L’Algérie de nouveau épinglée par les Nations Unies sur les violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf

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Violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf

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Le Groupe de travail sur la détention arbitraire, un mécanisme créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, vient d’établir de manière formelle que conformément aux dispositions du droit international des droits de l’homme, l’Algérie est juridiquement responsable des violations des droits de l’homme commises dans les camps de Tindouf.

Ce verdict sans appel a été annoncé par ce mécanisme onusien au terme de l’examen de la plainte d’un sahraoui rescapé du calvaire des camps de Tindouf, en l’occurrence M. El Fadel Breica qui a été enlevé et détenu au secret dans les infâmes geôles polisariennes de Dhaybiya et Errachid à Tindouf où il a été séquestré, frappé et torturé. 

Rappelant que l’Algérie est coupable d’avoir violé les dispositions du Pacte international sur les droits civils et politiques en transférant ses compétences territoriales et juridictionnelles à la milice du polisario, le Groupe de travail a conclu à la violation des droits de la victime et demandé aux autorités algériennes de lui accorder réparation. Il a par ailleurs décidé de transférer ce cas à d’autres mécanismes onusien notamment celui en charge de la lutte contre la torture.  

Cette condamnation de l’Algérie indique aux sahraouis victimes des violations des droits de l’homme à Tindouf une perspective pour amener le régime militaire algérien à répondre des crimes et abus commis directement par les membres de ses services de sécurité tout comme ceux commis par ses sbires de la milice polisarienne durant les quatre dernières décennies. Il met à nu le double jeu de l’Algérie qui n’hésite pas à perpétrer de graves violations des droits des populations séquestrées à Tindouf tout en clamant haut et fort par voie de son discours et ses relais de propagande la défense de ces populations séquestrées dans les camps de l’infamie et de la désolation.