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Vague de chaleur au Maroc et dans plusieurs parties du Monde, l'OMM alerte sur un puissant épisode El Niño
Un enfant plonge dans la mer devant la Tour de la Jeune Fille à Istanbul, le 28 juin 2026. (Photo de Yasin Akgul / AFP)
Le Maroc s'apprête à connaître un nouvel épisode de fortes chaleurs à partir de ce vendredi, avec des températures pouvant atteindre 46°C dans plusieurs provinces, selon la Direction générale de la météorologie (DGM). Cette situation intervient alors que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) annonce l'installation d'un épisode El Niño de forte intensité, susceptible d'accentuer les vagues de chaleur et les événements climatiques extrêmes à l'échelle mondiale dans les prochains mois. Aux Etats Unis, des millions d'Américains font face jusqu'à ce week-end à une chaleur extrême, notamment à New York et Washington, où des records de température ont été battus alors que la canicule devrait peser sur le Mondial de football.
Une vigilance orange dans plusieurs régions du Royaume
La Direction générale de la météorologie a émis un bulletin d'alerte de niveau orange annonçant une vague de chaleur qui s'étendra de vendredi à dimanche sur une grande partie du territoire national.
Les températures les plus élevées, comprises entre 42 et 46°C, sont attendues dans les provinces de Sidi Slimane, El Kelaa des Sraghna, Marrakech, Rehamna, Khémisset, Youssoufia, Fquih Ben Salah, Aousserd, Kénitra, Sidi Kacem, Settat, Chichaoua, Oued Ed-Dahab, Boujdour, Assa-Zag, Es-Semara, Tata, Zagora et Béni Mellal.
Des maximales oscillant entre 40 et 43°C concerneront également Errachidia, Sidi Bennour, Safi, Nouaceur, Mediouna, Essaouira, Larache, Tinghir, Taounate, Moulay Yacoub, Fès, Berrechid, Agadir-Ida-Ou-Tanane, Meknès, El Hajeb, Sefrou, Taroudant, Khouribga, Khénifra, Guelmim, Benslimane, Ouezzane et Taza.
Les régions côtières seront relativement épargnées, avec des températures variant entre 33 et 38°C à Skhirate-Témara, Casablanca, Mohammedia, Rabat, Salé, El Jadida et Ifrane.
Par ailleurs, de fortes rafales de vent de 75 à 85 km/h sont prévues de vendredi à 10 heures jusqu'à samedi à 23 heures dans les provinces de Tanger-Assilah et Fahs-Anjra.
L'OMM annonce un El Niño de forte intensité
Au niveau international, l'Organisation météorologique mondiale a annoncé l'installation d'un épisode El Niño dans le Pacifique tropical, qui devrait rapidement gagner en intensité entre juillet et septembre.
Selon son dernier Bulletin saisonnier sur le climat, les principaux modèles de prévision convergent vers un épisode marqué, avec des températures de surface de la mer dépassant de plus de deux degrés les normales saisonnières dans le centre et l'est du Pacifique équatorial.
La secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, indique que ce phénomène augmentera les risques de sécheresses, de fortes précipitations ainsi que de vagues de chaleur terrestres et marines dans de nombreuses régions du monde.
Des impacts attendus sur plusieurs continents
L'organisation onusienne souligne que cet épisode intervient dans un contexte déjà marqué par les effets du changement climatique, qui accentuent la vulnérabilité des populations, notamment dans les pays en développement.
Les prévisions saisonnières font état de températures supérieures aux normales sur la quasi-totalité des régions habitées de la planète. Des conditions plus sèches sont attendues notamment en Australie, dans certaines régions de l'Inde, en Amérique centrale, dans les Caraïbes, au nord-ouest de l'Amérique du Sud et dans la Corne de l'Afrique.
À l'inverse, des précipitations supérieures aux normales sont prévues dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, au nord du golfe de Guinée ainsi que dans certaines régions du sud-ouest des États-Unis.
En Europe, les projections annoncent un contraste entre un sud plus humide que la normale et un nord plus sec, même si le degré de confiance des prévisions demeure plus limité.
Face à ces perspectives, l'OMM indique avoir renforcé ses dispositifs de surveillance climatique et ses systèmes d'alerte précoce afin d'aider les gouvernements et les secteurs sensibles, notamment l'agriculture et la santé, à anticiper les conséquences de cet épisode climatique.