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Une compétition relevée pour des stars d’Afrique du nord qui répondent présents – Par Hassan Zakariaa
Pour la Confédération africaine de football, Brahim Diaz est devenu l’un des visages de cette CAN. Son but inaugural contre les Comores, dans un stade de Rabat en fusion, a agi comme un déclencheur émotionnel et tactique pour les Lions de l’Atlas
Par Hassan Zakariaa avec MAP
Un ambiance unique, des promesses tenues, des chocs attendus aux huitièmes. La Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 a parfaitement lancé son récit. Dès la première journée, l’intensité des rencontres, la qualité du jeu et l’engouement populaire ont confirmé les promesses d’un tournoi appelé à marquer l’histoire du football africain. Favoris solides, outsiders en quête de rachat, stars au rendez-vous et organisation saluée de toutes parts: à l’heure où se profile la bataille décisive pour les huitièmes de finale, la CAN marocaine affiche déjà une identité forte, entre spectacle, exigence et maturité collective.
Un premier acte à la hauteur des attentes
La phase inaugurale de la CAN Maroc-2025 a livré un verdict clair: le continent est entré dans une nouvelle ère de compétitivité. Aucun match nul vierge, vingt-neuf buts inscrits et un engagement constant sur les pelouses ont donné le ton d’une édition résolument offensive. Les grandes nations ont assumé leur statut en sécurisant leurs premiers résultats, tandis que plusieurs outsiders ont manqué l’occasion de créer la surprise.
Au-delà des chiffres, c’est la qualité du jeu qui a marqué les observateurs. Pressing haut, transitions rapides, discipline tactique et individualités inspirées ont rythmé des rencontres disputées à un tempo élevé. Cette dynamique collective s’est traduite par six clean sheets signés par des sélections réputées pour leur rigueur défensive: le Maroc, le Sénégal, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et la RD Congo. Une statistique révélatrice de l’équilibre croissant entre solidité défensive et efficacité offensive.
Des huitièmes de finale aux allures de finales anticipées
À mesure que la compétition avance, le tableau des huitièmes de finale se dessine comme l’un des plus relevés de l’histoire de la CAN. Dès cette première phase à élimination directe, plusieurs cadors pourraient se croiser prématurément, transformant chaque confrontation en choc à haute tension.
Le match attendu entre le Maroc et le Mali, au stade Prince Moulay Abdellah, illustre parfaitement ce nouveau paradigme. Longtemps considéré comme un prétendant sérieux à la qualification, le Mali représente un test de maturité pour des Lions de l’Atlas désormais installés dans le costume de favoris assumés. Dans le même temps, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore l’Égypte avancent dans un tableau où la marge d’erreur est devenue infime.
Cette densité compétitive reflète l’évolution du football africain, où les écarts se resserrent et où la hiérarchie se redessine au fil des matchs. Chaque qualification se gagne désormais dans l’effort, la lucidité et la gestion des temps forts.
Les stars d’Afrique du nord répondent présents
L’un des marqueurs forts de ce début de tournoi réside dans l’impact immédiat des grandes figures arabes du continent. Brahim Diaz a ouvert le bal en libérant le Maroc face aux Comores, incarnant une génération confiante et ambitieuse. Mohamed Salah, fidèle à sa réputation, a porté l’Égypte dans un match longtemps verrouillé, rappelant son importance capitale dans les moments décisifs.
Riyad Mahrez, de son côté, a frappé fort avec un doublé pour l’Algérie, tandis qu’Elias Achouri a signé une entrée remarquée avec deux réalisations pour la Tunisie. Ces performances individuelles n’ont cependant jamais éclipsé le collectif, élément central de cette CAN où les équipes victorieuses se distinguent avant tout par leur organisation et leur cohérence.
Mahrez, Achouri et Jackson se partagent pour l’instant la tête du classement des buteurs, symbole d’une compétition ouverte où les responsabilités offensives sont largement partagées.
Brahim Diaz, l’expression d’un Maroc sûr de sa force
Pour la Confédération africaine de football, Brahim Diaz est devenu l’un des visages de cette CAN. Son but inaugural contre les Comores, dans un stade de Rabat en fusion, a agi comme un déclencheur émotionnel et tactique pour les Lions de l’Atlas. Actif entre les lignes, disponible, constamment en mouvement, le joueur du Real Madrid a incarné la maîtrise et la sérénité d’une sélection consciente de son potentiel.
Désigné Homme du Match, Diaz a exprimé son attachement profond au maillot national, soulignant le lien émotionnel qui l’unit au public marocain. Cette relation particulière entre joueurs et supporters nourrit un climat de confiance rare, où la pression se transforme en énergie collective.
La CAF voit en lui un symbole d’une sélection arrivée à maturité, capable de gérer les temps faibles comme les moments d’euphorie, sans se départir de son plan de jeu.
Azzedine Ounahi, le métronome discret des Lions
Si Brahim Diaz incarne l’éclat offensif, Azzedine Ounahi demeure le cœur battant du milieu marocain. Décrit par le quotidien L’Équipe comme un “milieu globe-trotter qui a surtout le Maroc dans le cœur”, Ounahi impressionne par sa constance sous le maillot national, malgré un parcours en club parfois heurté.
Walid Regragui ne s’y trompe pas lorsqu’il le désigne comme le métronome de l’équipe. Sa capacité à orienter le jeu, à maintenir l’équilibre entre projection et rigueur, confère au Maroc une stabilité précieuse dans les matchs à haute intensité. Après une blessure sérieuse et plusieurs ajustements tactiques en club, son choix de rejoindre Gérone est perçu comme une décision alignée avec les exigences de la sélection.
À chaque compétition, Ounahi semble transcender son rôle, confirmant que le maillot marocain agit comme un révélateur de son plein potentiel.
Une organisation saluée, une ambiance unanimement reconnue
Au-delà du rectangle vert, l’organisation marocaine fait l’unanimité. Le gardien équato-guinéen Aitor Embela, évoluant en Espagne, a tenu à souligner le caractère exceptionnel de cette édition. Stades modernes, pelouses impeccables, conditions climatiques idéales et qualité des infrastructures ont contribué à créer un cadre optimal pour la compétition.
Pour Embela, cette CAN dépasse le simple événement sportif. Elle constitue une vitrine grandeur nature du savoir-faire marocain et une répétition générale crédible en vue de la Coupe du monde 2030. L’ambiance, portée par un public passionné et respectueux, confère à chaque match une intensité singulière, rarement atteinte lors des éditions précédentes.
Même pour des sélections battues lors de leur entrée en lice, comme la Guinée équatoriale, le constat reste le même: la CAN Maroc-2025 offre une expérience unique, tant pour les joueurs que pour les supporters.
Une CAN déjà entrée dans l’histoire
À l’approche de la deuxième journée et de la course aux huitièmes de finale, la CAN Maroc-2025 s’impose déjà comme une édition charnière. Le niveau de jeu, l’équilibre entre favoris et outsiders, l’émergence de figures fortes et la qualité de l’organisation dessinent les contours d’un tournoi appelé à laisser une empreinte durable.
Chaque rencontre devient un test de caractère, chaque détail compte, et la compétition s’annonce longue, exigeante et imprévisible. Dans ce contexte, le Maroc apparaît non seulement comme un hôte exemplaire, mais aussi comme un acteur central d’une CAN qui conjugue ambition sportive et maturité institutionnelle.