Culture
Berlin : 80 professionnels du cinéma ont critiqué dans une lettre ouverte le "silence" de la Berlinale sur la guerre à Gaza
Tilda Swinton, l’une des signataires de la lettre ouverte, avait déjà dénoncé « l'inacceptable complaisance de nos gouvernements avides » à l'occasion de la remise de son Ours d'or en 2025 .
La 76e édition de la Berlinale s’est achevée dans un climat de tension politique, marqué par des prises de position virulentes sur la guerre à Gaza. Entre départ remarqué d’un représentant du gouvernement allemand et lettre ouverte signée par plus de 80 professionnels du cinéma dénonçant le silence du festival, le rendez-vous berlinois s’est retrouvé au cœur d’un débat brûlant sur l’engagement artistique et la liberté d’expression.
Berlin, Allemagne - Le ministre allemand présent à la cérémonie de clôture de la Berlinale a quitté la salle quand un réalisateur primé a accusé l'Allemagne d'être "complice du génocide commis à Gaza par Israël".
Récompensé pour son film "Chronicles from the Siege", le réalisateur syro-palestinien Abdullah Al-Khatib a accusé le gouvernement allemand d'être "complice du génocide commis à Gaza par Israël".
- Carsten était "le seul représentant du gouvernement" présent, même si sa participation n'avait pas de caractère "officiel", précise le ministère à la demande de l'AFP.
Le festival a connu une 76e édition crispée, traversée par un débat sur le positionnement (géo)politique ou non des cinéastes, avec le conflit au Proche-Orient en toile de fond.
Plus de 80 professionnels du cinéma ont critiqué dans une lettre ouverte le "silence" de la Berlinale sur la guerre à Gaza, accusant le festival de censurer les artistes qui rejettent le génocide commis par Israël à Gaza.
Au début de la cérémonie, la directrice du festival, Tricia Tuttle, avait défendu que la Berlinale ne pouvait pas résoudre les conflits du monde, mais pouvait en revanche "créer un espace pour la complexité" et "l'écoute".