Ziyech, le retour de l’enfant terrible - Par Anwar Cherkaoui

Ziyech, le retour de l’enfant terrible - Par Anwar Cherkaoui

Hakim Ziyech signe un retour remarqué au Maroc sous les couleurs du Wydad Athletic Club

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Après plusieurs saisons marquées par les éclats du football européen et quelques zones d’ombre, Hakim Ziyech signe un retour remarqué au Maroc sous les couleurs du Wydad Athletic Club. À 32 ans, l’ancien meneur de jeu des Lions de l’Atlas semble retrouver l’inspiration qui a fait sa réputation, ravivant l’enthousiasme des tribunes et relançant le débat sur un possible retour en sélection nationale à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Il n’en faut pas plus pour qu’Anwar Cherkaoui espère son retour en équipe nationale.

Dr Anwar Cherkaoui

Expert en communication médicale et journalisme de santé

Dans certains stades, il arrive que le football prenne des airs de renaissance.

Une silhouette familière réapparaît, le ballon retrouve une trajectoire oubliée, et le public comprend qu’il est peut-être en train d’assister au retour d’un artiste.

C’est ce qui se produit aujourd’hui avec Hakim Ziyech. Deux matchs sous les couleurs du mythique Wydad Athletic Club. Deux buts. Et surtout un style qui ne trompe pas : cette élégance dans la conduite du ballon, ce pied gauche capable d’inventer des trajectoires improbables, cette frappe sèche qui surprend les gardiens.

Le public marocain redécouvre un joueur qu’il connaît pourtant bien.

Un joueur qui, pendant des années, a porté le maillot des Lions de l’Atlas avec panache. Car l’histoire de Ziyech n’est pas celle d’un simple footballeur.  C’est une trajectoire européenne, jalonnée de grandes scènes et de grands clubs.

De l’illumination à Ajax Amsterdam aux soirées européennes sous le maillot de Chelsea FC, en passant par les passages à Galatasaray SK ou Al‑Duhail SC, Ziyech a parcouru les stades du monde avec la signature des grands joueurs : la créativité.

Mais comme dans toutes les carrières, il y eut aussi des moments d’ombre. Des blessures, des choix de clubs discutés, des tensions parfois avec les sélectionneurs, et cette impression que l’histoire entre Ziyech et l’équipe nationale avait connu quelques pages compliquées.

Aujourd’hui, à 32 ans, beaucoup auraient choisi la facilité : s’éloigner des projecteurs, finir tranquillement leur carrière dans un championnat lointain. Ziyech, lui, a choisi une autre route. Revenir pays. Revenir dans un championnat exigeant. Revenir devant un public qui connaît le football et qui ne se laisse pas séduire par les noms mais par le jeu.

Dès ses premières apparitions avec le Wydad, quelque chose s’est produit. Le tempo du match ralentit lorsqu’il touche le ballon. Les passes deviennent des invitations à attaquer.

Les frappes réveillent les tribunes. Ziyech reste ce qu’il a toujours été :un buteur,

un distributeur, et surtout un maître du rythme du jeu.

Dans un football moderne dominé par la vitesse et la puissance, ces joueurs capables de penser le jeu une seconde avant les autres deviennent rares. La question se pose désormais avec une certaine insistance : ce retour peut-il rouvrir les portes de l’équipe nationale ?

L’horizon est clair : la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Le Maroc possède aujourd’hui une génération exceptionnelle.  Mais les grandes équipes savent aussi une chose : dans les moments décisifs, l’expérience et le talent pur peuvent faire basculer un match.Dans ce registre, Ziyech appartient à une catégorie particulière : celle des joueurs capables de changer le destin d’une rencontre sur un coup de génie.

Pour le nouveau sélectionneur des Lions de l’Atlas, la question n’est peut-être pas seulement tactique. Elle est aussi symbolique. Car l’histoire du football est remplie de ces retours inattendus : des joueurs que l’on croyait éloignés et qui reviennent, plus mûrs, plus sereins, et parfois plus décisifs que jamais.

Ziyech dispose maintenant de quelques dimanches dans la Botola pour convaincre. Quelques matchs pour rappeler ce que tout le monde sait déjà : que son pied gauche est l’un des plus inspirés que le football marocain ait produits.

Et si ses dimanches deviennent des démonstrations, alors peut-être que le chemin vers le Mondial 2026 ne sera pas une nostalgie… mais un nouveau chapitre. Car parfois, dans le football comme dans la vie, les plus belles histoires sont celles des retours.

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