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À Settat, le Festival Bassamat célèbre cinquante ans de création et de dialogue artistique
Le festival se poursuit jusqu’au 23 décembre. Il propose au public plus d’une centaine de tableaux et d’œuvres artistiques, exposés dans un esprit d’ouverture et de partage
La ville de Settat a donné le coup d’envoi de la 21ème édition du Festival international des arts plastiques Bassamat, un rendez-vous devenu incontournable pour les artistes et les amateurs d’arts visuels. Placée sous le signe de la mémoire, de la diversité et de l’ouverture, cette édition anniversaire réunit cinquante artistes autour d’une programmation qui met en valeur la richesse de la création marocaine et africaine, tout en affirmant le rôle de l’art comme espace de dialogue et de transmission culturelle.
Un festival placé sous le signe de la symbolique et de l’histoire
L’édition 2025 du Festival Bassamat s’inscrit dans une temporalité particulière. En choisissant pour thème « Cinquante ans, cinquante artistes », les organisateurs ont souhaité donner à cette rencontre une portée symbolique forte, en écho au cinquantième anniversaire de la Marche Verte. Ce contexte confère à l’événement une dimension nationale assumée, où la création artistique dialogue avec la mémoire collective et les grands repères de l’histoire contemporaine du Maroc.
Organisé par l’Association Bassamat pour les arts plastiques, avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et du Conseil de la région Casablanca-Settat, le festival se poursuit jusqu’au 23 décembre. Il propose au public plus d’une centaine de tableaux et d’œuvres artistiques, exposés dans un esprit d’ouverture et de partage, à la croisée des expressions plastiques, de la sculpture et de la musique.
Settat, carrefour de sensibilités artistiques
La cérémonie d’ouverture a été marquée par une présence notable d’artistes marocains et étrangers, témoignant de l’ancrage du festival dans un réseau artistique élargi. Pour la présidente de l’Association Bassamat, Rabiaa Echahed, cette édition est l’aboutissement d’une année entière de travail. Elle souligne le caractère exceptionnel de cette rencontre, qui explore une pluralité de styles et de tendances tout en restant fidèle à l’identité culturelle de Settat.
Le festival se veut à la fois un miroir des pratiques artistiques locales et une fenêtre ouverte sur des expériences venues d’ailleurs. Cette double dimension permet de situer la ville comme un espace de convergence où se croisent traditions, modernité et influences internationales, dans un dialogue esthétique permanent.
Des œuvres entre patrimoine, symboles et regards contemporains
Pour les artistes participants, Bassamat constitue avant tout un lieu de rencontre et d’échange. Certains y voient l’occasion de mesurer l’évolution des pratiques plastiques à travers la diversité des univers présentés. Chaque œuvre, par sa singularité, invite le visiteur à une lecture personnelle, révélant la richesse des démarches et des sensibilités.
Plusieurs artistes puisent dans le patrimoine culturel marocain pour nourrir leur création. L’utilisation de symboles amazighs, de bijoux traditionnels ou de références africaines traduit une volonté de réinterpréter l’héritage culturel dans un langage plastique contemporain. Ces éléments, loin d’être décoratifs, portent des significations profondes liées à l’histoire, à l’identité et à la mémoire collective.
Un espace de formation et de transmission
Au-delà des expositions, le Festival Bassamat se distingue par une programmation pensée comme un outil de transmission. Ateliers créatifs destinés aux jeunes, conférences, masterclass et segments musicaux rythment cette édition, avec pour objectif de rapprocher les arts visuels du grand public et d’encourager l’émergence de nouvelles vocations.
La participation d’artistes venus d’Afrique subsaharienne, dans le cadre de partenariats associatifs, renforce la dimension internationale du festival et son rôle dans le dialogue culturel Sud-Sud. À Settat, Bassamat confirme ainsi sa vocation de plateforme artistique engagée, où l’art devient un langage commun au service de la rencontre, de la réflexion et de la créativité partagée.