Partenariats africains : diplomatie, formation et soutien aux positions du Maroc sur le Sahara

Partenariats africains : diplomatie, formation et soutien aux positions du Maroc sur le Sahara

L’accord, paraphé par Nasser Bourita et son homologue nigérien Bakary Yaou Sangaré, offre au Niger l’opportunité de s’appuyer sur l’expérience marocaine au moment où l’INEDS s’apprête à ouvrir ses portes

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En marge de la Conférence sur les victimes africaines du terrorisme, le Maroc a multiplié les initiatives diplomatiques avec deux partenaires clés du Sahel, le Niger et le Burkina Faso. Signature d’un accord de coopération sur la formation diplomatique, réaffirmation du soutien au plan d’autonomie au Sahara et mise en avant de l’Initiative Royale Atlantique.

COOPÉRATION MAROC–NIGER : UN PARTENARIAT RENFORCÉ PAR LA FORMATION DIPLOMATIQUE

Le Maroc et le Niger ont signé, à Rabat, un accord structurant portant sur la formation diplomatique entre l’Institut Marocain de Formation, de Recherche et d’Études Diplomatiques (IMFRED) et l’Institut National des Études Diplomatiques et Stratégiques (INEDS) du Niger. L’accord, paraphé par Nasser Bourita et son homologue nigérien Bakary Yaou Sangaré, offre au Niger l’opportunité de s’appuyer sur l’expérience marocaine au moment où l’INEDS s’apprête à ouvrir ses portes.

Bakary Yaou Sangaré a salué une coopération « fondée sur un partenariat équitable et un respect mutuel », soulignant l’intérêt stratégique de renforcer les capacités diplomatiques de son pays. Cette signature intervient dans un contexte où Rabat accueille la première Conférence sur les victimes africaines du terrorisme, initiative inédite visant à placer les survivants au centre des politiques africaines de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent.

Dans cette dynamique, le Niger a tenu à réaffirmer sa position constante en faveur du plan marocain d’autonomie au Sahara. Le ministre nigérien a salué la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qualifiée d’historique, qui consacre le plan marocain comme base « sérieuse, crédible et durable » pour une solution définitive dans le cadre de la souveraineté du Royaume.

SOUTIEN RENOUVELÉ DU BURKINA FASO À L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE DU MAROC

Le Burkina Faso a, lui aussi, saisi sa participation à la Conférence de Rabat pour réitérer de manière ferme son appui à l’intégrité territoriale du Maroc. Lors de son entretien avec Nasser Bourita, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a insisté sur le caractère « unique, réaliste et crédible » du plan d’autonomie marocain, soutenu par la résolution 2797 du Conseil de sécurité.

Le chef de la diplomatie burkinabè a rappelé l’ouverture, en 2020, d’un Consulat général à Dakhla, geste diplomatique fort illustrant l’engagement de son pays en faveur de la position marocaine. Nasser Bourita a exprimé sa reconnaissance pour cette constance et pour le rôle du Burkina Faso dans la consolidation d’un soutien africain large au plan d’autonomie.

Au-delà de la question du Sahara, Rabat et Ouagadougou ont mis en avant leur volonté commune de renforcer et diversifier leur partenariat stratégique. Les deux ministres ont insisté sur la nécessité de dynamiser les coopérations sectorielles, notamment dans la formation, la sécurité, l’investissement et les projets structurants.

L’INITIATIVE ROYALE ATLANTIQUE AU CŒUR DES PRIORITÉS SAHÉLIENNES

L’un des points majeurs abordés lors des discussions entre Rabat et Ouagadougou concerne l’Initiative Royale Atlantique. Ce projet stratégique vise à offrir aux pays enclavés du Sahel un accès structuré, durable et sûr à l’océan Atlantique. Pour Karamoko Jean Marie Traoré, cette initiative représente une « opportunité historique » pour accélérer l’intégration économique régionale, stimuler les échanges commerciaux et renforcer la résilience logistique des pays sahéliens.

Le ministre burkinabè a salué l’engagement du Maroc dans la transformation du Sahel à travers cette vision géostratégique, qui place la connectivité et l’accès maritime au cœur du développement. Il a réaffirmé la volonté de son pays de contribuer activement à l’opérationnalisation de ce projet, porté par les orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Une convergence stratégique se dessine ainsi entre le Maroc, le Niger et le Burkina Faso : sécuriser leurs populations face au terrorisme, moderniser les outils de formation diplomatique, et s’inscrire dans des dynamiques continentales structurantes, qu’il s’agisse de la lutte contre l’extrémisme violent ou de l’ouverture économique vers l’Atlantique.

UNE DIPLOMATIE AFRICAINE EN PLEINE CONSOLIDATION

Les échanges tenus à Rabat témoignent d’une diplomatie africaine de plus en plus articulée autour de partenariats concrets, de projets structurants et d’une vision partagée de stabilité régionale. Leur tenue en marge d’une conférence consacrée aux victimes africaines du terrorisme renforce également l’idée que les défis de sécurité, de développement et de diplomatie sont interdépendants.

Pour le Maroc, ces rencontres illustrent une stratégie plus large : renforcer l’ancrage africain du Royaume, soutenir les capacités institutionnelles des pays partenaires, promouvoir le plan d’autonomie comme solution politique durable au Sahara et encourager la coopération économique à travers l’Initiative Royale Atlantique.

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