Maroc–Mauritanie : une coopération territoriale au service de la décentralisation et du développement local

Maroc–Mauritanie : une coopération territoriale au service de la décentralisation et du développement local

« La décentralisation constitue un choix stratégique partagé par les deux pays pour la gestion des affaires territoriales et le rapprochement des services publics des citoyens. » (Mbarka Bouaida)

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Réunis à Nouakchott, responsables marocains et mauritaniens ont engagé une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération en matière de décentralisation et d’aménagement du territoire. À travers l’élaboration d’une feuille de route commune, les deux pays entendent consolider les liens entre leurs collectivités territoriales et promouvoir une gouvernance locale plus efficace, inclusive et tournée vers le développement durable.

Décentralisation et aménagement territorial au cœur de la coopération

Le renforcement de la coopération entre le Maroc et la Mauritanie dans les domaines de la décentralisation et de l’aménagement territorial a été au centre de réunions de travail tenues récemment à Nouakchott. Une délégation marocaine de haut niveau a échangé avec des représentants du gouvernement mauritanien ainsi qu’avec des instances chargées de la gestion des affaires locales et du territoire.

Ces rencontres ont permis de dresser un état des lieux de la coopération existante et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat entre les collectivités territoriales des deux pays.

Une délégation marocaine représentative

La délégation marocaine comprenait notamment le gouverneur chargé du Pôle Coopération et Documentation à la Direction générale des collectivités territoriales, Abdelouahab El Jabri, la présidente de l’Association des Régions du Maroc, Mbarka Bouaida, ainsi que le président de l’Association marocaine des présidents des conseils communaux, Mounir Lymouri.

Elle a rencontré le ministre mauritanien délégué auprès du ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, chargé de la Décentralisation et du Développement local, Yacoub Ould Salem Vall, ainsi que des représentants de l’Association mauritanienne des régions et de l’Association mauritanienne des maires.

La décentralisation comme choix commun

Dans une déclaration, Mbarka Bouaida a souligné que ces échanges ont été l’occasion de saluer la solidité des relations fraternelles unissant le Maroc et la Mauritanie, sous la conduite du Roi Mohammed VI et du Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Elle a rappelé que la décentralisation constitue un choix stratégique partagé par les deux pays pour la gestion des affaires territoriales et le rapprochement des services publics des citoyens.

Les discussions ont mis en avant la nécessité de consolider ce modèle à travers des mécanismes de coopération concrets entre régions, communes et autres collectivités locales, dans une logique de complémentarité et de partage d’expériences.

Une feuille de route pour structurer la coopération

L’un des principaux points à l’ordre du jour a porté sur l’élaboration d’une feuille de route pour la coopération décentralisée entre le Maroc et la Mauritanie. Celle-ci vise à établir un cadre structuré et opérationnel de collaboration entre les collectivités territoriales des deux pays.

Mme Bouaida a évoqué une ambition commune d’enrichir cette feuille de route par des projets et des initiatives capables de rapprocher les élus marocains et mauritaniens, tout en favorisant l’émergence de solutions adaptées aux réalités locales.

Des axes de coopération élargis

Les deux parties se sont accordées sur plusieurs axes prioritaires de coopération. Il s’agit notamment du soutien aux processus de décentralisation et de régionalisation avancée, du renforcement des capacités institutionnelles et managériales des collectivités, ainsi que de la stimulation de la croissance économique locale et de l’innovation territoriale.

La promotion des échanges culturels, l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation, ainsi que le développement urbain et l’aménagement du territoire figurent également parmi les domaines identifiés comme leviers essentiels du développement local.

Un appui financier et technique à dimension africaine

Les échanges ont aussi porté sur les modalités permettant aux collectivités locales mauritaniennes de bénéficier du Fonds africain d’appui à la coopération décentralisée internationale des collectivités territoriales. Cette initiative marocaine, qui a suscité un intérêt marqué auprès de nombreuses collectivités africaines, vise à soutenir financièrement et techniquement des projets à fort impact local.

Selon la délégation marocaine, ce fonds contribue directement au développement durable et intégré des territoires bénéficiaires, en mettant l’accent sur des projets ayant un effet tangible sur les conditions de vie des populations.

Perspectives et rendez-vous à venir

La visite a également permis d’aborder la préparation de la troisième session du Forum des Régions Maroc–Mauritanie, prévue début 2026 sous le thème Décentralisation et développement local. Après une première édition à Nouakchott et une deuxième à Rabat, ce forum s’impose comme un espace structurant de dialogue et d’échange d’expériences.

Les travaux à venir devraient porter sur les compétences régionales, la mise en œuvre des lois réglementaires, ainsi que sur les défis communs et les expériences réussies en matière de gouvernance territoriale, confirmant la volonté partagée de faire de la coopération décentralisée un pilier du partenariat maroco-mauritanien.

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