Une mobilisation qui s’essouffle et persiste

Une mobilisation qui s’essouffle et persiste

Cette jeunesse branchée plus virtuel que réel et sans porte-parole identifiable incarne une forme inédite d’expression politique. Si son influence reste difficile a mesurer, GenZ 212 a déjà imposé un nouveau ton dans l’espace public marocain

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GenZ 212, est traversé par des dissensions et un apparent essoufflement, beaucoup reprochant à ses admin leur anonymat mais aussi à sa propension à s’enferrer dans les débats qu’ils organisent sur leur site avec des figures controversées des générations précédentes. Le mouvement n’en continue pas moins d’appeler a des sit-in. Samedi, à peine quelques dizaines de jeunes se sont retrouvés à Rabat, en grande partie un mélange d’islamistes et de gauchiste. Pas plus nombreux à Casablanca et Tanger, ils brandissant des drapeaux pirates inspirés du manga One Piece, devenu symbole d’une génération en quête d’espace d’expression.

« Détenus, restez sereins, nous poursuivrons la lutte ! », ont scandé les quelques manifestants devant le Parlement à Rabat. Le mouvement déjà peu massif à ses débuts, qui espérait une participation plus large, semble marquer le pas après un discours royal qui, sans évoquer directement la contestation, a exhorté le gouvernement à accélérer les réformes sociales.

Cette jeunesse branchée plus virtuel que réel et sans porte-parole identifiable incarne une forme inédite d’expression politique. Si son influence reste difficile a mesurer, GenZ 212 a déjà imposé un nouveau ton dans l’espace public marocain, révélant un profond désir de participation, de justice sociale et de transparence.

 Un étudiant interpellé lors d'une manifestation du collectif de jeunes GenZ 212, qui réclame des réformes sociales et politiques au Maroc, a été condamné à un an de prison, a annoncé vendredi un de ses avocats à l'AFP.

Il s'agit de la première condamnation à une peine de prison ferme rendue publique concernant un jeune arrêté lors d'un rassemblement du mouvement.

Cet étudiant, poursuivi pour "participation à un rassemblement non autorisé et non armé" et pour "outrage à la police judiciaire par déclaration de fausses informations", a été condamné jeudi à Casablanca (ouest),

Selon la loi marocaine, le premier chef d'accusation est passible de un à trois mois de prison, et le deuxième de six mois à un an.

Le tribunal "a retenu la peine maximale", a précisé l’avocat Me Nouini, sans pouvoir confirmer quelles accusations avaient été retenues pour la condamnation.

D'après Mohamed Nouini, il a été arrêté le 30 septembre "à la suite" d'un rassemblement du collectif.

Et selon le site Hespress, qui cite un autre avocat de la défense, Mohamed Lakhdar, sa présence sur les lieux de la mobilisation relevait "d'une coïncidence malheureuse", alors qu'il se trouvait à Casablanca pour une visite familiale.

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