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Walid Regragui : Tout autre résultat que le sacre sera perçu comme une défaite"
Des supporters et des artistes se rendent en procession à la fan zone de Rabat, au Maroc, le 20 décembre 2025, avant le coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football. (Photo AFP)
Pays hôte et grand favori, le Maroc ouvre « sa » CAN-2025 face aux Comores sous une pression maximale. Cinquante ans après son unique sacre, les Lions de l’Atlas n’ont qu’un objectif : gagner, et convaincre. Entre l’exigence sportive portée par Walid Regragui, l’attente populaire et l’enjeu d’une organisation sans faille avant le Mondial-2030, le match d’ouverture à Rabat donne le ton d’un tournoi où l’échec ne serait pas une option.
Rabat, Maroc - Le Maroc a lancé de dimanche face aux Comores la 35e Coupe d'Afrique des nations, qu'il organise jusqu'au 18 janvier avec une double obligation : remporter un titre qui lui échappe depuis 50 ans et offrir une organisation parfaite avant d'accueillir le Mondial-2030 associé avec l'Espagne et le Portugal.
"Tout autre résultat que le sacré sera perçu comme une défaite", a encore affirmé samedi en conférence de presse Walid Regragui, le sélectionneur marocain sur lequel exerce une énorme pression, à la veille du match d'ouverture à Rabat.
A ses côtés, Achraf Hakimi, le capitaine des Lions de l'Atlas, monté en tête de gondole du tournoi, a rassuré tout le royaume sur son état de santé : lancé dans une course contre la montre depuis une grave blessure à une cheville le 4 novembre avec le Paris SG, le défenseur est "prêt à jouer", mais pourrait être préservé lors du premier match pour parfaire sa condition physique.
Face à l'archi-favori de l'épreuve, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde en 2022 au Qatar et première nation africaine au classement mondial de la FIFA (11e), se dresse une meute de poursuivants, à commencer par le Sénégal de Sadio Mané, l'Egypte de Mohamed Salah, toujours bien placé lors de la CAN tout comme le Cameroun, malgré le chaos qui règne au sein des Lions indomptables.
La Côte d'Ivoire, tenante du titre, le Nigeria de Victor Osimhen et l'Algérie qui retrouve du lustre après quelques années de disette peuvent aussi rêver de faire tomber le Maroc chez lui.
"J'attends beaucoup du public : s'ils viennent demain pour prendre des selfies ou manger des petits fours, ils ne nous servent à rien", a prévenu Regragui. "Ils doivent mettre l'ambiance et la pression sur nos adversaires. Je mets aussi la pression sur le public."
Répétition générale
Le sélectionneur n'est pas le seul soumis à de très fortes attentes. Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, doit lui aussi rendre une copie parfaite du point de vue de l'organisation. Le pays accueille des supporters de plusieurs dizaines de pays et plus d'un million de billets pour les rencontres ont déjà été vendues.
En 2030, le royaume chérifien sera le deuxième pays africain à accueillir une Coupe du monde, vingt ans après l'Afrique du Sud. Ce sera en relation avec l'Espagne et le Portugal. Pour cela, il développe ses infrastructures notamment hôtelières, ferroviaires, routières, aéroportuaires et dans le secteur des télécommunications, rapportant plusieurs milliards d'euros d'investissements.
La CAN en est une répétition générale et aux abords des neuf stades et six villes de la compétition, sur peaufine les derniers réglages.
Les ronds-points sont couverts de drapeaux des 24 nations africaines engagées dans le tournoi. Sur les routes et à l'entrée des stades, des ouvriers s'activent, agrafent, ajustent les arches aux couleurs de la CAN. Tout est prêt pour le sacre annoncé. Même Achraf Hakimi. (Quid avec AFP)