Cancer de la prostate: un nouveau traitement prolonge la survie des patients

Cancer de la prostate: un nouveau traitement prolonge la survie des patients

Avec ce nouveau traitement, "on rajoute deux ans de survie supplémentaire" aux patients, explique le professeur Karim Fizazi, oncologue spécialisé dans les cancers génito-urinaires, directeur général du Centre Oscar Lambret de Lille.

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Une équipe de chercheurs lillois a mis au point un traitement complémentaire sous forme d'hormonothérapie de seconde génération, permettant de prolonger la survie des patients atteints de cancer de la prostate avec métastases, révèle une étude du Centre Oscar Lambret.

 "L'ajout d'un troisième médicament au traitement des cancers de la prostate métastasés augmente la survie des personnes atteintes de manière significative, deux ans en moyenne", selon les résultats de cette étude relayée par les médias de l'Hexagone.

 Les conclusions de cette étude viennent d’être présentées au congrès de la Société européenne d'oncologie médicale (Esmo), tenu à Madrid, souligne la même source, précisant qu’il s'agit d'un traitement complémentaire sous forme d'hormonothérapie de seconde génération.

 Avec ce nouveau traitement, "on rajoute deux ans de survie supplémentaire" aux patients, explique le professeur Karim Fizazi, oncologue spécialisé dans les cancers génito-urinaires, directeur général du Centre Oscar Lambret de Lille.

 Le cancer de la prostate, relève-t-il, se soigne efficacement lorsqu'il est diagnostiqué à un stade précoce, mais lorsque des métastases sont déjà présentes au moment du diagnostic, le pronostic est beaucoup moins favorable, avec une survie qui ne dépasse généralement pas quatre ans.

 Selon le chercheur, le patient "gagne en durée de vie totale et surtout en durée de vie sans symptôme et sans que le cancer enquiquine les patients". Le traitement sous forme de comprimés, qui s’ajoutent aux traitements habituels, "offre l’avantage d'être bien toléré et c'est une très bonne nouvelle pour nos patients", se réjouit l’oncologue.

 Les résultats montrent une amélioration très significative de la survie à long terme, note l'étude. Sept ans après leur diagnostic, la moitié des patients ayant bénéficié de cette association de trois médicaments étaient encore en vie, contre seulement un tiers des patients traités sans l'ajout de cette nouvelle hormonothérapie.

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