Mustapha Ramid et sa secrétaire : On a beau dire que c’est trop beau pour être vrai, c’est bel et bien la vérité

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Trop beau (ou trop laid) pour être vrai ! C’est ce qu’on se dit quand commence à circuler l’information sur la secrétaire de l’avocat Ramid, décédée sans qu’elle soit déclarée à la CNSS. Le mensonge, généralement, plus gros c’est, mieux ça passe, mais dans cette affaire, même cet adage, conçu pour faire avaler des couleuvres, ne se vérifie pas.

Au Quid on a attendu 72 heures dans l’espoir qu’un démenti, qu’une copie attestant l’affiliation de la secrétaire de Mustapha Ramid, au service de son cabinet depuis 24 ans, viennent d’un ministre d’habitude prompt à la détente. Là non plus rien. Un silence strident. De ces silences qu’on entend à mille lieues au large des océans. 

Si l’on voit les choses de plus près, c’est en somme, en présence d’une affaire banale que les Marocains se retrouvent. Au Maroc, la densité de salariés non déclarés, c’est par milliers au mètre carré qu’on les compte. Pas de quoi fouetter une secrétaire morte sans jamais avoir eu une vie à la CNSS.  Mais Mustapha Ramid qui n’est pas n’importe qui, est loin d’être un mortel ordinaire. 

Mustapha Ramid est une figure islamiste parmi celles qui comptent au point d’en mériter le poste de ministre d’Etat, deuxième personnage du gouvernement.  Il est en charge des Droits de l’homme, dont l’un des plus élémentaires est l’affiliation d’un employé à la CNSS.  Il a été aussi ministre de la Justice censée redresser les torts. Auparavant, il été le fondateur du Forum Al Karama (la dignité), rival islamiste sur le terrain des Droit de l’Homme de l’OMDH et de l’AMDH.  

L’avocat qu’il a été dans le civil et l’ancien ministre de la Justice qu’il fut sait ce que tout cela veut dire : des circonstances aggravantes. A sa décharge, on ne peut même pas invoquer le coup fourré des services qui l’auraient pris en flagrant délit au lever du soleil comme son frère au MUR, Moulay Omar Ben Hamad, avec son amour caché, la sœur Fatima Nejjar qui pour sa défense avait déclaré n’être là que pour l’aider à venir. Ou encore soupçonner le complot de facebbokeurs malveillants qui avaient mis en ligne la photo de Mohamed Yatim, alors ministre islamiste du travail, filant le grand amour avec sa dulcinée extraconjugale (à l’époque) sur les Champs Elysées parisiens.

Non, la seule façon de défendre Mustapha Ramid, sans savoir ce qu’elle vaut, c’est de le remettre dans son codex édité il y a quatorze siècles, la charia, qui ne prévoyait pas dans ses commandements la CNSS. Trop en avance sur l’ère de la Révélation. Incidemment on peut ajouter que le ministre des Droits de l’Homme, littéraliste du Saint Coran, prend les Droits de l’Homme à la lettre, ils ne concernent pas les femmes.  

 

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