Un héritage en mouvement : Bahija Simou relit à Paris l’histoire contemporaine du Maroc et la consécration onusienne du 31 octobre

Un héritage en mouvement : Bahija Simou relit à Paris l’histoire contemporaine du Maroc et la consécration onusienne du 31 octobre

Devant un public composé d’étudiants, de chercheurs et de membres de la communauté marocaine, Mme Simou a retracé les moments clés qui ont nourri la conscience nationale

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Paris –À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’Indépendance du Maroc et du 50ᵉ anniversaire de la Marche Verte, la Directrice des Archives Royales, Professeur Bahija Simou, a offert, mardi soir à la Maison du Maroc à Paris, une lecture dense et structurée des étapes majeures qui ont façonné l’histoire contemporaine du Royaume. Un récit jalonné de luttes, de continuités historiques et de diplomatie patiente, culminant avec la résolution adoptée le 31 octobre par le Conseil de sécurité, consacrant l’Initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine.

Une conférence qui revisite les fondements de l’indépendance

Devant un public composé d’étudiants, de chercheurs et de membres de la communauté marocaine, Mme Simou a rappelé le rôle déterminant du Roi Mohammed V dans la lutte anticoloniale. Elle a retracé les moments clés qui ont nourri la conscience nationale : l’opposition au dahir berbère, les positions prises durant la Seconde Guerre mondiale, la Conférence d’Anfa, le Discours de Tanger, avant d’évoquer l’exil, la Révolution du Roi et du Peuple et la proclamation de l’indépendance en 1956.

Elle a souligné que l’indépendance n’était ni un acte isolé ni un acquis immédiat, mais un chemin jalonné d’épreuves et de résistances, porté par une légitimité politique, religieuse et historique profondément ancrée dans la société marocaine.

La récupération des provinces du Sud : une continuité historique

Abordant la période post-indépendance, l’historienne a rappelé les étapes successives de la récupération des provinces sahariennes : la visite du Roi Mohammed V à Mahamid El Ghizlane, la rétrocession de Tarfaya en 1958, suivie de celle de Sidi Ifni en 1969. Elle a mis en relief l’épopée de la Marche Verte, inspirée par une vision à la fois stratégique, juridique et spirituelle.

Cette marche n’était pas seulement un geste politique, explique Mme Simou, mais l’aboutissement d’un processus pluriséculaire attesté par les sources, marocaines comme étrangères, confirmant les liens d’allégeance unissant les tribus sahariennes au Trône alaouite.

Elle a également rappelé le combat diplomatique mené par le Maroc devant les Nations unies puis devant la Cour internationale de justice, dont l’avis consultatif a reconnu l’existence de liens de loyauté entre les tribus du Sahara et le Maroc.

Sous Mohammed VI, une vision consolidée et une diplomatie déterminante

Mme Simou a ensuite mis en avant la dynamique d’unité nationale impulsée par le Roi Mohammed VI, marquée par de grands chantiers, une diplomatie active et des transformations profondes dans les provinces du Sud.

Elle a insisté sur la portée historique de la résolution du Conseil de sécurité adoptée le 31 octobre 2025. Cette reconnaissance explicite de l’Initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté nationale constitue, selon elle, le couronnement d’un quart de siècle d’efforts constants et cohérents du Souverain.

Pour l’historienne, ce vote est à la fois "une confirmation décisive de la légitimité de la cause nationale", "un témoignage de l’autorité internationale du Maroc" et "une étape déterminante" dans l’histoire contemporaine du Royaume.

Un récit national qui s’inscrit dans le long terme

En conclusion, Professeur Simou a rappelé que si la Marche Verte illustrait la sagesse de feu Hassan II, l’achèvement du processus d’unité territoriale sous Mohammed VI traduit une vision renouvelée et une stratégie moderne, qui ont installé durablement le Maroc dans une phase avancée de consolidation territoriale et institutionnelle.

La conférence parisienne s’est ainsi imposée comme un moment de transmission, reliant mémoire, histoire et actualité diplomatique, pour mieux éclairer les enjeux présents et futurs du Royaume.

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