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Asilah : Après le dôme al Qamra, une sculpture vandalisée au jardin de la bibliothèque Prince Bandar
L’œuvre avant endommagée est de la main de l’artiste bahreïni Khalil Al Hachemi au cours de l’été 2014, lors de la 36e édition du Moussem culturel international d’Asilah. La répétition de ces actes, depuis la disparition de l’ancien maire Mohammed Benaïssa, alimente un sentiment d’inquiétude parmi les habitants
Une sculpture réalisée en 2014 par l’artiste bahreïni Khalil Al Hachemi, installée dans le jardin de la bibliothèque Prince Bandar ben Sultan ben Abdelaziz à Asilah, a récemment été vandalisée dans des circonstances non élucidées. Cet incident intervient après d’autres atteintes au patrimoine local et relance les interrogations sur la protection des œuvres artistiques et des sites historiques de la ville.

L’œuvre endommagée
Une œuvre issue du Moussem culturel d’Asilah
L’œuvre endommagée remonte à l’été 2014, lors de la 36e édition du Moussem culturel international d’Asilah, organisée cette année-là avec le Bahreïn comme invité d’honneur. Réalisée par l’artiste bahreïni Khalil Al Hachemi, la sculpture faisait partie des contributions artistiques installées dans l’espace public, notamment dans le jardin de la bibliothèque Prince Bandar ben Sultan ben Abdelaziz. Le vandalisme dont elle a fait l’objet reste, à ce jour, sans auteur identifié.
Cet acte intervient quelques semaines après le vol des plaques de cuivre recouvrant le dôme de la tour portugaise historique Al Qamra. Ces incidents successifs suscitent l’inquiétude des habitants, qui s’interrogent sur leur origine : actes isolés ou comportements récurrents liés à un manque de surveillance. Des épisodes récents, comme la dégradation de la pelouse du jardin par des jeunes jouant au football, avaient déjà nécessité l’intervention des responsables de la bibliothèque.
Des interrogations sur la protection des œuvres
Le fait que la sculpture vandalisée se situe à proximité immédiate du siège de la pachalik de la ville accentue les interrogations sur les dispositifs de protection. Plus largement, ces événements posent la question du devenir des nombreuses sculptures et fresques murales qui jalonnent Asilah, fruit d’une expérience artistique entamée il y a près d’un demi-siècle. Des critiques émergent également après la réalisation récente d’une fresque par un artiste étranger sans encadrement apparent des autorités locales.
La répétition de ces actes, depuis la disparition de l’ancien maire Mohammed Benaïssa, alimente un sentiment d’inquiétude parmi les habitants. Entre insuffisance de mesures dissuasives et recul du sens civique, la ville semble exposée à une dégradation progressive de son patrimoine. La situation relance une question centrale : qui veille sur la mémoire culturelle d’Asilah et sur la préservation de son identité artistique ?