Au PAM, l’heure est aux vendeurs de singes

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Le spectacle affligeant qu?offre le PAM me ram?ne ? un passage des M?moires de Colin Powell, Un enfant du Bronx. Lorsque le premier g?n?ral noir ? ?tre nomm? chef des ?tats-majors des arm?es am?ricaines est entr? en fonction, il s?est impos? une r?gle?: ne jamais mettre son ego dans ses projets ou propositions. De telle mani?re que s?il leur arrivait d??tre rejet?s ou ?chouaient, il n?en concevrait aucune amertume et son int?grit? resterait enti?re.

A sa cr?ation, le PAM ?tait port? par un homme, Fouad Ali El Himma, au charisme et ? l?aura n?cessaires pour r?ussir une alchimie de prime abord improbable. Lorsqu?elle a ?t? jou?e, la carte ?tait bonne. Mais l?histoire, par un de ses tours qu?elle affectionne, a proc?d? ? une nouvelle distribution. L?homme a ?t? retrouver sa destin?e, changeant d?autant plus la donne. C?est facile ? dire quand la partie a ?t? jou?e, mais il fallait en prendre acte, tant il ?tait ?vident que les jeux ?taient faits.

Ce n?est pas faute d?avoir essay?, mais le PAM ressemble d?sormais ? une cocotte qui bout ? ciel ouvert. Les dissensions qui y s?vissent prennent les allures d?une lutte de clans sur fond de rivalit?s tribales sans rapport avec son projet initial de fusion de tous les ADN, de sensibilit?s diff?rentes et d?id?es porteuses de modernit?.

En lieu et place on a droit ? des comit?s de salut et des groupes de nettoyage sur lesquels le pr?c?dent secr?taire g?n?ral, Ilias El Omari jetterait de l?huile. A en croire Abdellatif Ouahbi.

A la conf?rence de presse qu?il a convoqu?e, le s?millant avocat, membre du Bureau politique du PAM, s?est pr?sent? en acteur central d?une guerre de plus en plus sans merci. Pourquoi pas, du moment qu?un bataillon de journalistes a accouru et une for?t de micros s?est tendue pour cueillir ses mises en demeure ? l?adresse du pr?sident de la R?gion Tanger-T?touan-Al Hoceima.

Au d?tour d?une de ses vocif?rations, son ultimatum recouvre une menace ? peine voil?e?: ??Si Ilais El Omari n?observe pas ses limites, je raconterais tous les d?tails. Vous me connaissez, je ne cache rien, d?ailleurs je dis toujours aux gens de ne rien me raconter, car un jour ou l?autre je divulgue tout.??

Voil? un homme qui a du moins l?honn?tet? de ne pas vendre des illusions sur sa personne, n?anmoins et jusqu?? nouvel ordre, Abdellatif Ouahbi reste dans le registre de ??retenez-moi sinon je fais un malheur??. Ce qui laisse sur sa faim un parterre qui a soif des secrets (sur qui?? sur quoi??), qu?Ilias El Omari lui aurait confi?s, certainement autour d?un verre de th? ? la menthe, un soir de d?prime, ou de s?duction, o? il se serait laiss? aller aux confidences. A un journaliste qui insiste, l?avocat reprend le dessus sur le politique?: ??nous sommes dans une conf?rence de presse pas dans un interrogatoire??.

Pouvait-on mieux mimer celui qui vend le singe et rit de celui qui l?a achet???

Si on ne l?avait pas encore compris, maintenant on est fix?s. Au PAM, on est dans un vrai d?bat d?id?es sur des divergences de fond qui rendent les interpellations et les ?changes, comment dirais-je, propres?? Sans t?ches?? Immacul?es?? ?Rayez la mention qui vous paraitrait.

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