Culture
Riad Sultan de Tanger célèbre la création contemporaine avec le Printemps du Jacaranda
Pensé comme un espace de convergence, le festival met en avant une programmation plurielle où se croisent théâtre, musique et propositions destinées au jeune public
Le Théâtre Riad Sultan de Tanger accueille, en avril 2026, la troisième édition du « Printemps du Jacaranda du Théâtre Méditerranéen », un rendez-vous désormais incontournable qui met en dialogue les cultures des deux rives de la Méditerranée. Entre théâtre, musique et actions pédagogiques, la manifestation propose une programmation éclectique tournée vers la création contemporaine, la transmission et l’ouverture interculturelle.
Un festival ancré dans le paysage culturel tangérois
À la faveur du printemps, le Théâtre Riad Sultan confirme son ambition de faire de Tanger un carrefour artistique méditerranéen. Avec cette troisième édition du « Printemps du Jacaranda », l’institution consolide un rendez-vous culturel qui s’inscrit progressivement dans le calendrier artistique national. L’événement se distingue par sa volonté de réunir des artistes de divers horizons et de favoriser les échanges entre disciplines et sensibilités.
Pensé comme un espace de convergence, le festival met en avant une programmation plurielle où se croisent théâtre, musique et propositions destinées au jeune public. Cette diversité reflète une ligne éditoriale claire : soutenir la vitalité de la création contemporaine tout en renforçant les passerelles entre cultures méditerranéennes.
Une ouverture sous le signe de l’expérimentation
Le coup d’envoi sera donné le 4 avril avec « Viens – Hier », une création de la troupe Les Étoiles du Détroit, mise en scène par Reda El Azami. Cette œuvre immersive explore, à travers une esthétique à la fois poétique et déroutante, la fragilité des relations humaines. Entre atmosphère surréaliste et narration fragmentée, le spectacle invite le public à une expérience sensorielle où l’émotion prime sur la linéarité du récit.
Dans un registre différent, le 8 avril sera consacré au jeune public avec « Notre avenir c’est notre valeur », porté par Idriss Karimi, connu sous le nom d’« Ammi Idriss ». Conçu comme un spectacle interactif, ce projet pédagogique aborde les notions de responsabilité, de respect et de citoyenneté à travers une approche ludique et participative, favorisant l’échange direct avec les enfants.
La musique, entre héritage et innovation
La programmation musicale occupe une place centrale dans cette édition. Le 10 avril, la chanteuse Samia Ahmed proposera Fayrouziyad, un hommage à Fairuz et Ziad Rahbani. Cette soirée se présente comme une traversée sensible de l’univers de ces deux figures majeures de la musique arabe, dont l’influence continue de nourrir les créations contemporaines.
Le 17 avril, le musicien et compositeur marocain Fattah Ngadi offrira une performance expérimentale accompagnée de son ensemble. Soutenue par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, cette création explore de nouvelles formes sonores à la croisée des traditions et des influences internationales, illustrant la richesse et la diversité des expressions musicales actuelles.
Le 24 avril, en partenariat avec l’Institut Cervantes de Tanger, le duo Juan Hedo et Adolfo Díaz présentera « Chansons d’aujourd’hui et de toujours ». Ce concert propose un dialogue musical entre les répertoires méditerranéens et latino-américains, mêlant traditions populaires et créations contemporaines dans une approche ouverte et transfrontalière.
Clôture théâtrale et immersion dramatique
Le festival s’achèvera le 30 avril avec « Feu tiède », une création mise en scène par Hicham Ibn Abdelouhab. Portée par Fatima Zahra Sghiyar, Mariem Jebbour et Mustapha Stitou, la pièce se déroule dans une auberge isolée où l’atmosphère bascule progressivement vers une tension dramatique. À travers un huis clos chargé d’ambiguïté, le spectacle interroge la nature des relations humaines et la frontière entre accueil et méfiance.
Transmission et formation au cœur du projet
Au-delà des spectacles, le Théâtre Riad Sultan poursuit son engagement en faveur de la transmission artistique. Les 23 et 24 avril, un atelier intitulé « De l’écriture à l’écran » sera organisé dans le cadre du Festival international du film de Cap Spartel, sous la direction du réalisateur Hassan Legzouli. Destiné aux enfants comme aux adultes, cet espace de formation vise à initier les participants aux processus de création audiovisuelle, de l’écriture scénaristique à la mise en image.