Kelâat M’Gouna au parfum de la rose

Kelâat M’Gouna au parfum de la rose

La gagnante du titre de Miss Roses mène traditionnellement le carnaval des roses, considéré comme l’un des moments les plus marquants du Salon international de la rose à parfum.

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La ville de Kelâat M’Gouna a accueilli le concours “Miss Rose 2026” dans le cadre de la 61e édition du Salon international de la rose à parfum au Maroc, organisée sous le thème de la contribution de cette filière au développement durable des zones oasiennes. L’événement a réuni producteurs, coopératives, opérateurs économiques et visiteurs autour de la valorisation de la rose damascena, symbole culturel, agricole et économique de la région.

Fatima Baouji a remporté le titre de “Miss Rose 2026”. Elle était accompagnée de ses deux dauphines, Khadija Ouhmid et Aziza Boudaoud.

Une célébration de la rose et du patrimoine local

Dans une vague de couleurs et un souffle des parfums de la Vallée des Roses, Kelâat M’Gouna a vécu vendredi au rythme du concours “Miss Rose”, l’un des rendez-vous les plus attendus du Salon international de la rose à parfum au Maroc.

Cette manifestation annuelle célèbre la rose damascena, culture emblématique de la région, mais aussi l’identité culturelle et artisanale de la Vallée des Roses. Les participantes ont défilé dans des tenues traditionnelles inspirées du patrimoine local, dans une ambiance festive mêlant musique, artisanat et traditions populaires.

Le festival attire chaque année des milliers de visiteurs venus découvrir les richesses naturelles et culturelles de cette région du sud-est marocain, réputée pour ses cultures de roses et ses produits dérivés.

Fatima Baouji couronnée Miss Rose 2026

Fatima Baouji a remporté le titre de “Miss Rose 2026”. Elle était accompagnée de ses deux dauphines, Khadija Ouhmid et Aziza Boudaoud.

Le jury a évalué les candidates selon plusieurs critères, notamment la présentation, les capacités de communication, la culture générale ainsi que la connaissance des techniques liées à la culture, à la cueillette et à la distillation de la rose à parfum.

Au-delà de son aspect festif, le concours conserve une forte dimension symbolique dans la région. La gagnante du titre mène traditionnellement le carnaval des roses, considéré comme l’un des moments les plus marquants du Salon international de la rose à parfum.

Une filière au cœur du développement durable

Placée sous le thème “La filière de la rose à parfum au cœur du développement durable des zones oasiennes”, cette 61e édition met l’accent sur les enjeux économiques et environnementaux liés à cette culture.

Le Salon constitue une plateforme de rencontre entre producteurs, coopératives, opérateurs économiques et institutions engagées dans le développement de la filière. Il offre également un espace destiné à promouvoir les savoir-faire locaux et les produits issus de la transformation de la rose.

Les visiteurs peuvent découvrir différentes productions dérivées, notamment les huiles essentielles, les produits cosmétiques et plusieurs produits du terroir élaborés à partir de la rose à parfum.

Une filière ancrée dans les oasis

La culture de la rose à parfum, ou rosa damascena, constitue l’une des activités agricoles emblématiques des zones oasiennes de Kelâat M’Gouna et du Dadès. La production annuelle moyenne est estimée à 3.700 tonnes et mobilise près de 6.000 agriculteurs répartis sur sept communes rurales.

Lors d’un colloque scientifique organisé à Kelâat M’Gouna, le responsable de la production agricole à l’ORMVA de Ouarzazate, Abdellah Abdellaoui, a indiqué que la campagne 2026 pourrait atteindre 5.000 tonnes.

Des contraintes persistantes

Malgré des conditions territoriales et climatiques favorables, la filière fait face à plusieurs difficultés. Les responsables évoquent notamment les effets des aléas climatiques, le maintien de techniques agricoles traditionnelles ainsi que l’instabilité des prix.

Des insuffisances dans les mécanismes de valorisation et de commercialisation continuent également de limiter le potentiel économique du secteur.

Des investissements engagés

Dans le cadre du Plan Maroc Vert entre 2011 et 2020, la culture de la rose à parfum a couvert une superficie de 950 hectares pour un investissement global de 52,4 millions de dirhams.

Les autorités agricoles rappellent que cette filière représente un levier économique et social important pour les populations locales des zones oasiennes.

La stratégie Génération Green 2020-2030 prévoit d’étendre les superficies cultivées et de porter la production annuelle à 6.000 tonnes.

Le plan vise aussi à valoriser 70 % de la production, moderniser les unités de transformation et doubler les exportations de dérivés de la rose à parfum pour atteindre 150 tonnes à l’horizon 2030.`

Un rendez-vous économique et culturel

Au-delà de son caractère festif, le Salon international de la rose à parfum joue un rôle important dans la promotion touristique et économique de la région de Tinghir.

Des espaces d’exposition, des rencontres professionnelles et des échanges entre acteurs du secteur sont organisés tout au long de la manifestation afin de soutenir la filière et renforcer sa visibilité.

Le Salon, qui se poursuit jusqu’au 10 mai, est organisé par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, en coordination avec la province de Tinghir et avec la participation de partenaires locaux, régionaux et internationaux.