Actu
Budget 2027 : la fiscalité porte la hausse des recettes de l’État
La fiscalité fournirait l’essentiel des ressources, avec 423,5 milliards de dirhams, soit environ 22 % du PIB. Sa progression atteindrait 15,6 % par rapport aux prévisions retenues dans la loi de finances 2026
Les recettes ordinaires nettes de l’État devraient atteindre 470,1 milliards de dirhams en 2027, en hausse de 8,6 % par rapport aux prévisions de la loi de finances 2026. Portée par les ressources fiscales, cette progression accompagnerait une augmentation des dépenses de 8,3 %. Le déficit budgétaire serait ramené à un niveau représentant 3 % du PIB.
Une mobilisation accrue des ressources fiscales
Le rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de finances 2027 mise sur la dynamique de l’activité économique et les effets de la réforme fiscale pour renforcer les recettes publiques. L’évolution des différentes composantes de la demande intérieure et extérieure devrait soutenir cette mobilisation.
Les recettes ordinaires nettes attendues, hors part de la TVA versée aux collectivités territoriales, s’établiraient ainsi à 470,1 milliards de dirhams. Ces estimations sont publiées sur le site du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.
La fiscalité fournirait l’essentiel des ressources, avec 423,5 milliards de dirhams, soit environ 22 % du PIB. Sa progression atteindrait 15,6 % par rapport aux prévisions retenues dans la loi de finances 2026, un rythme supérieur à celui de l’ensemble des recettes ordinaires.
Les impôts directs en première ligne
Les impôts directs devraient rapporter 202 milliards de dirhams, en augmentation de 23 %. Ils représenteraient 10,5 % du PIB et 47,7 % des recettes fiscales, constituant ainsi leur principale composante.
L’impôt sur les sociétés occuperait une place prépondérante, avec un rendement attendu de 124,8 milliards de dirhams. Les recettes de l’impôt sur le revenu seraient, pour leur part, de 71,3 milliards.
Les impôts indirects atteindraient 173,2 milliards de dirhams, soit une hausse de 8,4 %. La TVA en serait le principal moteur, avec 125,3 milliards de recettes prévues.
Les droits de douane procureraient 20,2 milliards de dirhams, en progression de 8,9 %, pour une contribution estimée à 4,8 % des recettes fiscales. Les droits d’enregistrement et de timbre augmenteraient de 17,4 %, à 28,2 milliards.
Les entreprises publiques contribuent aux recettes non fiscales
Les ressources non fiscales prévues dans le PLF 2027 s’élèveraient à 43 milliards de dirhams. Elles représenteraient 9,1 % du total des recettes ordinaires.
Les versements des établissements et entreprises publics en constitueraient la principale source, avec 28 milliards de dirhams attendus. Les cessions de participations de l’État apporteraient, de leur côté, 6 milliards.
Ces deux catégories formeraient donc l’essentiel des ressources non fiscales annoncées. Le rapport distingue ainsi les versements attendus du portefeuille public des recettes provenant des opérations de cession de participations.
Des dépenses orientées vers l’investissement et l’État social
Les dépenses totales devraient atteindre 528,8 milliards de dirhams, soit 27,4 % du PIB, en hausse de 8,3 %. Ce périmètre comprend les Services de l’État gérés de manière autonome et les Comptes spéciaux du Trésor.
Cette évolution reflète la poursuite des investissements dans les grands chantiers structurants, ainsi que les moyens consacrés au renforcement de l’État social et à l’application des engagements gouvernementaux.
Les dépenses ordinaires s’établiraient à 417,2 milliards de dirhams, représentant 21,7 % du PIB, en progression de 9,9 %.
Sur la base de ces prévisions de recettes et de dépenses, le déficit budgétaire atteindrait 58,7 milliards de dirhams en 2027, soit 3 % du PIB.