Le CESE boucle son exercice 2025 et trace ses priorités pour 2026

Le CESE boucle son exercice 2025 et trace ses priorités pour 2026

Réunie à Rabat pour sa 77e session ordinaire, l’Assemblée générale du Conseil économique, social et environnemental a marqué une étape importante dans le calendrier institutionnel du Conseil

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En clôturant son exercice 2025, le Conseil économique, social et environnemental a validé plusieurs avis touchant au civisme, à la biodiversité et à la coopération territoriale. L’institution se projette désormais vers 2026 avec un programme d’auto-saisines axé sur les préoccupations concrètes des citoyens et les grands enjeux du développement durable.

Une session de clôture aux décisions structurantes

Réunie à Rabat pour sa 77e session ordinaire, l’Assemblée générale du Conseil économique, social et environnemental a marqué une étape importante dans le calendrier institutionnel du Conseil. Présidée par Abdelkader Amara, cette session a permis d’adopter à l’unanimité trois projets d’avis englobant une  réflexion stratégique et des réponses opérationnelles aux défis du pays. Ces travaux s’inscrivent dans la mission constitutionnelle de l’institution, qui consiste à éclairer les pouvoirs publics par une expertise indépendante et pluraliste.

Le civisme comme levier du vivre-ensemble

Le premier avis adopté porte sur les comportements civiques dans les lieux et espaces publics. Le CESE y analyse un ensemble de pratiques individuelles et collectives qui affectent la qualité de vie et la sécurité dans l’espace commun. L’objectif est de promouvoir une citoyenneté active, fondée sur le respect des règles, des biens publics et d’autrui. Le Conseil insiste sur la nécessité d’une approche globale, combinant sensibilisation, éducation et cadre normatif, afin de faire du comportement civique un véritable levier de développement durable et de cohésion sociale.

Biodiversité et développement durable, un enjeu stratégique

Le deuxième projet d’avis s’intéresse à la biodiversité au Maroc, en examinant les menaces qui pèsent sur les écosystèmes et les opportunités qu’offre leur préservation. Le CESE met en lumière les interactions étroites entre dynamiques écologiques et activités socio-économiques, soulignant l’impact des changements climatiques et des pressions humaines sur les territoires. À travers cet avis, l’institution entend formuler des recommandations concrètes pour valoriser ce capital naturel, renforcer la résilience des populations et intégrer la biodiversité au cœur des politiques publiques.

La coopération intercommunale au cœur de l’action territoriale

Le troisième avis adopté concerne la coopération intercommunale, considérée comme un mécanisme clé pour améliorer la gouvernance locale. Le CESE analyse les modalités de ce dispositif et son rôle dans la mutualisation des ressources, la gestion de projets communs et le renforcement de la solidarité entre collectivités territoriales. L’enjeu est d’améliorer l’exercice des compétences locales, la qualité des services publics et l’impact réel des programmes de développement territorial sur les citoyens.

Cap sur 2026 et nouvelles saisines

Au-delà de ces avis, l’Assemblée générale a validé le plan d’action des auto-saisines pour l’année 2026. Fidèle à sa méthode participative, le CESE a intégré les propositions recueillies auprès des citoyens via la plateforme ouchariko.ma, les réseaux sociaux et les rencontres de terrain. Par ailleurs, les membres ont été informés de la réception d’une nouvelle saisine de la Chambre des représentants relative au projet de loi modifiant le régime de l’Assurance-maladie obligatoire de base. Ce dossier a été confié à la commission compétente, qui entamera ses travaux dans le respect des délais réglementaires.

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