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Arrivées massives à Sebta : l’Espagne annonce des retours vers leur point de départ
Cette image extraite d'une vidéo de l'AFP montre des candidats à l’émigration atteignant le rivage de la ville Sebta, dans le nord du Maroc, le 30 juillet 2026. ( Lucia Diaz / AFP)
Plusieurs centaines de candidats à la migration ont atteint jeudi Sebta, à la nage ou par voie terrestre, portant à plus de 1.500 le nombre d’arrivées enregistrées ces derniers jours. Alors que les centres d’accueil sont saturés, les autorités espagnoles font état de Neuf morts dont les corps ont été repêchés, sans donner plus de précisions. Madrid annonce une mobilisation renforcée et des transferts vers leur point de départ dans le cadre de la coopération bilatérale Maroco-espagnole.
Plusieurs centaines de personnes sont entrées illégalement jeudi dans la ville Sebta, venant s'ajouter au plus de 1.500 arrivées de migrants "ces derniers jours" selon les autorités régionales qui ont annoncé qu'au moins une personne était décédée lors du trajet.
Des dizaines de personnes, la plupart très jeunes, sont arrivées, pour certaines à la nage, depuis le Maroc voisin sur les côtes de la ville, selon des images filmées par une journaliste de l'AFP.
Certains de ces migrants, des hommes et des adolescents dans leur écrasante majorité, sont entrés par un poste-frontière situé au sud de ce territoire de 18,5 km2.
Certains migrants ont lancé des "au revoir le Maroc, bonjour l'Espagne !" à leur arrivée ; des bouées, des palmes et des combinaisons en néoprène jonchaient une plage de la ville jeudi matin, a constaté l'AFP.
Il s'agit de l'arrivée de migrants la plus importante depuis 2021, quand plus de 10.000 personnes avaient traversé en deux jours pour atteindre Sebta.
Côté marocain, un correspondant de l'AFP a vu des centaines de personnes, dont des mineurs, rassemblées en début d’après-midi jeudi à la frontière entre la ville marocaine de Fnideq et Ceuta, au nord du royaume.
Elles ont afflué à la suite de rumeurs selon lesquelles la frontière ouvrirait à l'aube jeudi, d'après des témoignages recueillis sur place.
Retour "dès que possible" au Maroc
Plus de 1.500 personnes sont arrivées "ces derniers jours", à un rythme de "200 personnes par jour" en moyenne, avait indiqué le président le président de la ville autonome de Ceuta, Juan Vivas, parlant d'urgence "absolue" dans des centres d'accueil "débordés et saturés".
"Aujourd'hui, la situation est encore pire : davantage d'arrivées, des ressources débordées et une nouvelle vie perdue en mer", a-t-il écrit sur X.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé sur X que son gouvernement avait mobilisé "toutes les ressources nécessaires" pour "apporter une réponse immédiate à la situation à Ceuta".
Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a annoncé qu'il se rendrait à Ceuta vendredi "pour suivre l'évolution de la situation" et rencontrer les autorités locales, saluant aussi la "coopération exemplaire" avec le Maroc.
Les deux pays mettront en œuvre "des mesures pour le transfert" vers le Maroc "dès que possible, de toutes les personnes qui sont entrées illégalement à Ceuta", a-t-il ajouté.
Mais l'opposition s'est emparée du sujet. Le patron du parti d'opposition de droite (Parti populaire), Alberto Núñez Feijóo a ainsi dénoncé "une situation désespérée" et "une crise de sécurité nationale".