Les lycéens ont la journée de samedi en ligne de mire

Les lycéens ont la journée de samedi en ligne de mire

Des policiers procèdent à des interpellations lors d'une manifestation de lycéens à Paris, le 13 octobre 2026, dans le cadre d'une mobilisation nationale des lycéens. (Photo Dimitar Dilkoff / AFP)

1
Partager :

Insatisfaites de leurs échanges avec le ministre de l’Éducation nationale, les organisations lycéennes appellent à rejoindre la journée de contestation des gilets jaunes, samedi 17 octobre, au début des vacances scolaires. Malgré les avancées annoncées par le gouvernement, elles maintiennent leurs revendications sur Parcoursup, l’état des bâtiments scolaires et les emplois du temps.

Avant d'entamer deux semaines de vacances et alors que des appels au blocage ont encore été lancés vendredi pour perturber des établissements, les lycéens mobilisés ont la journée d'action de samedi en ligne, où les jeunes sont appelés à rejoindre la contestation des gilets jaunes.

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a de nouveau échangé avec les organisations lycéennes jeudi soir, pour la troisième fois depuis le début du mouvement.

Selon lui, des avancées ont été faites : "Une bonne partie du chemin a été fait pour entendre les revendications", a-t-il déclaré à la sortie. Il a notamment indiqué que les modifications qui seront apportées à Parcoursup fin octobre s'appliqueront aux élèves actuels de terminale.

"Nous avons quitté la réunion parce que nous n'étions pas écoutés; on nous annonce une nouvelle réunion lundi à laquelle nous ne nous rendrons pas", a déclaré à l'issue à des journalistes Marius Mesnil, de l'Union syndicale lycéenne, appelant à rejoindre le mouvement du 17 octobre.

"Même si les lycéens sont en vacances, (...) ce sera le moyen de recentrer nos dynamiques, nos revendications", a aussi estimé Lydia Hamadene, du même syndicat.

"On ne s'attendait à rien et on est quand même déçus", a indiqué de son côté Louis Letoublon, vice-président de l’organisation Les Lycéens ! "J'ai l'impression qu'il en a y en a pour tout le monde mais pas pour les lycéennes et les lycéens."

"La mobilisation ne s'arrêtera pas si on n'obtient pas des états généraux pour la refonte de Parcoursup et un plan national de bâti scolaire +ni frigo ni fournaise+", a enfin déclaré Nathanaël Combary, président du Renouveau lycéen et militant du parti Renaissance.

Les organisations espéraient des annonces concrètes sur les problèmes de bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps, qui sont au coeur de leur mécontentement.

Jeudi, la mobilisation s'est poursuivie un peu partout sur le territoire.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé la transformation du "mouvement lycéen" en "un mouvement de violences urbaines", qui fait "injure d'ailleurs aux lycéens".

Parti d'un établissement de banlieue parisienne le 17 septembre, le mouvement s'est propagé en France, soutenu par des organisations étudiantes et syndicales.

Seule réponse concrète apportée pour le moment par le gouvernement : un plan d'urgence de remplacement de professeurs absents, qui s'est traduit par l'affectation depuis vendredi de 2.000 remplaçants, sur les 3.000 promis, selon le ministère de l'Éducation nationale.

"Sur ces 3.000 personnes, (...) quasiment les deux tiers ont d'ores et déjà été affectés", a précisé jeudi Édouard Geffray.

Il a par ailleurs relevé que depuis le début de la mobilisation, 165 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés.