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Rabat lance son Florilège culturel sous le signe des villes intelligentes
« À l’heure où les défis environnementaux croisent les mutations numériques et sociales, il devient indispensable de repenser nos modèles urbains et notre relation à la ville comme espace de vie collective, de créativité et d’interaction humaine. La ville n’est plus seulement une structure physique, mais un miroir de notre capacité à nous adapter sans renoncer à nos valeurs ni à notre humanité. » (Abdelkrim Bennani)
La 7e édition du Florilège culturel s’est ouverte à Rabat sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Consacrée aux villes intelligentes et aux solutions numériques pour la résilience urbaine, cette manifestation réunit experts, décideurs et acteurs culturels autour d’une réflexion stratégique sur l’avenir des territoires marocains.
Un rendez-vous placé sous le signe de l’innovation urbaine
La septième édition du Florilège culturel s’est ouverte mardi à l’Académie du Royaume du Maroc, sous le thème Villes intelligentes durables et solutions digitales innovantes pour renforcer la résilience urbaine. Organisé par l’association Ribat Al Fath pour le développement durable, l’événement vise à analyser les cadres théoriques et pratiques des villes intelligentes, à explorer les solutions numériques émergentes et à mettre en dialogue les expériences marocaines et internationales.
L’objectif est clair : mieux comprendre les leviers capables d’améliorer la qualité de vie des citoyens, d’optimiser la gestion des ressources urbaines et de renforcer la résistance des territoires face aux crises climatiques, sociales et technologiques.
Une vision nationale guidée par la transition numérique
Dans un message lu en son nom, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, a salué la Vision Royale qui oriente la transition numérique du Royaume. Selon elle, le Maroc avance progressivement vers des modèles urbains intelligents fondés sur les données ouvertes, la numérisation, les énergies propres et le développement de plateformes innovantes.
Elle a rappelé les chantiers engagés par son département : numérisation des procédures d’urbanisme, création de plateformes territoriales de données, promotion de l’efficacité énergétique dans le bâtiment et modernisation de l’éclairage public. Le ministère accompagne également les petites et moyennes villes dans l’adoption de modèles urbains innovants tout en préservant les pratiques traditionnelles en milieu rural.
Penser la ville autrement

Abdelkarim Bennani, président de l’Association Ribat Al Fath
Pour Abdelkarim Bennani, président de l’Association Ribat Al Fath, cette édition réaffirme l’engagement du Maroc en faveur d’un avenir urbain conciliant connaissance, durabilité, innovation et culture. Dans un monde en transformation accélérée, la ville doit être repensée comme un espace de vivre-ensemble et de créativité. Elle devient, selon lui, un miroir de notre capacité d’adaptation, sans renier l’identité ni la sensibilité collective.
Une vidéo institutionnelle, Maroc 2030 – Smart cities et résilience urbaine, a illustré les initiatives nationales en matière d’intégration technologique pour renforcer la durabilité des villes marocaines.
Un espace d’idées, de débats et de création
Le Florilège culturel réunit experts marocains et étrangers, décideurs publics, acteurs associatifs, artistes et jeunes innovateurs. Conférences, tables rondes et assises scientifiques abordent les thèmes de l’intelligence numérique, de la résilience territoriale et de l’usage des données. Des ateliers thématiques, lectures, expositions et un hackathon consacré à IA et villes résilientes 2030 enrichissent le programme.
Plus qu’un simple événement, le Florilège se veut une plateforme multidimensionnelle où se croisent réflexion culturelle, politiques urbaines et technologies émergentes. Il met en lumière les défis et opportunités des villes intelligentes face aux pressions climatiques, démographiques et numériques.
