Culture
À Casablanca, l’art à l’écoute les Vibrations de ses mondes intérieurs
Présentée jusqu’au 24 janvier, "Vibrations intérieures" envisage la création comme une résonance entre le visible et l’invisible
À la galerie Living 4 ART, à Casablanca, l’exposition collective "21/Vibrations intérieures" invite le public à un voyage sensible au cœur de la création contemporaine. Réunissant vingt-et-un artistes, cette exposition propose une traversée des émotions, des mémoires et des élans intimes qui nourrissent l’acte artistique, dans une scénographie où chaque œuvre dialogue avec l’autre sans jamais perdre sa singularité.
Une exposition comme cartographie de l’intime
Présentée jusqu’au 24 janvier, "Vibrations intérieures" envisage la création comme une résonance entre le visible et l’invisible. Couleurs, matières, gestes et compositions deviennent les vecteurs d’univers personnels que les artistes partagent avec le regardeur. L’exposition se déploie comme un parcours contemplatif, invitant à la lenteur et à l’interprétation libre, loin des lectures imposées. Chaque œuvre affirme une voix singulière, tout en s’inscrivant dans une harmonie collective qui reflète la vitalité et la diversité de la scène artistique contemporaine marocaine.
Bouchra Zerrouq, l’équilibre en abstraction
Parmi les artistes exposés, Bouchra Zerrouq présente une nouvelle série abstraite intitulée "Harmonie". Composée de huit tableaux, cette œuvre est le fruit d’une introspection profonde, où se rencontrent mouvement et immobilité, rythme chromatique et sensibilité spirituelle. À travers des compositions épurées, l’artiste cherche à créer des espaces de calme et de respiration, propices à une rencontre silencieuse entre l’œuvre et le spectateur. Son travail se veut une invitation à l’apaisement et à la contemplation, dans une abstraction qui privilégie la sensation plutôt que le récit.
Fatima Zahra Haddoudi, la peinture comme refuge
Pour Fatima Zahra Haddoudi, la peinture est avant tout un refuge. Un lieu intérieur où l’esprit se délire des contraintes du quotidien pour accéder à des univers plus purs et raffinés. Le geste pictural devient alors un acte de libération et de ressourcement. Elle considère le pinceau et la couleur comme des outils de quête personnelle, mais aussi comme des sources d’énergie créative. Sa participation à l’exposition traduit cette relation intime à l’art, vécue non comme un loisir, mais comme une nécessité vitale.
Abdallah Moussali, la force de la lettre
Abdallah Moussali, quant à lui, affirme un attachement profond à la peinture, qu’il pratique comme un exercice quotidien. Son travail se concentre sur l’esthétique de la calligraphie arabe, envisagée comme une forme d’expression à la fois spirituelle et historique. À travers la lettre, il explore la force de l’âme et la résilience de la mémoire collective, inscrivant son œuvre dans une continuité où tradition et création contemporaine se rejoignent.