Culture
Parution : un nouvel ouvrage consacré au grand érudit et jurisconsulte feu Driss Azzouzi
Publié sous la direction de Abdelhak Azzouzi, l’ouvrage de 275 pages réunit des témoignages et contributions de nombreux ouléma, penseurs, écrivains, ambassadeurs, hommes d’État, poètes et magistrats, du Maroc et d’ailleurs, en hommage à l’une des grandes figures érudites de la ville de Fès et de l’Université Al Quaraouiyine
« Le grand érudit et jurisconsulte Sidi driss Azzouzi, le fleuve éternel – Avis et témoignages » est le titre d’un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux éditions françaises L’Harmattan.
Publié sous la direction du Pr Abdelhak Azzouzi, président de la Chaire des Nations unies pour l’Alliance des civilisations et membre du conseil d’administration de l’Université Euromed de Fès, cet ouvrage de 275 pages réunit des témoignages et contributions de nombreux ouléma, penseurs, écrivains, ambassadeurs, hommes d’État, poètes et magistrats, du Maroc et d’ailleurs, en hommage à l’une des grandes figures érudites de la ville de Fès et de l’Université Al Quaraouiyine.
L’ouvrage met en lumière le parcours intellectuel et scientifique du défunt Driss Azzouzi, considéré comme l’un des grands ouléma d’Al Quaraouiyine, pionnier de la réforme et référence parmi les savants réformateurs et novateurs.
Dans la préface du livre, l’ancien conseiller et ministre Mohamed Kabbaj souligne que le défunt appartenait à cette génération d’ouléma ayant consacré leur vie à la formation des générations successives depuis l’aube de l’indépendance.
Selon lui, feu Driss Azzouzi dispensait chaque samedi ses cours à la mosquée Al Quaraouiyine et assurait également des conférences à la Faculté de la Charia relevant de cette prestigieuse université, institution historique ayant contribué, à travers les siècles, à la formation des ouléma et à la diffusion du savoir et du renouveau intellectuel au Maroc et dans le monde musulman.
Kabbaj ajoute que la publication de témoignages retraçant les qualités humaines, le parcours et les œuvres du défunt par d’éminents professeurs, ouléma et anciens étudiants devenus magistrats, universitaires ou responsables, constitue une initiative louable permettant de mettre en valeur une génération ayant rendu d’éminents services à la nation.
Il relève également que, parallèlement à la diversité de ses centres d’intérêt scientifiques, couronnés par de nombreux articles, recherches et ouvrages, feu Driss Azzouzi s’est intéressé au soufisme, à la terminologie du Hadith, aux sciences coraniques, à la théologie, notamment à travers ses ouvrages « Ouddat Al Mourid Assadiq » et « Al Fawaed Al Jamila Ala Al Ayat Al Jalila », préfacés par le regretté Abdelkébir Alaoui Mdaghri, ancien ministre des Habous et des Affaires islamiques, et publiés sur Hautes Instructions de feu SM le Roi Hassan II.
Selon lui, le regretté Driss Azzouzi entretenait une relation étroite avec les livres et les manuscrits. Savant érudit et homme de grande vertu, il a légué l’intégralité de sa bibliothèque à la bibliothèque de la Faculté de la Charia, convaincu que le progrès des nations repose avant tout sur le savoir et la connaissance.
Pour sa part, M. Abdelhak Azzouzi, enseignant-chercheur à la Faculté de droit de Fès, a indiqué que le défunt était l’un des grands ouléma d’Al Quaraouiyine, pionnier de la réforme et figure marquante de la pensée ouverte dans le monde contemporain.
Il a ajouté que le défunt, à la fois savant, éducateur et grand patriote, a exercé pendant plusieurs décennies en tant que prédicateur à la mosquée Al Quaraouiyine, considérée comme la plus ancienne université du monde, ainsi que dans plusieurs mosquées de Fès et d’autres villes du Royaume. Il a également donné des conférences dans plusieurs pays et œuvré dans le secteur de l’enseignement depuis l’indépendance du Maroc.
De son côté, le secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, Ahmed Abbadi, a affirmé que le défunt a porté, sans relâche durant toute sa vie, la responsabilité scientifique, académique et éducative, mettant son savoir, son expérience et son humanisme au service des enseignants, des étudiants et des administratifs.
Abbadi a souligné que le défunt se distinguait par son sérieux, sa noblesse de caractère, sa générosité, sa bonté, sa modestie et son intégrité morale, autant de qualités qui lui ont valu respect, estime et affection.
Le président de l’Université Al Quaraouiyine et ancien président de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Amal Jalal, a, quant à lui, indiqué que le parcours scientifique du défunt a été jalonné d’étapes continues dans l’acquisition et la transmission du savoir.
Il a rappelé que le défunt a servi l’Université Al Quaraouiyine pendant près de 30 ans avec dévouement et sincérité, fidèle à la vocation éducative et au rayonnement scientifique de cette institution séculaire.
Il a également affirmé que le regretté faisait partie des meilleurs enseignants ayant consacré leur vie à une noble mission éducative, dispensant à leurs étudiants des cours et conférences caractérisés par la rigueur, la clarté et la profondeur intellectuelle.
Les différents témoignages, notamment celui du Pr. Hassan Azzouzi, président du Conseil régional des ouléma de Fès-Meknès, convergent pour souligner que le défunt figure parmi les ouléma ayant voué leur existence à la formation des générations depuis l’indépendance, assumant sans relâche leurs responsabilités scientifiques, académiques et pédagogiques.
