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Pêche du poulpe : la campagne hivernale 2026 démarre sous le signe de l’abondance et de la performance
Les deux premiers jours d’activité ont suffi à confirmer le potentiel exceptionnel de la campagne hivernale 2026 (Secrétariat d’Etat)
La campagne hivernale 2026 de pêche du poulpe a démarré sur des bases particulièrement prometteuses. Malgré des conditions météorologiques défavorables ayant limité les sorties en mer, les premières données de débarquement révèlent une ressource abondante, des rendements élevés et une amélioration notable de la valeur marchande. Une dynamique positive qui confirme l’efficacité des mesures de gestion mises en place et renforce le caractère stratégique de cette pêcherie pour l’économie maritime nationale.
Des captures abondantes dès les premiers jours
Selon le Secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime, les deux premiers jours d’activité ont suffi à confirmer le potentiel exceptionnel de la campagne hivernale 2026. Sur l’ensemble du littoral national, les débarquements enregistrés témoignent d’une disponibilité remarquable de la ressource, malgré l’impact du mauvais temps lié aux récentes perturbations météorologiques.
Au sud de Dakhla, la flotte industrielle affiche des performances particulièrement élevées, avec des rendements dépassant les cinq tonnes par jour et par navire. Les captures se distinguent par la prédominance de gros calibres, notamment les catégories T1, T2 et T3, traduisant à la fois une bonne santé du stock et une efficacité opérationnelle notable.
Artisanat et pêche côtière en nette amélioration
La pêche artisanale n’est pas en reste. À Dakhla, les débarquements sont majoritairement composés de calibres T3, très prisés sur le marché. Cette amélioration qualitative s’accompagne d’une hausse sensible des prix, qui ont dépassé les 120 dirhams le kilogramme, contre environ 110 dirhams à la même période l’an dernier.
Du côté des chalutiers côtiers opérant dans les zones sud, les tailles débarquées se situent entre T3 et T5, avec des prix oscillant entre 110 et 120 dirhams. Ces résultats confirment une tendance générale à la valorisation de la ressource, bénéfique à l’ensemble des segments de la filière.
Une gestion fondée sur l’expertise scientifique
Les performances enregistrées sont le fruit d’une politique de gestion rigoureuse, appuyée par l’expertise scientifique. Les évaluations menées par l’Institut National de Recherche Halieutique ont mis en évidence une amélioration significative de la biomasse du poulpe, permettant une révision à la hausse des quotas alloués.
Au sud de Boujdour, les quotas ont ainsi augmenté de 27 à 31 pour cent par rapport à la campagne 2024, un indicateur fort du bon état du stock. Cette évolution confirme que les périodes de repos biologique et les restrictions spatiales produisent des effets positifs durables, tant sur le plan biologique qu’économique.
Un cadre réglementaire strict pour préserver la ressource
La campagne hivernale 2026 a officiellement débuté le 1er janvier, à la suite de la publication des décisions ministérielles fixant les conditions de reprise de l’activité, après un repos biologique de trois mois et demi, étendu du 16 septembre au 31 décembre 2025.
Dans une logique de préservation proactive, la pêche a été interdite pendant un mois à l’intérieur de la bande des huit milles marins entre Boujdour et Tan-Tan, du 3 janvier au 2 février 2026. Cette mesure vise à protéger les juvéniles, particulièrement abondants dans cette zone, et à garantir la durabilité du stock conformément aux recommandations scientifiques.
Contrôle renforcé et perspectives encourageantes
Le Secrétariat d’Etat a également mis en place un dispositif de contrôle strict, en coordination avec les autorités locales, la gendarmerie et la Marine royale. Les directions centrales et les délégations des pêches maritimes sont mobilisées pour assurer le suivi et l’application rigoureuse des règles encadrant la campagne.
À la lumière de ces premiers résultats, la campagne hivernale 2026 s’annonce porteuse d’opportunités pour les professionnels du secteur. Elle illustre la capacité du modèle marocain de gestion halieutique à concilier performance économique, valorisation des produits et préservation durable des ressources marines.