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Un dernier carré d’exception pour Cinq Ballons d’Or africains – Par Hassan Zakriaa
Cinq Ballons d’Or africains sont réunis en demi-finales, illustrant le prestige de cette phase finale. Hakimi, Lookman, Osimhen, Mané et Salah incarnent à la fois l’histoire récente et l’avenir du football africain.
Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 ont livré un verdict sans appel : l’élite du football africain est au rendez-vous. Le Maroc, le Sénégal, le Nigeria et l’Égypte ont validé leur billet pour les demi-finales au terme de rencontres disputées, souvent serrées, parfois tendues, mais toujours riches d’enseignements. Dans un tournoi marqué par une intensité croissante et une qualité de jeu en nette progression, les favoris ont confirmé leur statut, ouvrant la voie à un dernier carré prestigieux, concentré de talents, d’histoire et d’ambitions continentales.
Par Hassan Zakariaa avec MAP
Des quarts de finale à la hauteur des attentes
Les affiches des quarts de finale ont rappelé toute la cruauté et la beauté des matchs à élimination directe. Aucune rencontre n’a été facile, aucune qualification n’a été acquise sans effort. Dans des scénarios souvent fermés, l’expérience, la gestion des temps forts et la capacité à frapper au bon moment ont fait la différence. Cette CAN-2025 confirme que, lorsque l’enjeu grandit, les grandes nations savent répondre présentes.
Le Maroc s’impose avec autorité et retrouve le dernier carré
Face au Cameroun, le Maroc a signé une victoire maîtrisée (2-0) qui marque un tournant dans son parcours. Devant un public incandescent à Rabat, les Lions de l’Atlas ont livré leur prestation la plus aboutie depuis le début du tournoi. Pressing constant, rigueur défensive, patience dans la construction et efficacité sur coups de pied arrêtés ont dessiné le visage d’une équipe désormais sûre de ses forces.
Cette qualification pour les demi-finales, la première depuis 2004, dépasse le simple cadre sportif. Elle symbolise la persévérance d’une sélection longtemps attendue à ce niveau, portée par une nouvelle génération de talents et un collectif enfin équilibré. Le Maroc confirme ainsi son statut de favori à domicile, tout en envoyant un message clair à ses futurs adversaires.
Brahim Diaz, le facteur X des Lions de l’Atlas
Au cœur de cette montée en puissance marocaine, un nom s’impose avec évidence : Brahim Diaz. Le joueur du Real Madrid réalise une CAN exceptionnelle, devenant le premier joueur de l’histoire de la compétition à marquer lors de ses cinq premiers matchs en phase finale. Leader offensif, décisif dans les moments clés, Diaz incarne cette nouvelle ambition marocaine, mêlant talent individuel et discipline collective.
Au-delà des statistiques, son influence dans le jeu, sa capacité à faire basculer une rencontre et son sang-froid dans les moments décisifs font de lui l’un des visages marquants de cette édition. À ses côtés, Achraf Hakimi, capitaine exemplaire, symbolise la maturité et l’assurance retrouvées des Lions de l’Atlas.
Le Sénégal avance sans éclat, mais avec méthode
Tenant du titre et favori assumé, le Sénégal a dû batailler pour écarter un Mali accrocheur (1-0). Les Lions de la Teranga ont livré un match de gestion, parfois frustrant sur le plan du spectacle, mais d’une grande solidité tactique. Face à un adversaire discipliné et combatif, l’expérience sénégalaise a fini par faire la différence.
Portée par ses cadres, à l’image de Sadio Mané, Kalidou Koulibaly ou Idrissa Gueye, la sélection sénégalaise confirme qu’elle sait gagner même sans briller. Cette capacité à assurer l’essentiel dans les matchs couperets reste l’une des grandes forces des équipes candidates au titre.
Le Nigeria frappe fort et élimine l’Algérie
Dans l’un des chocs les plus attendus de ces quarts de finale, le Nigeria a dominé l’Algérie (2-0) avec autorité. Solides défensivement, puissants physiquement et redoutables en transition, les Super Eagles ont parfaitement exploité les espaces laissés par les Fennecs.
Cette victoire confirme le retour du Nigeria parmi les grandes puissances du continent. Emmenée par Victor Osimhen et Ademola Lookman, la sélection nigériane impressionne par sa discipline collective et son efficacité offensive. Avec un parcours sans faute et une attaque prolifique, elle s’avance en demi-finale comme l’un des épouvantails du tournoi.
L’Égypte fidèle à sa réputation dans les grands rendez-vous
Face à la Côte d’Ivoire, l’Égypte a une nouvelle fois démontré son savoir-faire historique dans les matchs à enjeu. Dans une rencontre ouverte et tendue, les Pharaons se sont imposés (3-2) grâce à leur réalisme et leur sang-froid. Jamais flamboyante, parfois sur le fil, la sélection égyptienne avance avec une efficacité redoutable.
Mohamed Salah, leader technique et mental, continue de porter son équipe. À 33 ans, il nourrit l’ambition d’offrir à l’Égypte un huitième sacre continental, record absolu. Son influence, associée à celle d’Omar Marmoush, permet aux Pharaons de rester une référence incontournable du football africain.
Maroc-Nigeria et Sénégal-Égypte : des demi-finales explosives
Le dernier carré propose deux affiches de très haut niveau. Le Maroc, porté par son public et son ambition, devra contenir la puissance offensive nigériane, véritable vague athlétique et technique. Walid Regragui est attendu sur le plan tactique pour trouver les clés face à un adversaire complet et confiant.
De l’autre côté, le Sénégal affrontera l’Égypte dans un duel entre solidité et expérience. Les Lions de la Teranga devront élever leur niveau de jeu pour bousculer une équipe égyptienne toujours difficile à manœuvrer lorsqu’elle approche de la finale.
Un dernier carré historique et une CAN prolifique
Au-delà des résultats, cette CAN-2025 se distingue par la concentration exceptionnelle de talents dans le dernier carré. Cinq Ballons d’Or africains sont réunis en demi-finales, illustrant le prestige de cette phase finale. Hakimi, Lookman, Osimhen, Mané et Salah incarnent à la fois l’histoire récente et l’avenir du football africain.
Sur le plan offensif, le tournoi a déjà atteint la barre record de 119 buts, égalant la précédente édition. Cette prolificité témoigne de l’évolution du jeu africain, de l’audace tactique des sélections et de la qualité des joueurs présents.
À deux matchs du sacre, la CAN Maroc-2025 entre dans sa phase la plus intense. Les favoris sont toujours là, les ambitions sont assumées, et l’Afrique s’apprête à vivre un dénouement à la hauteur de cette édition exceptionnelle.