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CAN 2025 : A Rabat et à Tanger, un continent en fête avant même le premier coup de sifflet
Tanger a, elle aussi, vibré au rythme de la CAN avant l’heure. Samedi soir, un carnaval africain haut en couleurs a parcouru les principales artères de la ville,
À la veille du lancement officiel de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Maroc a donné le ton à travers une série de manifestations culturelles et artistiques d’envergure à Rabat et à Tanger. Parade urbaine, concert géant en fan zone et carnaval africain ont transformé l’attente sportive en célébration populaire, affirmant la volonté du Royaume de faire de cette CAN un moment de communion continentale où football, culture et hospitalité se conjuguent dans un même élan.
Rabat en habits africains : la parade comme manifeste culturel

La parade de Rabat conçue comme un moment de partage populaire, a attiré un public nombreux et intergénérationnel
La capitale marocaine a vécu, samedi, une parenthèse hors du temps. L’avenue Mohammed V, artère emblématique de Rabat, s’est muée en scène à ciel ouvert à la veille du coup d’envoi de la CAN 2025. Une grande parade artistique y a déployé ses couleurs, ses rythmes et ses symboles, offrant au public un prélude festif à la grand-messe footballistique continentale. Figurines géantes, fanfare féminine, troupes d’acrobates et ensembles musicaux ont investi l’espace urbain dans une mise en scène pensée comme une célébration de l’Afrique plurielle.
La parade, conçue comme un moment de partage populaire, a attiré un public nombreux et intergénérationnel. Les sonorités marocaines se sont mêlées aux rythmes venus d’autres régions du continent, dessinant une bande-son composite où traditions et expressions contemporaines dialoguent. Pour de nombreux spectateurs, cette déambulation a ravivé le souvenir des grandes émotions collectives, notamment celles suscitées par les performances des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022. Au-delà du spectacle, l’événement a affirmé une ambition claire : inscrire la CAN 2025 dans une dimension culturelle assumée, où le football devient un vecteur de fierté nationale et d’ouverture africaine.
Fan Zone OLM Souissi : la musique comme langage commun

À quelques kilomètres de là, la Fan Zone OLM Souissi s’est imposée comme l’un des épicentres festifs de la veille de CAN. Pendant plus de quatre heures, un concert d’envergure a rassemblé des milliers de spectateurs autour d’artistes marocains, africains et internationaux. Dans une ambiance électrique, la musique a servi de trait d’union entre cultures, générations et nationalités, prolongeant l’esprit de la compétition bien au-delà du terrain.
La soirée a débuté sous le signe des sonorités urbaines africaines, avant de faire place à une diversité de styles allant de la pop marocaine au raï, en passant par l’afrobeats et le hip-hop international. Chaque prestation a été accueillie par une ferveur croissante, le public reprenant en chœur les refrains et transformant la fan zone en vaste espace de communion populaire. L’enchaînement des performances, soigneusement orchestré, a donné au concert une dynamique ascendante, culminant dans une atmosphère de fête totale.
Au-delà de l’aspect spectaculaire, l’événement a illustré une vision précise de la CAN 2025 : celle d’un tournoi pensé comme une plateforme culturelle continentale. La musique, en célébrant l’unité dans la diversité, a rappelé que le football africain est aussi porteur de récits, d’identités et de valeurs partagées. La fan zone s’est ainsi affirmée comme un prolongement naturel des stades, un espace où l’émotion sportive se conjugue à l’expression artistique.
Tanger en carnaval : la rue comme scène africaine

Le carnaval s’est distingué par la participation active des communautés africaines résidant au Maroc, qui ont présenté les expressions artistiques de leurs pays d’origine
À l’autre extrémité du pays, Tanger a, elle aussi, vibré au rythme de la CAN avant l’heure. Samedi soir, un carnaval africain haut en couleurs a parcouru les principales artères de la ville, transformant l’espace public en une véritable vitrine vivante des cultures du continent. Tambours, chants et danses traditionnelles ont accompagné un cortège festif parti de la place Faro pour traverser plusieurs sites emblématiques, sous les regards enthousiastes des habitants et des visiteurs.
Le carnaval s’est distingué par la participation active des communautés africaines résidant au Maroc, qui ont présenté les expressions artistiques de leurs pays d’origine. Cette dimension a donné au défilé des allures de village culturel ambulant, où chaque danse, chaque costume et chaque rythme racontait une histoire singulière. L’événement a ainsi dépassé le simple cadre de l’animation urbaine pour devenir un moment de fraternité concrète entre Africains du nord et du sud du continent.
La parade s’est achevée par un concert populaire à Borj Dar El Baroud et à la Place Marsa, prolongeant la fête jusque tard dans la soirée. Organisé avec l’appui des autorités locales et d’organisations associatives africaines, ce carnaval a illustré la volonté de faire de Tanger un carrefour festif durant la CAN. Il a surtout confirmé que, pour le Maroc, l’accueil du tournoi ne se limite pas aux infrastructures sportives, mais s’inscrit dans une vision plus large de célébration culturelle et de lien africain.