Politique
Le Maroc vainqueur, toujours, en Afrique, par elle et pour elle -Par Talâa Saoud Al Atlassi
L’acteur et disc-jockey britannico-sierra-léonais, Idris Elba à la cérémonie d'ouverture de la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football : Avant même cette finale empoisonnée, le Maroc était déjà le principal vainqueur, avec l’Afrique et pour elle. Il n’a pas remporté la coupe, mais a gagné l’essentiel : la portée politique et symbolique de l’événement
Au-delà du résultat sportif, la 35e Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc s’est transformée en révélateur politique et diplomatique. Entre tensions, rumeurs et rivalités, le Royaume a converti l’événement, explique Tallaa Saoud Al Atlassi, en levier d’influence continentale et en démonstration de son ancrage africain.

Talaa Saoud Al Atlassi
Une finale qui ouvre un autre récit
La 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations devait s’achever avec sa finale. Mais ce dernier chapitre a en réalité inauguré une autre trajectoire, marquée par une hostilité infiltrée au cœur de la célébration africaine afin de la retourner contre le Maroc. Cette stratégie visait à perturber les dynamiques d’interaction maroco-africaines qui ont renforcé sa profondeur populaire.
Malgré les accrochages, les manœuvres, la guerre des rumeurs et même certaines décisions arbitrales de la Confédération africaine de football, l’élan continental de la compétition n’a pas été entamé.
Le Sénégal tourne la page
Le Sénégal a clos l’épisode conflictuel en décidant de ne pas poursuivre les recours liés au match. Cette décision semble liée à la nouvelle vitalité des relations sénégalo-marocaines après la réunion ministérielle conjointe tenue à Rabat la semaine précédente. L’avenir du partenariat entre les deux pays l’a emporté sur la dérive d’une rencontre sportive vers un terrain de tensions.
Une victoire au-delà du trophée
Avant même cette finale empoisonnée, le Maroc était déjà le principal vainqueur, avec l’Afrique et pour elle. Il n’a pas remporté la coupe, mais a gagné l’essentiel : la portée politique et symbolique de l’événement. Ses principaux objectifs ont été atteints, pour lui et pour son africanité.
Le fait de le présenter ensuite comme auteur d’excès alors qu’il en a été la victime a surpris jusqu’aux instigateurs des troubles eux-mêmes. Le Maroc a fait appel de la décision disciplinaire dans l’espoir d’un jugement fondé sur les faits et d’une clôture de ce chapitre de perturbations.
Messages royaux et diplomatie africaine
Après la dispersion du rassemblement africain, le Roi Mohammed VI a refermé la parenthèse de la polémique. Le communiqué du Cabinet royal a salué la réussite de la compétition, la performance de l’équipe nationale et la gestion d’une joie africaine sportive et humaine.
Ces messages exprimaient la vision d’un souverain marocain et d’un dirigeant africain pour un pays profondément enraciné dans le continent et ambitieux pour son développement et celui de l’Afrique.
Sport et instrumentalisation politique
Les attaques visant la compétition n’étaient pas sportives dans leur objectif ni dans leur contenu. Elles ont mobilisé la matière sportive à des fins politiques, relayées par une orchestration de désinformation provenant d’Algérie, d’Espagne, d’Afrique du Sud ou de sources anonymes, en fait des trolls.
Le développement global du Maroc et l’élargissement de son soutien diplomatique international, comme l’a illustré la déclaration officielle de l’Union européenne soutenant l’option d’autonomie pour le Sahara marocain, inquiètent, comme l’a illustré la déclaration officielle de l’Union européenne soutenant l’option d’autonomie pour le Sahara marocain.
Développement, diplomatie et unité territoriale
La stratégie marocaine de défense de son unité nationale a réussi en intégrant la dynamique territoriale dans l’effort de développement économique, social, démocratique et diplomatique. Le soutien international au plan marocain constitue ainsi une validation de l’ensemble de ses réalisations.
L’invitation adressée par le président américain Donald Trump au Roi Mohammed VI pour rejoindre le Conseil international de la paix renforce encore sa position africaine et irrite ses adversaires.
L’Afrique apparaît comme un futur théâtre des rivalités internationales, déjà visibles en Libye, au Soudan, au Sahel ou dans la Corne de l’Afrique. Le Maroc s’y prépare en renforçant ses capacités économiques, militaires et diplomatiques afin de tirer profit des évolutions tout en évitant leurs chocs.
Cette trajectoire fait du Royaume une cible privilégiée pour ceux qui ont affaibli leur propre position en concentrant leurs efforts contre lui.
Aujourd’hui, le Maroc bénéficie d’une fluidité d’action internationale acquise au fil des décennies grâce à une vision stratégique royale soutenue par une dynamique populaire.
Les tentatives de l’atteindre devraient s’intensifier, mais elles stimulent paradoxalement son énergie de développement. Sa volonté d’avancer grandit par sa pratique même, et ses réalisations lui permettent de surmonter défis et hostilités.