois prévisible face à des adversaires regroupés.
L’incertitude demeure toutefois autour d’Alphonso Davies. Victime d’une nouvelle blessure musculaire après une longue absence liée à une rupture des ligaments croisés, la star du Bayern Munich risque de manquer le début du tournoi. Son éventuelle indisponibilité constituerait un coup dur pour une équipe qui compte largement sur son influence dans les phases offensives et défensives.
La Bosnie-Herzégovine, l’invité inattendu

Les supporters de la Bosnie-Herzégovine célèbrent leur qualification pour la Coupe du monde de la FIFA 2026 après avoir remporté le match décisif des éliminatoires européennes de football contre l'Italie au stade Bilino-Polje de Zenica, le 31 mars 2026. (Photo AFP)
Parmi les équipes qui attirent l’attention avant le tournoi figure la Bosnie-Herzégovine. Les Dragons ont décroché leur qualification au terme d’un parcours spectaculaire marqué par un succès retentissant contre l’Italie lors des barrages.
Cette victoire a bouleversé la hiérarchie européenne et replacé la sélection bosnienne sous les projecteurs internationaux. Solides défensivement et rigoureux dans l’organisation collective, les hommes de Sergej Barbarez ont démontré une remarquable capacité de résistance face à des adversaires plus réputés.
L’équipe repose sur un subtil équilibre entre jeunesse et expérience. À 40 ans, Edin Dzeko demeure l’âme du groupe. Avec 148 sélections et 73 buts, l’ancien attaquant de Manchester City, de l’AS Rome et de l’Inter Milan continue d’incarner le leadership de cette sélection.
Déjà présent lors du premier Mondial bosnien en 2014, il s’apprête à vivre une nouvelle aventure internationale avec l’ambition de guider son pays vers une qualification historique pour la phase à élimination directe.
Le groupe B paraît particulièrement ouvert. Face au Canada, à la Suisse et au Qatar, les Bosniens disposent d’arguments tactiques et physiques capables de perturber n’importe quel adversaire. Leur résilience et leur discipline pourraient faire d’eux l’une des révélations du tournoi.
La Corée du Sud rêve d’un nouveau chapitre

Les joueurs sud-coréens célèbrent le deuxième but de leur équipe lors du match de qualification asiatique pour la Coupe du monde de football 2026 opposant l'Irak à la Corée du Sud, au stade international de Bassorah, à Bassorah, le 5 juin 2025. (Photo AFP)
En Asie, la Corée du Sud poursuit son impressionnante série de participations consécutives. Présente à chaque Coupe du Monde depuis 1986, elle reste l’une des nations les plus régulières du continent.
Vingt-quatre ans après son exceptionnelle demi-finale lors du Mondial 2002 organisé à domicile, la sélection sud-coréenne cherche à retrouver un parcours marquant. Sous la direction de Hong Myung-bo, ancien capitaine de l’épopée de 2002, les Taeguk Warriors misent sur une génération expérimentée et sur une solide organisation collective.
Leur campagne qualificative, conclue sans défaite, a confirmé leur stabilité. Néanmoins, certaines difficultés persistent lorsqu’il s’agit de faire sauter des défenses regroupées. Placés dans le groupe A avec la République tchèque, le Mexique et l’Afrique du Sud, les Coréens devront également s’adapter aux conditions particulières de Guadalajara, située à environ 1.500 mètres d’altitude.
L’Afrique du Sud le rêve inachevé

Des supporters sud-africains lors du match du groupe C des éliminatoires africaines de la Coupe du monde de la FIFA 2026 opposant l'Afrique du Sud au Nigeria, au Free State Stadium de Bloemfontein, le 9 septembre 2025. (Photo AFP)
L’Afrique du Sud en pleine renaissance. Absents du Mondial depuis 2010, les Bafana Bafana effectuent leur retour après avoir terminé devant le Nigeria lors des éliminatoires africaines.
Cette qualification récompense plusieurs années de reconstruction. Portée par la dynamique créée par la troisième place obtenue lors de la CAN 2024, la sélection sud-africaine souhaite désormais démontrer sa valeur à l’échelle mondiale.
Le football sud-africain conserve une identité forte fondée sur le Diski, un style fait de circulation rapide du ballon, de créativité technique et de changements de rythme permanents. Cette philosophie constitue l’une des principales forces de l’équipe.
Le groupe A s’annonce toutefois extrêmement disputé. Le Mexique, la Corée du Sud et la République tchèque représentent des adversaires expérimentés. Néanmoins, l’élargissement du tournoi à 48 équipes ouvre davantage de perspectives. Une qualification pour les seizièmes de finale apparaît comme un objectif crédible pour les Bafana Bafana.
Entre nostalgie mexicaine, ambitions canadiennes, émergence bosnienne, régularité coréenne et renaissance sud-africaine, ces sélections illustrent la diversité des récits qui accompagneront la Coupe du Monde 2026. Dans un tournoi plus ouvert que jamais, chacune espère transformer ses promesses en performances et écrire une nouvelle page de son histoire.