Antony Blinken au Maroc pour consolider un partenariat sécuritaire régional

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Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre de jeunes femmes marocaines dans le domaine des STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), dont certaines ont participé au Space Camp aux États-Unis, dans le quartier de la Médina de Rabat, au Maroc, le 29 mars 2022. M. Blinken est en visite au Maroc le 29 mars pour discuter des questions de sécurité en Afrique du Nord et rencontrer le dirigeant de facto des Émirats arabes unis, Mohammed bin Zayed al-Nahyan. L'invasion russe

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Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, effectue mardi une visite au Maroc pour consolider un partenariat stratégique régional dans un climat de tensions au Maghreb et dans le Golfe, après avoir rencontré en Israël des alliés arabes.

M. Blinken a été reçu en fin de matinée par son homologue marocain, Nasser Bourita, présent lundi à la réunion inédite dans le désert israélien du Néguev avec trois autres ministres arabes.

Outre le Premier ministre Aziz Akhannouch, il rencontrera aussi au Maroc le prince héritier d'Abou Dhabi et dirigeant de facto des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, dont les relations avec son traditionnel allié américain ont été "mises à l'épreuve" après une série de désaccords.

Le secrétaire d'Etat achèvera sa tournée régionale mercredi par une étape en Algérie, rivale du Maroc en Afrique du Nord et alliée de la Russie.

Lors de ces déplacements, ses entretiens porteront sur la sécurité bilatérale et régionale, la lutte antiterroriste au Sahel, les droits humains mais aussi l'impact économique du conflit en Ukraine, comme la flambée des matières premières et le risque de pénurie de blé, selon des responsables américains.

"Nous savons que cette calamité est vivement ressentie au Moyen-Orient et en Afrique du nord, où la plupart des pays importent au moins la moitié de leur blé", a expliqué une responsable du département d'Etat, Yael Lempert, avant la visite.

A Rabat, la question du Sahara, priorité de la diplomatie marocaine, devrait figurer tout en haut de l'agenda.

"Une nouvelle fois, la cause nationale, après la reconnaissance par les Etats-Unis de la marocanité du Sahara (ndlr: en décembre 2020), dominera cette visite", a souligné l'historien marocain Moussaoui Ajlaoui dans un entretien avec le site d'information Le360.

Dans un communiqué, le département d'Etat a réitéré le soutien américain au plan d'autonomie -- "sérieux, crédible et réaliste" -- présenté par le Maroc pour régler le "différend" qui l'oppose depuis des décennies aux indépendantistes sahraouis soutenus par Alger.

Parallèlement, Washington a assuré l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, Staffan de Mistura, de son appui pour relancer le "processus politique" sous l'égide des Nations unies.

"Intérêts communs" 

Le département d'Etat a par ailleurs vanté un "partenariat stratégique enraciné dans des intérêts communs en faveur de la paix, la sécurité et la prospérité" de la région.

Concernant la guerre en Ukraine, le Maroc n'a pas participé aux deux votes de l'Assemblée générale de l'ONU condamnant la guerre russe, se gardant ainsi de prendre position dans le conflit tout en réitérant sa position initiale opposé à la solution des problèmes par la force et à l’atteinte à l’intégrité territoriale.

Par ailleurs, Antony Blinken aura l'occasion de discuter de sécurité régionale avec le prince Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, dit "MBZ", l'homme fort des Emirats arabes unis, qui a une résidence au Maroc.

A l'instar d'Israël, les Emirats et le Maroc font front commun contre l'Iran, tandis que les Etats-Unis cherchent à relancer l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran, censé l'empêcher de se doter de la bombe atomique en échange de la levée des sanctions internationales.

En outre, les Emirats font partie d'une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui vient en aide depuis 2015 au gouvernement du Yémen, en guerre contre les rebelles Houthis, proches de l'Iran.

A Alger, M. Blinken poursuivra ses discussions sur la coopération sécuritaire -- en particulier au Sahel -- et la crise ukrainienne.

Le diplomate américain pourrait ainsi évoquer la réouverture du gazoduc Maghreb-Europe, qui permettrait de réduire la dépendance des pays de l'Union européenne au gaz russe.

Ce pipeline desservant l'Espagne et transitant par le Maroc a été fermé en octobre par l'Algérie à la suite de la rupture à l’initiative d’Alger de ses relations diplomatiques avec Rabat en août 2021.