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Le Maroc en Culture : L’Afrique à Fès, écrans et mots en partage à Tanger et Tétouan, le cinéma en partage à Ouled Teima
Entre fidélité aux codes et audace créative, le caftan s’est affirmé comme un symbole vivant, capable de dialoguer avec son temps tout en portant une mémoire plurielle.
De Fès à Ouled Teima, de Tanger à Rabat, la scène culturelle marocaine déploie en cette fin d’annéertisanat d’art, cinéma, littérature, lecture publique et transmission des savoirs composent un paysage où les héritages dialoguent avec la création contemporaine, inscrivant le Royaume dans une dynamique culturelle ouverte sur l’Afrique et le monde.
Fès, carrefour des gestes et des mémoires africaines
Dans les ruelles chargées d’histoire de la médina de Fès, l’exposition “Confluence : gestes et héritages partagés” célèbre l’artisanat comme langage commun entre le Maroc et l’Afrique. Installée à Hri Boutouil et prolongée par un défilé de caftans au Souk Semmarine, cette manifestation s’inscrit à la fois dans la Semaine nationale de l’artisanat et dans l’effervescence culturelle accompagnant la CAN. Métal, cuir, bois, terre et textile y racontent des circulations anciennes, héritées des routes transsahariennes et des échanges caravaniers. Chaque pièce exposée révèle une parenté de formes et de symboles, sans effacer les singularités régionales, dessinant une géographie sensible de la création artisanale.
Le caftan, patrimoine vivant et création contemporaine
Moment fort de cette programmation, le défilé de caftans a illustré la capacité de l’artisanat vestimentaire marocain à se renouveler. Les stylistes ont réinterprété ce vêtement emblématique, récemment inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, en jouant sur les coupes, les broderies et les matières. Entre fidélité aux codes et audace créative, le caftan s’est affirmé comme un symbole vivant, capable de dialoguer avec son temps tout en portant une mémoire plurielle.
L’artisan, gardien du temps long
Pour les artisans fassis, à l’image des maîtres dinandiers, participer à une exposition dans un monument historique relève d’une reconnaissance forte. Le geste manuel, transmis de génération en génération, y apparaît comme un acte de résistance culturelle face à la standardisation. L’artisanat s’affirme ainsi comme une force identitaire et un levier de rayonnement, ancré dans la tradition mais ouvert à l’innovation.
Tanger et Tétouan, écrans et mots en partage
Au nord du Royaume, la vie culturelle s’exprime à travers le cinéma et la littérature. À la Cinémathèque de Tanger, la projection du film “Le roman de Jim” invite le public à une réflexion sensible sur la paternité et les liens humains. Le théâtre Riad Sultan accueille quant à lui une rencontre littéraire autour des mémoires marocaines et espagnoles, soulignant le rôle de l’écriture dans la transmission, la justice et la réconciliation. À Tétouan, un atelier pédagogique autour du Rubik’s Cube propose une approche ludique du bien-être mental, montrant que la culture s’adresse aussi à l’intelligence cognitive et au développement personnel des plus jeunes.
Lire pour construire l’avenir
À Rabat, l’ouverture des candidatures pour la 12e édition du Prix national de la lecture rappelle l’importance stratégique de l’acte de lire. Destiné aux jeunes de 7 à 26 ans, ce concours s’inscrit dans une démarche de long terme visant à faire de la lecture un comportement quotidien. En valorisant les jeunes lecteurs lors du Salon international de l’édition et du livre, cette initiative consacre la lecture comme socle du développement culturel et citoyen.
Ouled Teima, le cinéma en partage
Dans la ville d’Ouled Teima, le festival du film international a offert un espace de rencontre entre cinéma et théâtre. Projections, ateliers, masterclass et débats ont rythmé cette édition, mettant en lumière des œuvres nationales et internationales. L’événement a permis aux jeunes cinéphiles de dialoguer avec des professionnels, de découvrir les métiers du cinéma et de réfléchir aux passerelles entre les arts de la scène et l’image en mouvement.