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Un drame récurrent : 4 morts et 6 blessés après l’effondrement d’un immeuble
L’habitation effondrée, un immeuble résidentiel composé de quatre étages, s’est écroulée dans des circonstances qui demeurent encore indéterminées
L’effondrement jeudi matin d’une habitation résidentielle de quatre étages dans le quartier Jnane El Ouard à Fès a fait quatre morts et six blessés, selon un premier bilan communiqué par les autorités locales. Les opérations de secours se poursuivent pour rechercher d’éventuelles victimes sous les décombres, tandis qu’une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes de l’incident.
Un drame au cœur du quartier Jnane El Ouard
La ville de Fès a été secouée jeudi matin par l’effondrement d’une habitation résidentielle située dans le quartier Jnane El Ouard, plus précisément dans la zone de Jnane Aïn Nokbi. Selon un premier bilan communiqué par les autorités locales relevant de la préfecture de Fès, le drame a coûté la vie à quatre personnes, tandis que six autres ont été blessées à des degrés divers.
L’habitation effondrée, un immeuble résidentiel composé de quatre étages, s’est écroulée dans des circonstances qui demeurent encore indéterminées. Le sinistre a provoqué un important mouvement de panique parmi les habitants du quartier, dans une zone caractérisée par une forte densité résidentielle et la proximité des habitations.
Les premières interventions ont consisté à dégager les accès, évacuer les victimes et mettre en place un dispositif de sécurité autour du bâtiment effondré afin d’éviter tout risque supplémentaire pour les habitants du voisinage.
Une mobilisation des secours pour retrouver d’éventuelles victimes
Selon les autorités locales, plusieurs mesures préventives ont été prises dans l’urgence. Elles concernent notamment la sécurisation de la zone touchée, l’évacuation des résidents des maisons voisines et l’évaluation des risques liés à d’éventuels effondrements supplémentaires.
Les blessés ont été transférés vers le Centre hospitalier universitaire de Fès pour recevoir les soins nécessaires. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué à ce stade concernant l’état de santé des victimes hospitalisées.
La situation a mobilisé plusieurs services intervenant dans la gestion des catastrophes urbaines, notamment les autorités administratives, les forces de sécurité, les services sanitaires et les équipes spécialisées dans les opérations de sauvetage.
Sur place, les opérations de déblaiement se poursuivent dans des conditions délicates en raison de l’ampleur des dégâts et de l’état des structures environnantes. Les autorités cherchent également à prévenir tout mouvement de foule susceptible de compliquer le travail des secouristes.
Les questions de sécurité des bâtiments remises au centre des préoccupations
Au-delà du bilan humain, ce nouvel effondrement remet en lumière les problématiques liées à l’état de certains bâtiments anciens dans plusieurs quartiers urbains marocains. En septembre 2024, on a dénombré dix morts et sept blessés dans l’effondrement d’un immeuble dans le quartier Hay Al Hassani, à Fès où de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur.
Début décembre, 22 personnes avaient été tuées dans l'effondrement de deux immeubles mitoyens déjà à Fès, le pire accident de ce type ces dernières années dans le pays.
Toujours à Fès, neuf personnes avaient péri en mai 2025 dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation. En février 2024, cinq personnes étaient aussi mortes dans l'effondrement d'une maison dans la vieille ville.
En 2016, immeuble de trois étages, situé précisément au quartier Ain Noqbi à Fès, s'est effondré sans faire heureusement de victimes.
À Fès, comme dans d’autres grandes villes du Royaume, certaines habitations anciennes présentent des signes de fragilité structurelle liés au vieillissement des constructions, au manque d’entretien ou à la densité urbaine, d’autres ont été construite sans respect des normes.
Les autorités locales procèdent régulièrement à des opérations de recensement des bâtiments menaçant ruine, particulièrement dans les quartiers anciens ou populaires où plusieurs constructions datent de plusieurs décennies.
Les incidents de ce type ravivent les interrogations autour des dispositifs de prévention, des mécanismes de contrôle technique des habitations et des procédures d’évacuation des immeubles considérés à risque.
Dans le cas de l’immeuble effondré à Jnane Aïn Nokbi, aucune information officielle n’a encore été communiquée concernant son état avant le drame ni sur l’existence éventuelle de signalements antérieurs.
Les habitants des quartiers voisins demeurent dans l’attente de nouvelles informations concernant l’évolution des opérations de secours et les éventuelles mesures de relogement ou de sécurisation qui pourraient être décidées.
Les autorités compétentes ont annoncé l’ouverture d’une enquête sous la supervision du parquet afin de déterminer les circonstances exactes et les causes de l’effondrement.
Les investigations devront notamment établir les conditions structurelles du bâtiment, les éventuels facteurs ayant contribué à son affaissement ainsi que les responsabilités possibles.