Culture
Cinéma : The Clown of Gaza en or, Maradona Sahara en bronze au FIFEJ de Sousse
Au cœur de Gaza assiégée, un clown de petite taille, Alaa Meqdad, alias Aloosh, brandit le rire comme un bouclier contre la destruction, se déplaçant parmi les décombres, tentant de protéger sa famille et de faire rire les enfants, dans une guerre sans pitié.
Le documentaire Maradona Sahara de la réalisatrice Amina Chady a remporté la Perle de bronze au Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse (FIFEJ) à Sousse. Une distinction qui confirme la présence du cinéma marocain dans un palmarès international marqué par la diversité et l’engagement.
Une reconnaissance pour le documentaire marocain
Présenté lors de la 15ᵉ édition du FIFEJ, “Maradona Sahara” s’est imposé parmi les œuvres documentaires en compétition, décrochant la Perle de bronze. Cette récompense vient saluer une création marocaine dans un festival dédié à la jeunesse et à la transmission de récits porteurs de sens.
Le Prix d’or a été attribué au documentaire palestinien “The Clown of Gaza”, réalisé par Abdulrahman Sabbah, tandis que la Perle d’argent est revenue au film congolais “Nyota, les enfants lumière”, signé Vanessa Kabwela et Idriss Gabel. Le jury a également distingué “Notre semence” du Tunisien Anis Lassoued par un prix spécial.
Des talents marocains également primés
Le Maroc s’est aussi illustré dans la compétition des jeunes cinéastes. Le court métrage “Investigation” de Marwan Chiguer a obtenu le troisième prix, mettant en avant une nouvelle génération de réalisateurs en pleine émergence.
Ces distinctions témoignent de la vitalité du cinéma marocain, tant chez les cinéastes confirmés que chez les jeunes talents, dans un contexte de plus en plus ouvert à l’international.
Un palmarès international et engagé
Dans la catégorie des longs métrages de fiction, le Grand Prix a été remporté par “Irkalla : le rêve de Gilgamesh” du réalisateur irakien Mohamed Jabarah Al-Daradji. Du côté des courts métrages, “Cache-cache” de Rami Abbas, coproduction entre la Palestine et l’Espagne, a décroché la plus haute distinction.
Les jurys, composés de professionnels venus de différents horizons, ont évalué des œuvres reflétant des réalités variées, confirmant la vocation du festival à promouvoir un cinéma engagé et multiculturel.
Un festival tourné vers la formation
Au-delà des récompenses, cette édition, ouverte le 6 avril, a accordé une place importante à la formation. La projection de films courts réalisés lors d’ateliers consacrés aux techniques cinématographiques a illustré l’engagement du festival en faveur des jeunes créateurs.
Le FIFEJ s’impose ainsi comme un espace de transmission et de dialogue, contribuant à l’émergence de nouvelles voix dans le paysage cinématographique international.