Virus de la grippe : un nouveau variant sous surveillance, la vaccination reste l’arme centrale

Virus de la grippe : un nouveau variant sous surveillance, la vaccination reste l’arme centrale

L’OMS a confirmé l’émergence et l’expansion rapide d’un nouveau sous-clade du virus de la grippe A(H3N2), connu sous le nom J.2.4.1 ou sous-clade K. Malgré cette diffusion rapide, les données disponibles ne montrent pas, à ce stade, d’augmentation de la gravité des infections associées à ce nouveau variant

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Un nouveau variant du virus de la grippe connaît une propagation rapide à l’échelle mondiale, suscitant une vigilance accrue des autorités sanitaires. Pour l’Organisation mondiale de la santé, cette évolution ne remet toutefois pas en cause l’essentiel : la vaccination demeure la protection la plus efficace contre les formes graves de la maladie, dans un contexte marqué par une saison grippale précoce et une recrudescence des virus respiratoires.

Une saison grippale plus précoce et plus intense

Dans l’hémisphère Nord, la grippe a fait son apparition plus tôt que prévu cette année. Selon l’OMS, cette avance s’accompagne d’une circulation simultanée d’autres virus respiratoires, contribuant à une pression accrue sur les systèmes de santé. Lors d’un point de presse à Genève, la docteure Wenqing Zhang, cheffe de l’unité des menaces respiratoires mondiales, a souligné que cette dynamique saisonnière exige une vigilance renforcée, notamment à l’approche des périodes de rassemblements et de déplacements liés aux fêtes.

Un nouveau sous-clade qui se diffuse rapidement

L’OMS a confirmé l’émergence et l’expansion rapide d’un nouveau sous-clade du virus de la grippe A(H3N2), connu sous le nom J.2.4.1 ou sous-clade K. Détecté pour la première fois en août en Australie et en Nouvelle-Zélande, ce variant a depuis été identifié dans plus de trente pays. Malgré cette diffusion rapide, les données disponibles ne montrent pas, à ce stade, d’augmentation de la gravité des infections associées à ce nouveau variant.

Des virus en constante évolution

Les responsables de l’OMS rappellent que l’évolution génétique des virus grippaux est un phénomène bien connu. Cette variabilité explique la nécessité d’actualiser régulièrement la composition des vaccins. À travers le Système mondial de surveillance et de riposte à la grippe, l’OMS analyse en continu les mutations virales et publie deux fois par an des recommandations sur les souches à intégrer dans les vaccins saisonniers.

Le nouveau variant J.2.4.1 n’est pas inclus dans la formulation des vaccins actuellement utilisés dans l’hémisphère Nord. Toutefois, les premières données disponibles indiquent que ces vaccins continuent de protéger efficacement contre les formes graves de la maladie et de réduire le risque d’hospitalisation.

La vaccination, pilier de la prévention

Chaque année, la grippe saisonnière touche environ un milliard de personnes dans le monde. Parmi elles, jusqu’à cinq millions développent des formes sévères, entraînant entre 290.000 et 650.000 décès. Face à ce fardeau sanitaire, l’OMS insiste sur le rôle central de la vaccination, en particulier pour les personnes âgées, les malades chroniques, les femmes enceintes et les professionnels de santé.

Des estimations préliminaires publiées récemment au Royaume-Uni montrent que le vaccin affiche une efficacité d’environ 75 pour cent contre les formes graves et les hospitalisations chez les enfants, et d’environ 35 pour cent chez les adultes. Des chiffres jugés significatifs dans un contexte de circulation virale accrue.

Renforcer la surveillance et la préparation

À l’approche de la période des fêtes, l’OMS met en garde contre un possible rebond des infections respiratoires. Elle appelle les pays à renforcer leurs campagnes de vaccination, à améliorer les capacités de diagnostic et à consolider la surveillance épidémiologique. La participation au réseau GISRS, qui regroupe des centres de surveillance dans 130 pays et plusieurs laboratoires de référence, est également jugée essentielle pour anticiper l’évolution des virus et adapter les réponses de santé publique.

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