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Affaire des hooligans sénégalais : le parquet de Rabat réfute toute grève de la faim
Le personnel de sécurité tente de bloquer des hooligans sénégalais suite à une décision de penalty contre le Sénégal lors de la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) entre le Sénégal et le Maroc au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le 18 janvier 2026. (Photo de Franck FIFE / AFP)
Le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat a fermement démenti les informations faisant état d’une grève de la faim menée par des détenus sénégalais impliqués dans les incidents de hooliganisme lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Selon le parquet, ces allégations, véhiculées par une agence de presse (AFP NDLR), reposent sur des données inexactes relayées par leur défense et viseraient à influencer le cours de la procédure judiciaire.
Une information jugée infondée
Dans un communiqué officiel, le ministère public affirme que les détenus concernés bénéficient normalement des repas fournis par l’établissement pénitentiaire, ce qui contredit directement l’idée d’un mouvement de grève de la faim. Le parquet estime que les éléments avancés par la défense sont erronés et participent d’une stratégie destinée à peser sur le traitement judiciaire de l’affaire.
La dépêche incriminée évoquait également un supposé retard dans l’examen du dossier et l’absence d’interprète lors des auditions. Des affirmations qualifiées de contre-vérités par le procureur du Roi.
Des reports à la demande des prévenus
Le calendrier judiciaire retracé par le parquet indique que l’affaire a été inscrite une première fois à l’audience du 22 janvier 2026, puis reportée au 29 janvier à la demande des prévenus afin de préparer leur défense. Lors de cette audience, ils ont insisté pour être assistés par un avocat, ce qui a entraîné un nouveau renvoi au 5 février.
À cette date, un avocat inscrit au barreau de France s’est présenté sans correspondant local, conduisant le tribunal à ajourner de nouveau l’affaire au 12 février. Selon le ministère public, ces reports successifs ont donc été décidés à la requête des accusés eux-mêmes.
Le communiqué précise par ailleurs que l’avocat a communiqué directement avec ses clients en français et les a informés de la nouvelle date d’audience conformément à leur demande.
La question de la traduction clarifiée
Concernant l’absence supposée d’interprète, le parquet indique que toutes les audiences se sont déroulées en présence d’un interprète assermenté chargé de traduire intégralement les échanges en français, langue comprise par l’ensemble des détenus.
Quant aux auditions menées par la police judiciaire, le ministère public rappelle que la loi n’impose pas le recours à un interprète lorsque l’officier chargé du procès-verbal maîtrise la langue de la personne entendue. Les procès-verbaux mentionnent d’ailleurs que leur contenu a été lu et traduit aux intéressés conformément aux dispositions légales.
Le parquet conclut ainsi que les informations diffusées reposent sur des affirmations inexactes et réaffirme le respect des garanties procédurales dans le traitement de cette affaire.