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CAN Maroc 2025 : équilibres fragiles et premiers calculs dans les groupes C et D
Les joueurs du Bénin célèbrent avec Assad, la mascotte officielle, après le match de football de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) du groupe D entre le Bénin et le Botswana au stade olympique de Rabat, le 27 décembre 2025. (Photo par Paul ELLIS / AFP)
Quid avec MAP et AFP
La deuxième journée de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 a confirmé l’intensité et l’équilibre de plusieurs groupes. À Tanger, la RD Congo et le Sénégal se sont quittés sur un nul révélateur de leurs forces respectives. À Rabat, la Tanzanie et l’Ouganda ont laissé filer une occasion précieuse, tandis que le Bénin s’est relancé face au Botswana. À mesure que le tournoi avance, les ambitions se précisent et la marge d’erreur se réduit.
RD Congo – Sénégal : un nul à double lecture
Au Grand Stade de Tanger, la RD Congo et le Sénégal ont livré un duel engagé conclu sur un score de parité. Pour le sélectionneur congolais Sébastien Desabre, ce résultat reflète fidèlement la physionomie de la rencontre. Face à ce qu’il considère comme la meilleure équipe du continent, son groupe a su répondre présent, notamment en seconde période, après un début de match plus timide.
L’intensité a été constante, le rythme élevé et le suspense réel jusqu’au coup de sifflet final. La RD Congo a montré une capacité à hausser son niveau dans les moments clés, validant ainsi un test important dans sa quête de qualification. Avec quatre points en deux matchs, les Léopards se placent dans une position favorable avant d’affronter le Botswana à Rabat, avec en ligne de mire la première place du groupe.
Côté sénégalais, le sentiment est plus mitigé. Le sélectionneur Pape Thiaw a parlé d’un résultat quelque peu décevant, estimant que son équipe avait les moyens de faire la différence plus tôt, notamment en première période. Les Lions de la Teranga ont manqué d’efficacité dans la finition, laissant passer l’occasion de sécuriser leur qualification dès cette deuxième journée. Malgré tout, la réaction après l’ouverture du score congolaise a été immédiate, signe d’une équipe qui conserve du caractère et des ambitions intactes.
Sénégal et RD Congo, la course continue
Avec ce nul, le groupe D reste ouvert. Le Sénégal, qui affrontera le Bénin lors de la troisième journée à Tanger, devra se montrer plus tranchant devant le but pour éviter toute mauvaise surprise. La RD Congo, de son côté, sait qu’une victoire face au Botswana lui assurerait une qualification sans dépendre d’autres résultats.
Dans ce groupe, la différence de buts pourrait jouer un rôle décisif. Les sélectionneurs en sont conscients et ajustent déjà leurs stratégies pour les matchs à venir, où la gestion du risque et l’efficacité seront déterminantes.
Tanzanie – Ouganda : une occasion manquée
À Rabat, la Tanzanie et l’Ouganda se sont neutralisés sur le score de 1-1 dans un match où chaque équipe espérait se relancer après une défaite inaugurale. La Tanzanie pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score sur penalty par Simon Msuva, bien connu du public marocain. Mais l’Ouganda a refusé d’abdiquer et a égalisé à dix minutes du terme grâce à Uche Ikpeazu, opportuniste à la réception d’un centre précis.
La fin de rencontre a été marquée par un tournant majeur. L’Ouganda a obtenu un penalty dans le temps additionnel, mais Allan Okello a manqué l’occasion d’offrir trois points précieux à son équipe. Ce raté laisse les deux sélections dans une situation délicate, chacune avec un seul point après deux journées.
Ce nul n’arrange ni la Tanzanie ni l’Ouganda, toutes deux conscientes que leurs ambitions dans ce groupe C sont désormais fortement compromises. Derrière le Nigeria et la Tunisie, déjà mieux placés, les deux équipes devront réaliser un sans-faute lors de la dernière journée et espérer un concours de circonstances favorable.
Bénin – Botswana : les Guépards respirent
Toujours à Rabat, le Bénin a signé une victoire essentielle face au Botswana, s’imposant sur la plus petite des marges. Après une entrée en lice manquée, les Guépards n’avaient pas d’autre choix que de gagner pour rester en course. La rencontre, tendue et fermée, a longtemps été marquée par la prudence des deux camps, conscients de l’enjeu.
Le Botswana a opposé un bloc compact et discipliné, utilisant le piège du hors-jeu pour neutraliser les offensives béninoises. Malgré cette organisation, le Bénin a su faire preuve de patience. Le retour de plusieurs cadres, absents lors du premier match, a apporté davantage de maîtrise et de solutions offensives.
La délivrance est venue en première période, lorsque Yohan Roche a profité d’un appui sur Steve Mounié pour tromper le gardien botswanais. Ce but a libéré les Guépards, sans pour autant transformer le match en démonstration. Le sélectionneur Gernot Rohr a choisi la gestion, préférant sécuriser l’avantage plutôt que de se découvrir inutilement.
Un groupe D sous tension
Grâce à ce succès, le Bénin se relance pleinement dans la course à la qualification. La victoire permet aux Guépards de sortir la tête de l’eau et d’aborder la dernière journée avec un espoir renouvelé. Le Botswana, en revanche, se retrouve en grande difficulté, toujours à la recherche de ses premiers points dans cette CAN.
La confrontation à venir entre le Sénégal et la RD Congo à Tanger, combinée aux résultats du Bénin, promet un dénouement serré. Chaque équipe devra composer avec la pression, les calculs et l’obligation de performance.
Une CAN qui monte en intensité
Après deux journées, la CAN Maroc 2025 confirme sa promesse de spectacle et d’incertitude. Les écarts restent minimes, les statuts parfois bousculés et chaque point gagné ou perdu pèse lourd. À l’approche de la dernière journée de la phase de groupes, la tension monte d’un cran, annonçant des matchs décisifs où l’expérience, la lucidité et la gestion émotionnelle feront toute la différence.