Eau, salaire minimum, santé et gouvernance en Conseil du gouvernement

Eau, salaire minimum, santé et gouvernance en Conseil du gouvernement

Depuis le début de l’année hydrologique, le 1er septembre, les apports cumulés ont atteint 768 millions de mètres cubes, dont près de la moitié enregistrée en l’espace de quelques jours (Porte-parole du gouvernement)

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 `Réuni à Rabat, le Conseil de gouvernement a adopté et examiné une série de textes structurants touchant à la gestion de l’eau, à l’amélioration des revenus des salariés, à la réforme du système de santé, à la sécurité routière et à l’intégration institutionnelle africaine. À travers ces décisions, l’exécutif confirme une orientation articulée autour de la résilience hydrique, de la justice sociale, de la valorisation du capital humain et du renforcement des capacités publiques. `

Une amélioration du taux de remplissage des barrages

Le taux de remplissage des barrages du Royaume a enregistré une progression notable au cours de la deuxième quinzaine de décembre. Entre le 12 et le 18 décembre, il est passé de 31,1 à près de 33 %, avec des réserves hydriques dépassant 5,5 milliards de mètres cubes. Cette évolution, annoncée par le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas, reste toutefois à apprécier avec prudence dans un contexte marqué par un déficit pluviométrique persistant.

Comparé à la même période de l’année précédente, le niveau actuel demeure supérieur, puisqu’il n’était alors que de 28,7 %. Depuis le début de l’année hydrologique, le 1er septembre, les apports cumulés ont atteint 768 millions de mètres cubes, dont près de la moitié enregistrée en l’espace de quelques jours. Malgré cette dynamique récente, le déficit global demeure important, avoisinant 68 % par rapport à la moyenne annuelle habituelle.

Les précipitations enregistrées sur la même période s’élèvent à 51 mm, soit un recul de 27 % par rapport à la normale climatique, mais une légère amélioration de 3 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres traduisent une situation toujours fragile, appelant à la poursuite des politiques de rationalisation et de diversification des ressources hydriques.

Salaire minimum : une nouvelle étape dans la revalorisation des revenus

Le Conseil de gouvernement a également adopté un projet de décret fixant une nouvelle revalorisation du salaire minimum légal dans les secteurs agricoles et non agricoles. Présenté par le ministre de l’Inclusion économique, de l’Emploi et des Compétences, ce texte s’inscrit dans la continuité de l’accord social tripartite signé en avril 2024.

La mesure prévoit une augmentation de 5 % du salaire minimum dans les activités non agricoles à compter du 1er janvier 2026, puis dans le secteur agricole à partir du 1er avril de la même année. Cette hausse constitue la deuxième tranche des engagements pris en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés du secteur privé.

Pour l’exécutif, il s’agit de consolider le dialogue social et de répondre aux attentes des travailleurs dans un contexte de pression inflationniste et de transformation du marché de l’emploi, tout en maintenant l’équilibre économique des entreprises.

Santé : des décrets pour revaloriser les ressources humaines

La réforme du système national de santé s’est également invitée à l’ordre du jour avec l’adoption de trois projets de décrets touchant au statut et aux conditions de travail des professionnels de santé. Ces textes traduisent la mise en œuvre des Hautes Instructions Royales appelant à une réforme structurelle du secteur, centrée sur la valorisation du capital humain.

Les projets concernent notamment la modification du statut des infirmiers et techniciens de santé, l’actualisation du cadre applicable aux infirmiers relevant du ministère de la Santé, ainsi que la révision des indemnités de garde, d’astreinte et de permanence dans les établissements hospitaliers et universitaires.

L’objectif affiché est double : améliorer l’attractivité des métiers de la santé et renforcer l’efficacité des dispositifs de garde, en cohérence avec la régionalisation des services de santé. L’augmentation du nombre d’agents mobilisés pour les gardes vise à garantir une meilleure prise en charge des urgences et une qualité de service plus homogène sur l’ensemble du territoire national.

Sécurité routière : renforcer les capacités de la NARSA

Dans le domaine de la sécurité routière, le Conseil de gouvernement a approuvé un projet de loi modifiant le cadre juridique de l’Agence nationale de la sécurité routière. Ce texte vise à assouplir les règles de détachement des fonctionnaires au sein de l’Agence, en permettant le renouvellement du détachement à deux reprises au lieu d’une seule.

Cette mesure a pour objectif de stabiliser les ressources humaines de la NARSA, d’assurer la continuité du service public et de préserver la qualité des prestations offertes aux usagers. Elle intervient dans un contexte où la lutte contre les accidents de la route demeure un enjeu majeur de santé publique et de sécurité collective.

Union africaine des télécommunications : un ancrage institutionnel

Le Conseil de gouvernement s’est enfin informé de la Constitution et de la Convention de l’Union africaine des télécommunications, adoptées à la fin des années 1990, ainsi que du projet de loi portant leur approbation. Ces textes, présentés au nom du ministère des Affaires étrangères, s’inscrivent dans la dynamique de coopération africaine du Royaume.

Ils visent à renforcer l’intégration du Maroc dans les cadres institutionnels continentaux liés aux télécommunications, un secteur stratégique à l’ère de la transformation numérique et de l’interconnexion des économies africaines.

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