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Coopération africaine : un nouveau partenariat pour renforcer le dialogue économique et social
De D à G : Abdelkader Amara, président de l’UCESA et du Conseil économique, social et environnemental (CESE) du Maroc, et Louis Cheick Sissoko, président de l’ECOSOCC
L’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA) et le Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC) de l’Union africaine ont signé, jeudi 22 octobre à Rabat, un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération. Cet accord ambitionne de rapprocher les institutions consultatives et la société civile autour des grands défis économiques, sociaux et environnementaux du continent.
Une coopération institutionnelle renforcée
Signé par Abdelkader Amara, président de l’UCESA et du Conseil économique, social et environnemental (CESE) du Maroc, et Louis Cheick Sissoko, président de l’ECOSOCC, ce mémorandum ouvre de nouvelles perspectives de collaboration entre les deux organisations.
Il s’inscrit dans les orientations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies.
Pour Abdelkader Amara, cet accord traduit une volonté commune d’approfondir la coopération institutionnelle et de contribuer plus efficacement aux priorités du développement économique, social et humain de l’Afrique.
Le partenariat repose sur la complémentarité des missions des deux organisations. L’ECOSOCC constitue le cadre institutionnel de participation de la société civile aux travaux de l’Union africaine, tandis que l’UCESA contribue au dialogue social, à la cohésion et à l’élaboration des politiques publiques à l’échelle nationale.
Des priorités communes pour le continent
L’accord prévoit la mutualisation des expertises et le renforcement des capacités d’analyse des deux institutions afin de mieux anticiper les défis émergents.
Il permettra également d’organiser des consultations sur les grandes problématiques africaines et de formuler des propositions susceptibles d’enrichir les réflexions et les travaux de l’Union africaine.
Abdelkader Amara a particulièrement insisté sur les enjeux liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), à la transition énergétique, à l’innovation, à la souveraineté alimentaire et à l’emploi des jeunes.
Ces différents chantiers nécessitent, selon lui, une mobilisation accrue des acteurs économiques et sociaux autour d’objectifs communs, dans une logique de concertation et de développement partagé.
De la concertation aux résultats concrets
De son côté, Louis Cheick Sissoko a souligné la convergence des missions des deux institutions, rappelant leur conviction commune : « le développement de l’Afrique ne peut pas se décider sans ceux qui le vivent et le construisent au quotidien ».
Il a réaffirmé le rôle central de l’ECOSOCC, organe consultatif de l’Union africaine chargé de porter la voix de la société civile dans l’élaboration des politiques continentales.
Estimant que « le temps des grandes déclarations doit céder la place à celui des résultats », il a insisté sur la nécessité de traduire cette coopération en initiatives concrètes.
Le mémorandum prévoit notamment des consultations régulières, des activités de mise en relation des membres des deux organisations et une coordination renforcée autour de l’Agenda 2063, des Objectifs de développement durable, de la libre circulation et de la ZLECAf.
L’objectif est de donner davantage de place à la concertation institutionnelle et à la participation de la société civile dans la construction des politiques de développement africaines.