Les témoignages mettent également en avant le fait que feu Driss Azzouzi faisait partie des éminents ouléma d’Al Quaraouiyine et du Maroc ayant accompagné l’élan de l’indépendance et contribué à l’édification du Maroc moderne grâce à leur modération, leur vaste savoir et leur ouverture d’esprit.
Le défunt Driss Azzouzi était reconnu comme une référence en jurisprudence islamique, en exégèse, en Hadith et en langue arabe. Doté d’une vaste érudition, d’une intelligence remarquable et d’une grande maîtrise des sciences religieuses et linguistiques, il était réputé pour la finesse de son esprit, la profondeur de sa compréhension et sa capacité d’analyse.
Il avait mémorisé le Saint Coran dès son jeune âge avant d’étudier auprès des grands ouléma de la mosquée Al Quaraouiyine. Il a ensuite intégré Dar Al Hadith Al Hassania à Rabat, où il a obtenu son doctorat, avant d’enseigner pendant plusieurs décennies à la Faculté de la Charia de Fès en qualité de professeur de l’enseignement supérieur.
Cette publication constitue également une réflexion sur le rôle historique des savants marocains dans la construction du Maroc moderne, à travers la diffusion d’un savoir éclairé, d’une pensée équilibrée et d’une culture du vivre ensemble.
À travers cet ouvrage, c’est la mémoire d’un maître, d’un patriote et d’un humaniste qui est célébrée ; un homme qui considérait que la science ne prend tout son sens que dans le partage, la transmission et le service du bien commun.
Ont contribué à cet ouvrage plusieurs écrivains, savants, hommes d’État, poètes et ambassadeurs issus de nombreux pays, parmi lesquels : l’Ambassadeur Khalid Fath Al-Rahman du soudan ; le Pr. Abdul-Rahman Bin Abdallah Al-Zaid, le Docteur Yahya Mohammed ben Junaid Al-Saati et l’Ambassadeur Ziad ben Abdallah Al-Drees de l’Arabie Saoudite; le poète Khalil Ailabouni de la Palestine et des Émirats arabes unis; le Dr Khalifé Kazem du Liban ; Mme Hadhami Mahjoub de la Tunisie ; le poète Amadou Lamine Sall du Sénégal ; Monsieur Ahmed Iman et Dr. Hafida Loukili d’Égypte ; le Pr. Saïd Al-Raddadi Al-Hazmi de Malaisie ; le Pr. Al-Sadiq Ahmed Al-Othmani d’Amérique latine ; et parmi les noms ayant participé du Maroc, nous citons: M. Mohamed Kabbaj, ancien conseiller et ministre ; le Pr. Abdelhak Azzouzi, Président de la Chaire des Nations Unies pour l’Alliance des Civilisations ; le Pr. Hassan Azzouzi, Président du Conseil scientifique régional de la région Fès-Meknès ; le Pr. Mohamed Raougui, membre du Conseil supérieur des ouléma ; le Pr. Amal Jalal, Président de l’Université Al-Quaraouiyine, ancien wali de Sa Majesté le Roi pour la région Fès-Boulemane ; Pr. Rajaa Naji Mekkaoui, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès du Saint-Siège au Vatican ; Pr. Asmaâ Alaoui Taïb de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah ; Pr. Abderrahman Tenkoul, Doyen de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales à l’Université Euromed de Fès ; Pr. Mohamed Farissi, académicien et écrivain ; Pr. Abdelmalek Aouich, Doyen de la Faculté de la Charia de Fès ; Pr. Abdelilah Cherif Ben Arafa, vice-directeur général de l’ICESCO ; Pr. Abdelhay Ammour, parmi les érudits de l’Université Al Quaraouiyine, membre du Conseil supérieur des ouléma ; Pr. Mohamed Azzedine Al-Meyar Al-Idrissi, membre du Conseil supérieur des ouléma ; le Pr. Ali Sqalli et le Pr. Lahcen Zaher, anciens doyens de la Faculté de la Charia de Fès ; Pr. Mustapha Zemhni, Président du Conseil scientifique régional de la région Béni Mellal-Khénifra ; Pr. Khalid Sqalli, fils du défunt savant Mohamed ben Hammad Sqalli ; le Pr. Bouchaïb Ouabi, Professeur à la Faculté de la Charia de Fès ; le Pr. Abdessalam Figo, membre du Conseil supérieur des ouléma ; le Pr. Mohamed Soussi, écrivain et penseur dans le domaine de la pensée et de la civilisation islamiques ; le faqih Hassan Sadouki ; le poète Abdelkrim El Ouazzani ; le docteur Saïd Azarkan ; le Pr. Mohamed Zakaria Abou Dahab ; le Dr. Mohamed ben Idriss Benmoussa, ainsi que certains professeurs et magistrats qui ont été ses disciples parmi lesquels : le Pr. Tayeb Lemnouar, le Pr. Driss Jouilel, le Pr. Mohamed El Mehdi, le Pr. Mansour Ouragh, le Pr. Abderrahman Karami, le Pr. Ameur Lemzraâ, et bien d’autres, témoignant du rayonnement international de feu Driss Azzouzi et de l’estime unanime que lui portaient ses pairs.