Voici par ailleurs le discours d’ouverture de Abdelkrim Bennani
Un moment national marqué par la fierté et la reconnaissance
« Nous inaugurons aujourd’hui la septième édition de l’Iklil culturel, après des journées mémorables couronnées par une victoire éclatante : la reconnaissance internationale, par les Nations unies, des droits inaliénables du Maroc sur son unité territoriale. Un succès attribué à la politique sage, stratégique et clairvoyante d’un Roi qui a posé les fondations d’une nouvelle épopée nationale, bâtie sur l’unité et l’élévation du pays vers les plus hauts sommets de dignité et de fierté.
« Cette rencontre coïncide également avec l’heureuse annonce de l’adoption, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du 9 décembre comme Journée nationale de la médiation institutionnelle, une date porteuse de « significations symboliques et juridiques lui conférant une place particulière dans la mémoire institutionnelle », dédiée au renforcement des principes d’équité et de justice, selon le communiqué de l’Institution du Médiateur.
« Les Marocains sont en droit d’être fiers de ces réalisations, fruits d’un engagement constant pour construire l’avenir, consolider les acquis, mobiliser les forces vives du pays et déjouer toutes les manœuvres dirigées contre la nation.
Le rôle déterminant de la société civile
« La société civile marocaine, dans toute sa diversité, contribue activement à la dynamique nationale de développement économique, social, culturel et juridique. Partout dans le Royaume, les associations se mobilisent comme une ruche en activité, innovent, créent et participent à l’édification d’un projet collectif sous la conduite du Souverain.
« La Fondation Ribat Al Fath s’inscrit pleinement dans cette mobilisation. Depuis sa création, elle œuvre à diffuser la culture, encourager le débat serein et constructif, ouvrir des espaces de réflexion aux chercheurs, intellectuels et acteurs publics, et favoriser l’excellence, la créativité et le dialogue entre disciplines et institutions.
Les villes intelligentes au cœur des débats
« C’est dans cette dynamique que s’ouvre l’Iklil culturel, placé sous le Haute Patronnage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le thème retenu cette année, déjà perceptible dans les transformations actuelles, porte sur les villes intelligentes durables et les solutions numériques pour renforcer la résilience urbaine.
« Ce choix s’inscrit dans la continuité des travaux engagés par l’Iklil, qui dès 1990 organisait, en partenariat avec le MIT, un colloque international sur l’intelligence artificielle.
« À l’heure où les défis environnementaux croisent les mutations numériques et sociales, il devient indispensable de repenser nos modèles urbains et notre relation à la ville comme espace de vie collective, de créativité et d’interaction humaine. La ville n’est plus seulement une structure physique, mais un miroir de notre capacité à nous adapter sans renoncer à nos valeurs ni à notre humanité.
« À travers ce débat, l’ambition est de construire un avenir urbain fondé sur la connaissance, la durabilité, l’innovation technologique et la préservation du patrimoine culturel comme élément fondateur de l’identité et de la mémoire collective.
Un débat enrichi par l’expertise et l’engagement
« Le thème, à la fois captivant et complexe, a réuni un groupe d’expert(e)s et de chercheur(e)s qui ont répondu avec enthousiasme à l’invitation de la Fondation Ribat Al Fath. À toutes et à tous, vont nos sincères remerciements.
« Nos remerciements s’adressent également aux ministres qui soutiennent les efforts de la Fondation, au Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume et à ses collaborateurs, au Doyen de la Faculté des sciences, ainsi qu’à la Directrice de la Bibliothèque nationale, qui ont généreusement ouvert leurs espaces pour accueillir les rencontres de l’Iklil. Une reconnaissance particulière est également due aux professionnels des médias audiovisuels, écrits et numériques pour leur accompagnement constant.
Hommage au travail de fond
« En conclusion, je souhaite saluer le travail remarquable accompli par la Commission des technologies modernes, présidée par le professeur Badr Eddine Ben Amro, Secrétaire général de la Fondation, ainsi que l’ensemble de ses membres. Ma gratitude va également à tout le personnel administratif, dont l’engagement quotidien contribue à la réussite de cet événement. »